Critique #223 – Black Wings tome 4 et 5 de Christina Henry, Hybrides tome 7 et 8 de Laurann Dohner

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Le Urban Fantasy rencontre le Bit Lit. Deux genres qui possèdent un large public très actif. Depuis son premier tome, Black Wings s’évertue à nous offrir un personnage féminin avec une puissance de leader. L’humour et l’univers qui l’entourent continue de faire mouche pour le plus grand plaisir de son lectorat. De son côté, Hybrides se perd un peu dans une routine trop linéaire qui laisse un peu le lecteur sur sa fin. 

 


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Dans les grandes lignes, ce quatrième tome de Black Wings répond à nos attentes malgré une certaine frustration sur certains points. Les enjeux sont nombreux, difficiles, mais parfois les choses s’enchaînent tellement vites que l’on a à peine le temps de les assimiler. Le rythme n’est pas ce qui cloche, mais plutôt la direction que prend l’autrice. Impossible de dire où elle nous emmène. À chaque fois que l’on pense comprendre, Christina Henry nous balance un autre élément en plein dans la figure. La narration est fluide, et l’ambiance devient un peu plus sombre. Chose qui n’est pas pour me déplaire, hein. La romance est toujours bien présente mais très tumultueuse. Les sentiments sont forts mais confus pour Maddy. Et ce n’est certainement pas Nathaniel. qui va faciliter les choses. Argh, un personnage qui ne cesse de brouiller les pistes autour de lui concernant sa personnalité et ses véritables intentions. L’évolution des personnages se fait bien sentir, notamment pour Maddy qui n’est plus réticente à l’idée de franchir quelques limites. Elle ressent de plus en plus la noirceur qui l’entoure et ses choix en témoignent. Que ce soit dans le tome 4 ou le tome 5, l’univers est de plus en plus riche. Les différentes créatures qui y évoluent se marient bien avec le côté urbain du récit. Black CityLa ville de Chicago est un personnage aussi prédominant que Madeline, par exemple. Le décor se met à changer, devenant plus pesant, mais l’autrice ne va pas jusqu’au bout de l’exercice. Vraiment dommage car cela nuit au récit et à son potentiel. Cela est certainement un choix pour garder une partie de son lectorat plus sensible, mais les autres en ressortiront frustrés. L’action est bien montée, et Madeline doit endosser le rôle de leader et de héroïne, pour au final s’en prendre plein la face. Le schéma reste inchangé, ce qui à la longue pourrait devenir lassant. À voir si l’autrice décide de prendre des risques et modifier sa routine. Toutefois, on apprécie de voir certains personnages secondaires avoir le droit à un développement. Il s’agit de Lucifer et Puck, mais aussi mettre la lumière sur les questions qui entourent le personnage de Nathaniel ! Entre passé et décision importante, ce dernier se révèle être plus intéressant que l’on ne pouvait le croire. La relation entre Madeline et lui est bien écrite, même si c’est un brin trop rapide à mon goût. En conclusion, le scénario de Black Wings ne prend pas le temps de souffler, et porte loin son héroïne qui va finir par se forger une armure tant elle a de défi à relever. Action, humour, romance, ambiance prenante, Christina Henry arrive à garder son histoire dans un axe bien droit et qui nous fait passer un sympathique moment de lecture.

– Ces soldats se sont sacrifiés pour le bien de tous, dis-je. Je ne peux pas faire moins.

– Leur sacrifice ne rime à rien, répliqua Nathaniel d’un ton sec. Les vampires sont bien trop nombreux pour être arrêtés par une simple explosion.

– Au moins ils ont essayé.

– C’est donc ça, être humain ? Essayer ? Pousser en vain, comme Sisyphe, un rocher qui ne fera que retomber de la colline et t’écraser ?

Copie de lire en bulles

 

TigreDisponible aux éditions MILADY dans la collection Bit Lit ou sur Amazon au prix de 7,90€ | Également disponible au format numérique | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS

Tigre marque le septième tome de la saga écrite par Laurann Dohner. Jusqu’ici, Hybrides réussit à se démarquer par son univers Bit-Lit bien ficelé et diversifié. Après, il y a du très bon et du moins bon, mais dans l’ensemble le récit est un petit régal de lecture. Dans ce nouveau tome, on suit Zandy, une jeune femme qui va se retrouver en mauvaise posture lors d’une soirée un peu trop arrosée, et celle de Tigre qui va lui sauver la vie. Après avoir laissé parler son côté saoul et ses lèvres, Zandy va avoir beaucoup de mal à ignorer celui qui n’a d’yeux que pour elle. La construction narrative est toujours dans la même que dans les tomes précédents : une humaine rencontre un hybride et les étincelles fusent. Il n’y a pas réellement de surprise dans ce septième tome où la passion entre les deux personnages se veut intense et imprévisible. Néanmoins, la plume de Laurann Dohner rend la lecture très agréable. Niveau caractérisation, les personnages ne sortent pas de ce que l’on a pu voir auparavant. Dommage, car arriver à un tel niveau de publication dans un saga on espère en voir plus, et surtout de la nouveauté. Est-ce que le tome 8 peut changer le statu quo de la série ? Dans le huitième tome, l’autrice nous présente le Docteur Allison Baker, une passionnée qui ne supporte pas que l’on puisse tourner le dos à un patient. Alors quand elle a vent du fait que l’on veuille arrêter les soins d’un hybride dans le coma elle décide de fuir Homeland et de sauver 880. Mais sa façon de faire est bien particulière… Le contact physique dans ce nouveau tome est très au centre du récit. C’est de cette manière que le contact entre Alli et 880 alias Obsidienne va se faire. Imprégné de son odeur, l’hybride va peu à peu s’attacher à elle. Après avoir subi une lourde perte, il est touchant de voir cet être particulier retrouver une certaine sensibilité au monde qui l’entoure. Son évolution est agréable à suivre malgré son comportement brutal envers les autres. Ensemble, ils vont fuir ce qui les retient prisonniers et toutes les conséquences que cela entraîne. En conclusion, deux tomes dont l’action est amoindrie pour se concentrer principalement sur les relations et les personnalités des protagonistes. Une lecture agréable, mais on attend toujours d’avoir une relation entre deux hybrides…

Alli boucla le dernier carton avec un pincement au cœur. Ces quelques mois passés à Homeland avaient été les plus heureux de sa vie. Elle refoula ses larmes et tenta de se projeter vers l’avenir. Pas terrible, comme perspective

Copie de lire en bulles

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