Critique #225 – Vampire Academy tome 1 et 2

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Vampire Academy a marqué son temps et sa génération, et malgré le temps qui passe, ses lecteurs en ont gardé un très bon souvenir. Si comme moins vous appréciez le mythe du vampire mais que la surproduction de livres, comics, séries et films vous ont rendu nauséeux, eh bien restez ! Vampire Academy possède le charme des premiers récits du genre, ne révolutionne pas, mais séduit du début à la fin. En tout cas dans les deux premiers tomes.

 

Disponible aux éditions CASTELMORE ou sur Amazon au prix de 6.90 € | Également disponible au format numérique

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Vampire Academy est une série de romans fantastiques écrite par l’américaine Richelle Mead qui a débuté sa carrière en 2007 avec la série Georgina Kincaid/Succubus Blues (éd. Bragelonne). Mais avant de prendre sa plume pour nous narrer des histoires, Mead a exercé le métier de professeure dans la banlieue sud de Seattle, où elle vit actuellement. Mais c’est réellement avec Vampire Academy – lancée aussi en 2007 – qu’elle se fit connaître puisque la série de 6 tomes a été publiée dans 35 pays avec plus de 8 millions de copies vendus jusqu’à 2013. Le premier tome fut adapté au cinéma par Mark Waters (Lolita Malgré Moi/Mean Girls, Freaky Friday, Mr. Popper’s Penguins) avec Zoey Dutch, Lucy Fry et d’autres au casting, en 2014. Une série spin-off existe sous le titre de Bloodlines, mais seul le premier tome est paru en France à ce jour.

Soeurs de sang a pour décor un lycée privé particulier où évolue une communauté de vampires apprenant la magie. Dans les rangs se trouve Rose, une Dhampir, chargée de protéger sa meilleure amie, Lissa, une princesse Moroï. Après avoir fugué, elles sont ramenées de force au lycée Saint-Vladimir, où les rumeurs les plus folles circulent sur la raison de leur fuite. Qu’a-t-il bien pu leur arriver en dehors avant d’être ramenés ? Et pourquoi une race féroce et immortelle de vampires en ont après elles ?

– Par moments, tu n’es pas très sympa, tu sais…
– Je ne suis pas ton amie parce que je suis sympa. Si tu voulais du sympa, tu n’avais qu’à piocher dans le troupeau de brebis bêlantes qui s’entre-tueraient pour être vues avec la princesse Dragomir. Je suis ton amie parce que je te dis la vérité (…).

Soulignons d’abord le très bon rythme dont bénéficie la narration. Les rebondissements sont nombreux et on ne s’ennuie jamais. Manigances, complots, mensonges, nous sommes ici en présence d’un petit page-turner rappelant l’univers adolescent déjanté mais avec une pointe de maturité qui est parfois absente dans d’autres cas. L’univers des vampires a été abordé de tellement de manières depuis Dracula, et encore plus depuis Twilight et autres Vampire Diaries, que l’on se demande parfois si on peut encore être surpris. En deux tomes, Vampire Academy ne révolutionne pas le genre mais la mythologie créée par l’autrice est vraiment bien pensée. La galerie de personnages est assez diversifiée sans être trop cliché. Rose est une jeune fille étonnante à bien des égards. Elle est aussi attachante que forte dans ses bottes. Elle ne recule devant aucun danger quand il s’agit de protéger ceux qu’elle aime. Lissa est un peu moins  »rentre dedans » que son amie, mais le lien qu’elles partagent la rende plus intéressante. Il est possible que le manque d’empathie que l’on ressent envers Lissa soit dû au fait que nous n’avons pas autant accès aux pensées de Rose. Dimitri occupe le rôle de personnage masculin et apporte le peu de romance qu’il y a pour le moment. Il incarne un peu la définition du mot mystère à lui tout seul. Certes rien de nouveau sur le soleil, mais les personnages ont les mérites de nous faire vivre de la bonne action.

Les images du carnage se succédaient inlassablement dans mon esprit. J’étais terrifiée et je me sentais seule. Je me mis à rêver qu’il me prenait dans ses bras pour me réconforter.
Pour me le reprocher aussitôt. Je me répétai pour la millième fois qu’il était mon instructeur et qu’aucune situation, si extraordinaire soit-elle, ne justifiait qu’il m’enlace.

Le deuxième tome, Morsure de glace, voit l’arrivée de nouveaux personnages tels que Adrian qui au fil de la lecture va attiser notre curiosité. Il n’arrive pas à la cheville d’un Dimitri, mais tout de même il a de quoi plaire. La personnalité des personnages est très variée et leur évolution est rondement bien menée. L’autrice prend le temps de les faire mûrir, avec en tête Rose, qui devient encore plus géniale. L’ambiance générale de Vampire Academy est sombre, mais avec assez d’humour pour ne pas rentrer dans du gore. La romance devient un peu plus présente mais ne dérange en rien le reste de l’action. La plume de Michelle Read est fluide et vite addictive.

En conclusion, en seulement deux tomes, Vampire Academy impose un univers séduisant avec assez d’événements pour que le lecteur ne puisse refermer les bouquins avant la dernière page. Richelle Read s’applique à écrire des personnages auxquels on puisse s’attacher, tout en en restant cohérente dans ses choix. En attendant, si le reste des tomes de la série sont aussi bons que ces deux premiers, on comprendra pourquoi la série a été une lecture marquante pour de nombreux lecteurs depuis sa première parution.

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