Critique #220 – Mercy Thompson T1: L’Appel de la lune par Patricia Briggs, Sauvages T2: La Cité des loups de Maria Vale

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Patricia Briggs est une auteure des plus prolifiques et connues dans le genre de la BitLit. Décriée, souvent, par son manque d’originalité, le genre arrive à proposer de bien beaux récits, avec ou sans romance. La saga Mercy Thompson arrive, encore aujourd’hui, à conquérir de nouveaux lecteurs à travers le monde. Puis, la petite saga Sauvages aura de quoi vous faire passer un bon moment. 

 


Disponible aux éditions MILADY dans la collection Bit-Lit ou sur Amazon au prix de 8.90 € | Également disponible au format numérique


Patricia Briggs est l’une des auteures américaines la plus prolifique en ce qui concernant la bit-lit et ses dérivés. La saga Mercy Thompson a débuté en 2006 pour la VO, et en 2008 aux éditions Milady, pour la VF. Douze tomes plus tard, la série réussit non seulement à garder son public mais aussi à faire de l’oeil à de petits nouveaux. Pour cette année, les éditions Milady ont décidé de redonner une santé à la série en changeant complètement le design de la précédente édition. Et qu’est-ce que c’est beau ! De plus la suite devrait également connaître le même chamboulement. On apprécie l’impression de relief autour du titre, sa couleur argentée et ce magnifique attrape-rêve. En tout cas, moi je suis complètement. Bravo à Fabrice Borio et à l’équipe. Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance de Mercy, une mécanicienne qui n’a pas froid aux yeux et que rien (ou presque) ne semble impressionner. Son caractère et sa présence sont dues à ses origines. Fille d’un Indien Blackfoot, elle est l’incarnation même des mythes amérindiens lui donnant la capacité de se changer en coyote. Abandonnée par les loups, et à la suite d’un meurtre et d’une disparition dans sa petite ville, Mercy va devoir affronter son passé dans les montagnes du Montana. Cette saga Bit-Lit m’a fait les yeux doux à plusieurs reprises. Mais n’étant pas forcément une adepte des séries longues ou même de la Bit-Lit en général, je dois avouer que la couverture a eu le don de me donner une sacrée envie de la découvrir. À ma grande surprise, rien qu’avec ce tome 1 j’ai pu comprendre pourquoi la série fonctionnait toujours autant. Le personnage de Mercy est assez atypique même si elle possède pas mal de caractéristiques de la femme forte que l’on retrouve de plus en plus dans les romans. Intelligente, débrouillarde, elle a tout pour que l’on s’attache à elle. L’ambiance et l’entourage de la jeune fille sont installés dans la magie. Vampire, loup-garou, Fae, etc. Un univers d’Urban Fantasy qui n’est peut-être pas nouveau, mais qui est très bien traité dans son ensemble. C’est agréable et on passe un très bon moment avec Mercy et sa petite bande…enfin les autres quoi ! Les rebondissements sont nombreux mais pas exagérés pour autant. L’auteure arrive à garder un juste milieu qui permet de garder le lecteur attentif. Enquête en toile de fond, romance classique mais pas ennuyante, non vraiment c’est cohérent. La plume de Patricia Briggs n’y ait pas pour rien. Que ce soit ici ou dans ses autres sagas (Sianim, Corbeaux, etc ), cette américaine connaît bien toutes les bases et les ficelles du genre, mais arrive tout de même à donner un peu de fraîcheur à l’ensemble. En conclusion, L’Appel de la lune a été une bonne découverte. Bit-Lit aux accents d’Urban Fantasy bien amenée, avec un personnage féminin fort hyper attachant et qui n’a peur de rien. Et certainement pas de la gent masculine dominée par leurs hormones. Un bon moment de lecture fait d’action et d’humour.

Humains, loups-garous ou, apparemment, vampires, ils sont tous pareils : mettez-en plus de trois au même endroit, et les luttes de pouvoir commencent.

15 sur 20

 

 

Disponible aux éditions MILADY dans la collection BitLit ou sur Amazon au prix de 8.20 € | Également disponible au format numérique | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1

Après un tome 1 globalement satisfaisant, et malgré le manque d’action dans sa première partie, l’action arrivait enfin pour nous donner une fin intéressante. Elijah est un homme qui possède ce que tout être de la même espèce souhaiterait avoir. Richesse, appartement de luxe à New York, femmes superbes qui tombent à ses pieds… Pourtant il n’a que faire de cette vie. Sous cette apparence humaine bouille le sang d’un alpha passionné, dont la liberté animale n’a de cesse de l’appeler. Dans ce monde d’artifices, Thea semble être la seule à l’avoir compris. Pourra-t-elle libérer le loup en lui, ou finira-t-elle comme le doux agneau ? Ce tome 2 reprend le même schéma, avec personnage masculin se cherchant une voie différente de celle sur laquelle il se trouve. Il est compliqué de s’attacher totalement à lui tant son comportement, parfois un peu gamin, peut nous taper sur les nerfs. Toutefois, ce n’est pas un de ces personnages principaux qu’on ne peut blairer du début à la fin. Encore heureux ! S’il est un véritable idiot avec les femmes, ce n’est que lorsqu’il rencontre celle qui le fait vibrer qu’il devient plus agréable à nos yeux. Face à lui nous avons une femme naturelle et fière de qui elle est. Thea ne se cache pas derrière des tonnes d’artifices, elle est réfléchie et mature. Son tempérament de femme libre est très inspirant. La romance entre les deux personnages est ce qui prend le plus de place dans la narration. Le rythme n’est pas foufou, mais ça se laisse lire. La plume de l’auteure reste fluide, et même si on peut sentir que c’est un tome de transition sur certains points, la lecture s’avère plaisante. Il est toutefois regrettable de ne pas avoir le point de vue de Thea dans cette histoire, cela aurait réellement donné une narration plus dynamique et profonde. En conclusion, un tome dont le manque de rythme peut faire défaut, ici et là. Toutefois, le personnage de Théa arrive à nous faire apprécier notre lecture. Il est simplement dommage de ne pas avoir eu le droit à son point de vue.

Pourquoi est-ce que ces humains te préoccupent autant ? lance-t-elle sur un ton cassant. Ce ne sont que d’agaçantes petites mouches, dont la saison sera bientôt passée. Cette terre leur survivra. Il le faut. Toi, tu es différent. Tu es sauvage, lié à cette terre en un organisme éternel.

Copie de lire en bulles

4 réflexions sur “Critique #220 – Mercy Thompson T1: L’Appel de la lune par Patricia Briggs, Sauvages T2: La Cité des loups de Maria Vale

  1. J’ai le tome 1 de Mercy Tompson dans ma PAL depuis des années… il faudrait que je me lance. Je me souviens avoir bien aimé les premiers tomes de La confrérie de la dague noire et de Minuit aussi en bit lit.

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  2. Contente que tu aies enfin découvert Mercy. J’aime beaucoup cette saga depuis ses débuts et alors que j’ai peu à peu perdu intérêt pour la bit-lit, je continue à en acheter les tomes à chaque sortie (même si j’ai quelques retards de lecture ><)…

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  3. Mercy Thompson est une bonne série bit-lit, Patricia Briggs en a fait une héroïne bit-lit vraiment différente. Sauvages, l’autre série dont tu parles, j’ai encore le tome 1 dans ma PAL donc j’ai lu ton article en diagonale, mais c’est une série dont les critiques sont assez divisées.
    Très belle cette nouvelle couverture des Mercy !

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