Critique manga #331 – Le jour où j’ai décidé d’envahir la terre tome 1 et 2

Les ovnis et autres créatures de l’espace, doit-on y croire ? Sur la balance, c’est du 50-50. Que ferions-nous si demain nous faisions la connaissance d’une entité extraterrestre mais qui avait l’apparence d’un être humain ? Plusieurs options, dont celle de s’enfuir au plus vite. Dans Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre, deux jeunes adolescents vont apprendre à se connaître, faire équipe, et pourquoi pas changer la face du monde.

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Maiko OGAWA est une mangaka et dessinatrice japonaise ayant débuté sa carrière en 2009 avec Taoru Hikuushi e no Tsuioku pour l’éditeur Shogakukan. S’en suit une duologie Yuri, Sakana no Miru Yume en 2011, un one-shot, puis Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre dès 2012. Le titre a été prépublié dans le magazine Gessan de Shogakukan jusqu’en 2018. La série compte 15 tomes, dont les deux premiers tomes viennent de sortir aux éditions Ototo. Actuellement, la mangaka travaille sur une nouvelle série, Genesis in Our Hands, toujours pour Shogakukan.

Le récit commence par la narration d’un jeune garçon qui se souvient avoir vu des soucoupes volantes dans le ciel. Dix années plus tard, nous le retrouvons lors du jour de sa rentrée au lycée. Il s’appelle Kôichi Hirose, vit avec son grand-père qui tient un petit café, son grand frère travaillant dans la librairie d’à côté, et son frère jumeau, Nagi, hospitalisé pour un problème au cœur. Un quotidien plutôt calme qui va être bousculé par sa rencontre avec une camarade de première année. Nozomi Ôtori, plutôt étrange qui se présente avec un masque tout aussi étrange sur la tête. Plus tard, elle lui confie venir d’une autre planète ayant pour objectif la conquête de la Terre.

HITORIBOCCHI NO CHIKYU SHINRYAKU 1 by Maiko OGAWA – ©2012 Maiko OGAWA

Les premiers chapitres imposent une ambiance douce mais bizarre. Cela est dû au mystère que la mangaka entretient très bien, rendant parfois un peu le tout confus, mais jamais mal écrit. Le personnage de Ôtori joue beaucoup sur le ressenti de lecture. Elle est effacée mais étrange, alors les autres camarades la remarque mais ne l’approche pas. Si au départ Koichi prend la jeune fille pour une simple excentrique, certaines choses vont lui prouver que sa révélation d’être un extraterrestre n’est pas un mensonge. Par exemple, comment se fait-il que la cicatrice sur la poitrine de Kôichi est disparu après que la jeune fille est posée sa main sur lui ? Et oui, difficile de douter de sa parole quand un robot ovni vous attaque et dévore votre grand-père. Mais fort heureusement pour ce dernier, Ôtori accepte de le sauver en échange de l’aide de Kôichi pour sa mission de conquête terrestre. Plus on avant dans la lecture, plus le mystère autour de la jeune fille et les éléments de la vie de Noichi augmentent. C’est bien ficelé, et on a bien envie de savoir la suite. Mais outre cela, la première choisie que l’on retient de ce premier tome est la personnalité des personnages. Ôtori est enjouée, parfois un peu blasée, mais elle est bien plus que cela. On peut citer son regard mélancolique, la solitude qu’elle éprouve et subit. L’origine de sa création et son but de vie nous font ressentir une véritable empathie envers elle. On devine vite les blessures et les rêves qu’elle désire mais ne peut atteindre. Kôichi, lui, a un meilleur ami mais aime sa solitude. La personne qu’il aime le plus au monde, est son grand-père qui l’a élevé lui et ses frères. Les deux se révèlent être vite attachants. La complicité qui prend place entre eux deux est vraiment très plaisante. C’est comme regarder un tournesol fleurir dans un champ au début de l’été.

Dans le deuxième tome, nous avons le retour de Nagi à la maison, et par extension au lycée. Sa présence engendre bien des quiproquos. Si physiquement il ressemble à Kôichi, il possède une personnalité en totale contradiction avec son jumeau. Curieux, pile électrique, presque agaçant, son rôle dans le récit semble occuper celui du comique. Pourtant, plus on approche de la fin du tome, plus on devine qu’il y a bien plus que ça. Une certaine méfiance s’installe de la part du lecteur, ce qui montre que Maiko OGAWA sait ce qu’elle fait. La partie SF se développe peu à peu, avec des explications sur les différentes races extraterrestres et pourquoi la plupart veulent conquérir la Terre. La mangaka ajoute quelques références, comme celle des héros du genre Power Rangers qui va être représentée par un nouveau personnage. Indice, il n’est pas de cette planète.

Visuellement, OGAWA possède un trait très agréable. L’ensemble nous semble simple, au premier coup d’oeil, mais à la lecture le sentiment change totalement. Le design des personnages est travaillé. La douceur dans les expressions met encore plus d’intensité dans les sentiments qui tourmentent nos héros. Les scènes de combat sont lisibles et dynamiques. La mangaka nous sert également de magnifiques doubles pages.

En conclusion, l’idée de publier les deux premiers tomes d’un coup de la part de Ototo a été une très bonne idée. Si à la lecture on pense que le récit va entrer dans une banale petite routine, c’est sans compter sur la notion de plot twist intriguant de la mangaka met en place petit à petit, jusqu’à nous faire saliver en fin de tome 2. Personnages attachants, ambiance mélancolique et drôle, avec de l’action. Vivement la suite !

Yxcv

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