Critique manga #324 – Drifting Dragons tome 1

titre manga

Bienvenue à bord du Quin Zaza! Embarquer avec un équipage survolté dont le quotidien réside à voler dans le ciel et chasser d’impressionnants dragons. Une aventure dans les airs qui possèdent ses qualités comme ses défauts. Mais l’atmosphère générale nous enchante toute de même. 
Disponible aux éditions PIKA dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7.50€ | Également disponible au format numérique  | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

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Taku KUWABAR est un mangaka qui n’a écrit que deux séries pour le moment. Drifting Dragons (Kutei Dragons) a débuté en 2016 au Japon. Le titre a été prépublié dans le magazine good!Afternoon de l’éditeur Kodansha, et compte 8 tomes en cours. Un anime a vu le jour grâce au studio d’animation Polygoon Pictures, et est déjà disponible sur la plateforme légale de streaming Netflix. En France, le manga est à découvrir aux éditions PIKA.

Il était une fois, un monde où la chasse aux dragons de toutes tailles et formes était une aventure de tous les dangers, mais aussi un défi pour n’importe qui sautant le pas. Aujourd’hui, le Quin Zaza est l’un des rares dragonniers encore en activité. En son sein on retrouve des hommes et des femmes qui ne cessent d’arpenter les nuages pour y découvrir des dragons de légendes. Chaque membre d’équipage risque sa vie pour protéger les villes, mais aussi pour l’argent que rapportent ces créatures.

Ce premier tome est une grande introduction à la vie de l’équipage du Quin Zaza, avec pour guide la nouvelle recrue Takita qui apprend tout du métier. Entre la chasse, la capture, le dépeçage, etc… chaque partie d’un dragon peut rapporter beaucoup d’argent. À ses côtés nous retrouvons Mika, qui va se démarquer le plus des autres pour de nombreuses raisons. Lui, il est friand de dragon à toutes les sauces. Il ne trouve rien de plus grisant que de chasser un dragon, puis de savourer sa viande. Il est évident qu’il pourrait passer ses journées à en manger. Mika apporte beaucoup au récit mais le dessert un peu également selon moi. En effet, Taku KUWABARA a décidé d’en faire un glouton ce qui amène toute la partie culinaire du récit avec des recettes de cuisine à chaque fin de chapitre. Les lecteurs de Food Wars ne seront pas dépaysés, mais pour ceux qui n’apprécient pas vraiment l’aspect culinaire, cela peut vite lasser. Chaque chapitre est construit sur le même schéma, chasse au dragon (toujours une espèce différente), capture, cuisine, dégustation, encore et encore. Il n’y a pas réellement de file rouge, sauf si on considère cela comme en étant un. Et c’est embêtant, pour moi, de ne pas avoir eu autre chose à me mettre sous la dent côté récit puisque sans ce sentiment de répétition, nous avons le droit à des personnages réellement intéressants. Mika n’est pas mon préféré, loin de là, pourtant dans les dernières pages on sent qu’il a eu une enfance avec un père absent car totalement obsédé par les dragons. Belle ironie, puisque Mika semble être devenu le reflet de son père… Du côté des personnages féminins, nous avons une Takita attachante, mais surtout Vannie. Belle, forte, air blasé, observatrice, elle a de quoi marquer. Son approche de vie sur dragonnier, et de ce qu’ils font, est plus humaine. Il semble aussi qu’elle n’ait embarqué sur le Quinn Zaza parce qu’elle n’avait plus de foyer/famille sur terre. Si le mangaka décide d’emprunter un récit plus introspectif concernant les personnages en évoquant leur motivation, leur rêve, et leur passé on pourrait avoir une histoire qui s’équilibre malgré le côté “food porn” prédominant. L’ambiance est chaleureuse et exaltante et nous entraîne facilement dans l’aventure que vit l’équipage.

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Visuellement, Taku KUWABARA nous offre un bestiaire magnifique. Les dragons nous font plus souvent penser à des baleines ayant rencontré le dragon dans L’Histoire sans fin. Le trait est harmonieux, mais vif, avec un léger côté steampunk. La mise en page est dynamique et les moments d’action sont fluides et lisibles. Niveau éditon, PIKA nous a fait du bon travail. L’impression, l’adaptation graphique et la traduction sont de qualité.

En conclusion, ce premier tome de Drifting Dragons est une introduction à l’univers imaginé par Taku KUWABARA. L’alternance entre les moments d’action et de calme fonctionne, mais souffre de ce côté  »food » qui ne semble conduire à aucun fil rouge. Néanmoins, les membres de l’équipage sont pourtant prometteurs grâce à leur personnalité. En espérant, toutefois, que Mika soit moins lisse que ce qu’il ne paraît. Une lecture mitigé, oui, mais qui me donne quand même envie de voir ce que peut donner le tome 2. À suivre…Copie de lire en bullesinfos manga

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