Critique comics #052 – Heartstopper tome 1

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Ne jamais juger un livre à sa couverture. Une expression bien connue que l’on peut facilement accorder aux gens, à la nourriture, aux vêtements, à la musique, lâpprence, etc… Mais la société de nos jours est si difficile, et cela depuis des années et des années, que l’on se retrouve parfois à devoir se coller une étiquette pour mieux être accepté ou (malheureusement) exclu par nos pairs. Dans Heartstooper, nous suivons principalement deux adolescents qui se découvre durant leurs années lycée. Une amitié naissante qui va aller au-delà de tout.. pour le meilleur ?

 

Disponible sur le site de Hachette Romans ou sur Amazon au prix de 12.90 € | Également disponible au format numérique 

SP

Je remercie les éditions Hachette Romans et l’équipe de Babelio pour cette découverte lors de l’opération Masse Critique


Alice Oseman est une auteure, illustratrice et scénariste britannique. Niveaux romans elle est plus centré dans le Young Adult. C’est à l’âge de seulement 17 ans qu’elle décroche son premier contrat d’édition pour L’Année solitaire (Solitaire en VO). Deux ebooks basés sur des personnages de ce premier roman paraîtront l’année suivante, en 2016. Par la suite elle sort Radio Silence qui aborde des thèmes importants comme la pression académique, les relations et les identités LGBT+. Saluée par la critique, elle continue d’offrir aux lecteurs ses œuvres, I Was Born For This (2018), puis l’année d’après débute Heartstopper, un roman graphique qui compte actuellement 3 tomes. Elle est la détentrice d’un Inky Awards pour Radio Silence et d’United by Pop Awards pour I Was Born For This. Pour en savoir plus sur Heartsopper, rendez-vous sur le Tumblr créé par l’autrice, en cliquant ici.

Des romans graphiques, j’ai l’habitude d’en lire. Des LGBT+, aussi. Mais ceux dont la lecture est un peu plus destinée au public Young Adult, un peu moins. Pourtant Heartsopper, après lecture, est un roman graphique qui s’adresse aussi bien aux jeunes comme aux adultes. Parents, adolescents, pré-adolescents, grands-parents, en couple, célibataire, hétéro, bi, gay… Heartstopper s’adresse à tout le monde. Que vous soyez habitué au format  »comics » ou non, cela n’a pas d’importance, puisque qu’après seulement quelques pages vous êtes totalement embarqué dans l’histoire. Deux adolescents, bien différents mais qui vont se retrouver malgré tout. Charlie est un musicien solitaire qui a vu son homosexualité révélé à toute l’école. Après avoir été harcelé qui tente de retrouver un quotidien plus calme. Nick est un joueur de rugby, souriant qui est bien loin des clichés. Si dans les apparences et les étiquettes que la société s’efforce à donner, ils n’ont rien en commun, une véritable complicité construite dans le temps va se forger. Serait-ce un coup de foudre amical… ou amoureux ?

Ce premier tome de Heartstopper a été une très belle découverte. Alice Oseman écrit le jour à jour de deux adolescents britanniques confrontés à la société actuelle. Qu’elle soit peuplée de bonne ou de mauvaises personnes, il y a réellement de tout autour de Nick et Charlie. Au fil des pages, et des saisons, on apprend à les connaître et on s’attache réellement à eux. Nous éprouvons une tendre affection pour le timide Charlie aux cheveux en bataille et le souriant Nick qu’on a envie de prendre dans nos bras tellement c’est un nounours affectueux. La sincérité de la plume de Alice Oseman se ressent facilement à la lecture, et peu importe que ce ne soit qu’à travers des bulles. Il n’y a clairement pas besoin d’avoir des lignes de texte sur 200 pages pour que l’on devine le talent d’écriture de quelqu’un. Les personnages principaux ne sont pas les seuls à bénéficier d’un bon traitement. Les personnages secondaires aussi, et j’ai eu une tendresse particulière pour la mère de Nick. Certains auront le rôle de  »méchants » et d’autres de  »gentils », un peu comme dans la vraie vie. L’ignorance des premiers est ce qui nous les rend peu agréables ou mauvais. Mais il serait intéressant d’imaginer qu’elle vie et éducations ils ont eux pour qu’ils en viennent à penser que la sexualité ou les choix de vie d’un inconnu puissent être une chose aussi horrible pour eux, alors que cela n’a réellement aucun impact sur leur vie.

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Le dessin d’Alice Oseman paraît assez simple au premier abord, pourtant il y a un vrai style qui s’en dégage. On est loin de Jim Lee de chez DC Comics ou de Naoki URASAWA pour les mangas, mais on a tout de même un rendu de qualité. Pour les plus récalcitrants au trait d’Oseman, il serait tout de même judicieux de lire un ou deux chapitres pour voir si au final le dessin ne finit par grandir en vous. La mise en page est classique et épurée, avec une mise en avant différente lors des moments où les émotions vécues par les personnages sont plus fortes, ou uniques. C’est doux, maladroit mais vraiment précis dans ce l’ensemble dégage.

En conclusion, Heartstopper est une lecture qui se doit d’être lue par tous. Du pré-ado au papy, de la mère de famille à la brute de l’école, ce roman graphique est d’une véritable utilité publique. Charlie et Nick sont deux adolescents qui ont encore tout à apprendre et à découvrir, aussi bien autour d’eux qu’à leur propos. Mais au fond, ils sont aussi là pour nous donner une leçon de vie que Alice Oseman écrit avec coeur et réalisme. À découvrir!

17/20

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