Critique manga #339 – Murciélago tome 4 et 5

Quand une psychopathe condamnée à mort se met au service du gouvernement pour éliminer les méchants en pagailles, ça donne une lecture délirante, dynamique et chapeauté par des personnages hauts en couleurs. Murciélago pour notre plus grand plaisir !

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Merci à Grégoire et à l’équipe pour cette lecture


La dernière fois que j’ai parlé de Murciélago sur le blog, ce fut en avril 2019. Autant dire que depuis, 86 années sont passées, notamment en 2020, hein. Bref. De ce fait il est temps de revenir dessus, parce que la série n’a rien perdu de son charme et de son mordant. Pour rappel, le récit suit une assassin, Kuroko, condamnée à mort qui va se voir proposer un deal par le gouvernement : éliminer toute la vermine qui pourrisse la société. Si Kuroko l’accepte elle ne finira pas sur la chaise électrique. Autant dire qu’elle décide d’y aller fort en exécutant sa mission avec enthousiasme! Pour l’aider, et la surveiller surtout, elle est accompagné de Hinako, une adolescente aussi équilibrée mentalement que Kuroko.

Le tome 4 de la série se concentrer sur l’intrigue d’une secte,  »Roses Vierges », où Kuroko va s’infiltrer pour sauver une jeune fille. Autant vous le dire tout de suite, notre tueuse semble avoir atteint le paradis puisque dans cette secte les plaisirs charnels sont légion, et en plus ils n’y a que de femmes ! Ici, le le déroulé du scénario est très classique. Kuroko reste fidèle à elle-même, et les antagonistes ne réservent pas beaucoup de surprises au lecteur. Le mangaka YOSHIMURAKANA préfère se concentrer sur les moeurs peu légères de Kuroko, en jouant la carte de l’humour. Si on pense y retrouver du lubrique et du voyeurisme, ce n’est finalement pas du tout le cas ! L’ensemble est amené de manière simple et plaisante. Hinako et la compagne de Kuroko vont avoir de l’importance dans le récit, puisque se sont elles qui vont devoir essayer de garder Kuroko concentrer sur sa mission. Hinako est un personnage coup de coeur tant elle est délirante à suivre. Arrivé en fin de tome, le mangaka relance un peu le titre sur quelque chose de peut-être plus imposant.

Respect Kuroko Koumori (Murcielago) : respectthreads
© 2013 Yoshimura Kana, Square Enix

Parlons maintenant de ce tome 5, où Kuroko va devoir vite se remettre en selle. Eh oui, pas de repos pour les braves ! La jeune femme et Hinako reçoivent la visite de l’agente de police Kimihara lui demandant de l’aide pour résoudre une enquête épineuse. Depuis quelque temps, des petites filles disparaissent avant d’être retrouvées mortes étranglées. Dans ce tome, YOSHIMURAKANA joue beaucoup plus sur le côté sombre du titre, en y imposant une trame sérieuse. Kuroko reste elle-même, oui, mais elle s’implique et va très vite apporter des réponses. Certains propos de la jeune femme peuvent faire sourciller, mais après tout on est face à une psychopathe, pas à un bisounours ! En parallèle, nous pouvons suivre de temps en temps le tueur en question. Il est intéressant de voir que la manière de raisonner de Kuroko est ce qui va aider à mettre la mais sur un tueur. Toutefois, le tout se fait de manière facile, sans réellement avoir de difficulté pour notre Kuroko. Certains passages sont explicites, notamment les moments de meurtres. À voir avec votre degré de sensibilité avant de vous lancer dans Murciélago. D’autres personnages tels que la petite Rinko sont présents, mais ils n’égalent jamais Hinako. Malheureusement, cette dernière apparaît un peu moins que d’habitude ce qui peut attrister si on l’adore, comme moi ! La fin du tome est appréciable, et promet l’implication d’une figure du passé… suspens !

© 2013 Yoshimura Kana, Square Enix

Graphiquement c’est toujours aussi mortel ! Le trait en impose tout en ayant une certaine sensualité selon les personnages. Le côté dérangeant de Kuroko est bien représenté grâce à des mimiques aussi fun que inquiétantes. Les passages plus sombres sont retranscrits de façon à nous rappeler que le titre n’est pas que du pur divertissement fou. Non, c’est parfois glauque et on apprécie de le voir !

En conclusion, avec ses tomes 4 et 5 Murciélago continue de nous offrir des moments de purs amusement dans un univers complexe et sombre. On peut parfois penser à du Tim Burton sous prozac, et c’est très bien mené ! Personnages décalés à 100%, de l’action, de l’humour, que demander de plus !

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