Critique manga #343 – Pinsaro Sniper tome 1, Les Rives rouges de l’adultère tome 1

Nouvelle collection aux éditions MEIAN, à qui l’on doit Kingdom, l’un des gros morceaux du manga que les lecteurs réclamaient. Avec une telle locomotive, l’éditeur peut se concentrer sur de nouvelles licences, et c’est le cas ici avec Pinsaro Sniper et Les Rives rouges de l’adultère.


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Tabe KOJI est un mangaka spécialisé dans les oeuvres érotiques dites hentai. Il débute sa carrière dans avec du doujinshi en 1989 et n’a jamais cessé, puis a enchaîné avec de la publication manga après 2005. Parmi sa bibliographie on peut citer Toransu Gals (Hakusensha), Yankee Gyaru Junjou et Le Masque des tentations aux éditions Angel Shuppan. En 2017, l’éditeur japonais Nihon Bungeisha lui font de la place dans les pages du magazine Shuukan Manga Goraku pour la prépublication du titre Pinsaro Sniper, un Seinen érotique bourré d’action terminé en 3 tomes. Le récit suit Yuki Kaidô, jeune employée d’entreprise dans une grande métropole du Japon qui la nuit tombée devient hôtesse dans un salon érotique… et parfois une tueuse à gages ! Elle endosse alors le rôle d’une Pinsaro Sniper qui manie le fusil avec précision et qui ne rate jamais sa cible. Son but : que justice soit faite et rendre la paix aux personnes qui en ont le plus besoin. Sans avoir lu le pitch et sans le feuilleté, on peut s’attendre à un récit avec beaucoup d’action, un brin d’érotisme et une femme qui badass. Ces trois critères y sont, oui, mais ne sont pas répartis de manière équitable, selon moi. Explications. Le début du manga commence avec la présentation du personnage Yuki, femme discrète à  qui l’on pourrait donner le bon Dieu sans confession, mais qui n’est pas aussi innocente qu’on le croit. Ce qui pose problème sur la durée dans ce premier tome, c’est que l’ensemble est très répétitif. Le mangaka répète toujours le même schéma de narration.

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© 2013 Kurosawa R, Angel Shuppan

La jeune femme est à son boulot d’employée modèle, elle papote avec ses collègues, une petite mésaventure arrive amenant un petit côté comique, elle se rend sur son travail au club, elle reçoit son client désespéré, ils s’envoient en l’air en long en large et en travers, elle exécute le méchant, rend justice et fin. C’est long, et à la fin ça perd de sa saveur. Ce n’est pas subtil, ce n’est que de l’action et de l’érotisme, ce dernier point étant parfois vraiment lourd… Les lecteurs de hentai seront ravi de lire ce titre, mais les autres risques fort d’être déçus s’ils s’attendent à quelque chose de plus construit ou se rapprochant peut-être d’un City Hunter. D’ailleurs le trait de de Tabe KOJI, au regard, de la couverture pouvait y faire penser ! Toutefois, il faut souligner que le personnage de Yuki est sympathique, et assez plaisant à suivre. Elle possède un bon fond, et son sens de la justice est ce qui pousse le lecteur à tenir jusqu’au bout du tome. Le trait du mangaka est propre, et possède un côté un peu rétro très charmant. Le design des personnage est sensuel, sexy mais jamais dans le mauvais sens, et ça c’est vraiment un bon point. Il y a un vrai travail sur les noirs, donnant un vrai cachet au titre. Des planches magnifiques sont à découvrir à l’intérieur. Rien à redire sur l’édition de MEIAN qui offre une impression de qualité. Attention, car le titre est destiné à un public averti. En conclusion, ce premier tome de Pinsaro Sniper a été une légère déception. Je ne m’attendais pas à découvrir ce genre en me basant sur la couverture et le synopsis, mais ce ne fut pas totalement horrible pour autant. J’ai apprécié Yuki qui dégage une bonne part d’humanité, ainsi que le trait de Tabe KOJI qui est sublime. Encore une fois, c’est à titre qui est destiné à un certain type de lectorat, alors à vous de voir si c’est le vôtre.

note

XCVB

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KUROSAWA R est une autrice de manga dont le premier titre, Tsumi toka Batsu toka, est paru en 2008. Depuis on compte six autres oeuvres à son actif dont Les Rives rouges de l’adultère, premier titre à paraître en français grâce aux éditions Meian. Au Japon la série a été prépublié entre 2013 et 2014 dans le magazine Action PIZAZZ de l’éditeur Angel Shuppan, et c’est terminé en deux tomes. Le récit est celui de Tomomi et Kaname, un couple avec une certaine différence d’âge qui dissimule un terrible secret aux yeux de tous qu’ils ne peuvent avouer… et qu’ils tentent également de se voiler la face. Alors, comment parler de se récit. Déjà, cela parle d’adultère, puisque la jeune femme, Tomomi, sort avec un jeune homme de son âge tout en couchant avec Kaname avec qui elle vit. Pire, elle va se marier avec son jeune étalon ! L’autre aspect sombre du récit… dois-je vous le révéler ? Je pense qu’il est nécessaire puisque de toute manière on l’apprend rapidement dans ce premier tome. Tomomi est la nièce de Kaname. En effet, ce dernier s’est retrouvé à devoir élever la jeune fille après la mort de son père qui n’était autre que son frère. Alors, voilà, avant de vous lancer dans cette lecture à l’aveugle – comme moi – vous être prévenu concernant le contenu. En dehors de ça, le scénario de KUROSAWA R est bien écrit mais est beaucoup trop porté sur le lien charnel qui unit les deux protagonistes principaux. Dans ce premier tome, je n’ai pas senti le lien émotionnel qui est censé les unir. Que ce soit Tomomi avec son oncle, ou Tomomi avec son fiancé, les scènes de sexe s’enchaînent pour finalement venir gâcher ce qui pouvait donner lieu à un récit psychologique et fort en émotions complexes. C’est simplement étrange et un peu ennuyant à lire. Je ne saurais pas quoi dire de plus sur cette lecture, à part peut-être que je n’ai pas été convaincu par ce qu’essayent de transmettre les personnages, et c’est bien dommage. Visuellement la mangaka possède un joli trait. C’est travaillé et propre. Les expressions et le design des personnages sont réussis. Pour ce qui est des scènes de sexes, les amateurs du genre seront servi même si le X-rated est flouté. En conclusion, je ne lirais pas la suite de ce manga, car le récit raconté par KUROSAWA R ne m’a pas touché. J’en suis la première désolée. Les sujets de l’adultère et de l’inceste ne me dérange pas, j’ai déjà lu des romans ayant cela pour thème, là n’est pas le problème. Ce qui m’a dérangé c’est le traitement et le manque d’émotion convaincantes.

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