Critique #222 – New Victoria tome 1 et 2

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New Victoria, duologie à l’ère victorienne qui se permet de mélanger plusieurs genres avec des personnages forts et sympathiques. Une histoire qui nous transporte dans un autre monde grâce à la plume de son auteure, Lia Habel. 

 

Disponible aux éditions Bragelonne dans la collection Steampunk ou sur Amazon au prix de 7.90 € | Également disponible au format numérique

Merci à Stéphanie des éditions Bragelonne pour ces lectures


Lia Habel est une autrice américaine de romans pour jeunes adultes. Née dans l’état de New York, elle a étudié la littérature à l’Université de Buffalo. Sa duologie New Victoria est parue en 2011, avec une traduction française aux éditions Castelmore l’année suivante. En 2014, elle se lance dans une nouvelle série ayant pour nom A Book of All Hollows. La version poche de New Victoria est disponible depuis février dernier aux éditions Bragelonne dans la collection Steampunk.

Il y a 15 ans, la vie sur la Terre fut drastiquement changée après la disparition de nations entières. Ceux qui ont réussi à survivre se sont rassemblé en deux groupes : les Punks et les Néo-Victoriens. Si ces derniers possèdent une technologie plus avancée que les premiers, leur utopie de vie s’avère être celle d’un autre temps. Les Néo-Victoriens ont adopté le modèle de l’époque victorienne d’Angleterre. C’est en son sein qu’a grandi Nora. Un quotidien qu’elle connaît bien et qui va subitement changer à la mort de son père, et à la suite de son enlèvement par des morts-vivants.

En fait, lorsque nos mères nous avaient présentées l’une à l’autre, j’avais choisi de la saluer en lui arrachant une poignée de cheveux pour m’assurer qu’ils étaient bien réels. Elle m’avait répondu en me frappant violemment le nez du poing.
Bref, nous nous étions aimées au premier coup d’oeil.

Dans ce récit, le lecteur doit avoir à l’esprit qu’il va voir défiler tous les genres de la littérature. Plume légère mais mature, passages horrifiques, moments de comédiesLia Habel réunit un ensemble d’éléments qui, contre toute attente, vont bien ensemble. L’univers décalé de l’ère victorienne se retrouve mélangé à une sorte de récit science-fiction, notamment avec l’utilisation de technologie beaucoup plus puissante que ce qui se passe dans la vraie ère victorienne. À la lecture cela se révèle surprenant, mais délicieusement amusant et intéressant. Lia Habel arrive à faire de son monde quelque chose de cohérent et de très riche. Les deux personnages principaux, Bram et Nora, sont très différents. Déjà, le premier est un zombie et la seconde, non. Leur lien et romance peuvent rappeler celui de Bella et Edward, ou autres amour contrarié de la lecture. Il n’a pas été compliqué pour moi d’imaginer New Victoria comme étant le petit-fils de Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel et le Vivants de Isaac Marion. Bram est un garçon avec de nombreuses qualités et dont le principal défaut réside dans le fait qu’il soit mort. Nora n’est pas la petite fille modèle que l’exige la société dans laquelle elle a grandi. Savoir faire ses propres choix et se distinguer de la pensée sociétale inculquée depuis son enfance sont des thèmes que Lia Habel maîtrise dans le récit. En dehors de ces deux personnages, les secondaires sont tout aussi intéressants, et l’auteur prend le temps de les faire participer comme dans un roman choral. La narration multiple permet d’élargir encore plus l’univers créé par l’auteure. Cependant, on peut parfois être légèrement perdue. Dans le deuxième et dernier tome, l’action est présente, voir un peu amoindri, mais reste tout de même appréciable. Le seul petit bémol réside dans le fait que l’on a un peu plus de mal à rentrer dans le récit. Il y a beaucoup de longueurs, mais on s’accroche avec détermination. Nora réagie, par moment, de manière complètement disproportionnée, la rendant fatigante. Néanmoins, on apprécie toujours autant l’univers et la plume de Lia Habel.

En conclusion, une duologie dont l’imaginaire développé par l’auteure séduit, et partant sur des bases solides. Un très bon tome 1 qui peut se suffire en lui-même malgré le cliffhanger de fin. Surtout quand on sait que le second tome est vraiment différent dans sa narration tant elle est lente. Est-ce que je recommande tout de même la lecture de New Victoria ? Oui. Copie de lire en bulles

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Une réflexion sur “Critique #222 – New Victoria tome 1 et 2

  1. Booon je vais peut-être lire la suite!! J’avais adoré le tome 1 puis je pensais que c’était une trilogie en fait et que le tome 3 n’avait jamais été traduit (et comme tu dis la fin du tome 1 me convenait bien finalement)!! Mais si c’est une duologie alors pourquoi pas!

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