Critique #237 – Buffy, intégrale volume 2 et 3

Buffy est une série que j’ai découvert un soir fin des années 90 sur M6, début saison 2, et que j’ai regardé par curiosité et qui m’a foutue une claque. Et si, pour moi, toutes les saisons ne se valent pas, et si encore une fois, pour moi, les trois premières saisons restent les meilleures, et que les saisons 4 à 7 vont en déclinant, je sais que la série possède des qualités indéniables tout du long. Elle a marqué une génération et surtout de nombreux scénaristes, réalisateurs et producteurs, qui encore aujourd’hui s’inspirent du travail de Joss Whedon sur cette série pour créer. Buffy a été une révolution dans le paysage télévisuel, mais aussi féministe, et son actrice aura incarne l’une des héroïnes les plus marquantes de la pop culture.


Buffy - volume 2

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Chez Milady, pendant un temps, on a eu la bonne idée de reprendre certains des romans officiels publiés par Fleuve Noir au début des années 2000 sur Buffy et d’en faire 5 intégrales. Sur les plus de 40 romans publiés, il a dû être difficile de n’en retenir qu’une dizaine. Dans cette deuxième intégrale, nous avons à nouveau le droit à un récit inédit (chaque intégrale en contient un), il s’agit de Cauchemar à Sunnydale qui a pour protagonistes principaux les nemesis Spike et Drusilla arrivés en début de saison 2 de la série télévisée. Cette histoire semble se passer au milieu de la saison puisque ici Angel est déjà sous sa forme vampirique sans âme, Angelus. La troublante Drusilla s’est mise en tête de devenir mère au désespoir de Spike et d’Angelus. Pendant ce temps, Buffy doit affronter un démon qui prive les habitants de Sunnydale de leur sommeil. L’ensemble se lit très bien. Buffy et ses amis, alias le Scooby-Gang sont toujours aussi fun à suivre, et on fait la connaissance de Oz, que les fans connaissent très bien. Immortelle est le deuxième récit, qui lors de sa parution en VO et en VF avait été bien accueilli par les fans, car jusqu’à présent elle reste l’une des plus complète et intéressante sur la Tueuse. D’un point de vue chronologique, le récit se passe au début de la saison 3, et voit Buffy affronter un vampire encore plus immortel que les autres, Veronique, car à chaque fois qu’elle se fait tuer par un pieu dans le cœur, elle revient  »à la vie » dans le corps d’un autre mort. Mais son objectif ultime et de réellement trouver l’immortalité, et pour cela elle doit faire appel un ancien démon. Ce qui est intéressant dans ce roman est que l’on fait allusion à la future maladie de Joyce qui n’apparaîtra que dans quelques années. Sur les trois histoires, celle-ci est la plus longue. On entre un peu plus dans le surnaturel et dans le moins loufoque comme dans la première, même si cette dernière possédait aussi son charme si on oublie l’absurdité de Drusilla souhaitant devenir mère. L’action est prenante, tout comme les personnages qui restent fidèle à ce que l’on connaît d’eux. La troisième histoire, Les Fautes du père met au centre Giles, l’Observateur de Buffy et sa figure paternelle de substitution tout au long de la série. Bizarrement ce récit se passe avant Immortelle, et voit Pike, ex-petit ami de Buffy, lui rendre visite à Sunnydale. Mais celui-ci n’est pas venu pour parler du bon vieux temps, mais parce qu’il est poursuivi par un étrange démon après que ce dernier est tué l’un des leurs. Mauvais choix, Pike, mauvais choix. Et comme si cela n’était pas déjà assez, Giles semble de plus en plus distant avec Buffy ne prenant plus trop son rôle d’Observateur au sérieux. Laissant une Buffy un peu perdu entre son passé amoureux, son amour pour Angel, et les démons qui ne cessent de s’inviter dans sa vie. Si ce roman n’est pas considéré comme étant en lien avec la chronologie de la série télévisée, Christopher Golden essaye de faire des liens entre ce que l’on sait de la série mais aussi avec le film de 1992 qui fait office de prequel à la série de 1997. L’auteur arrive à jongler avec ce côté un peu teen drama qui voit une Buffy tiraillé entre ses sentiments envers Angel et son ancienne romance avec Pike. C’est amusant, car finalement dans la série on ne l’a jamais vu comme ça car à part un ancien ami et potentiel crush qui revient dans la saison 2 pour un épisode, Buffy a toujours été clair dans ses sentiments. Ça crée un peu de drama sans jamais tomber dans le pathétique. Pour contre-balancer le tout, nous avons Giles qui se lance dans une histoire d’amour. On a donc le côté adolescent et le côté adulte et tout ce que cela provoque. Bon, on va dire que pour l’un cela va mal tourner mais bon… En conclusion, ces trois histoires ne sont pas parfaites, mais on passe un très bon moment avec Buffy et ses amis. Les différents auteurs (Christopher Golden, Ashley McConnell, Dori Koogler) n’ont aucun mal à garder le caractère des personnages que l’on affectionne. Il y a de l’humour et de l’action. La mythologie est respectée, et les différentes idées sont originales sans en faire des caisses non plus. Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience Buffy après plus de 20 ans, ou pour ceux qui découvrent encore la série, c’est le meilleur moyen qui existe avec les comics.

15 sur 20

Buffy - volume 3

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Troisième intégrale qui regroupe La Tueuse perdue, initialement publié en quatre tomes (Prophéties, Les Temps maudits, Le Roi des morts, Bienvenue en Enfer) entre 2001 et 2002, et l’inédit Cauchemar d’une fin d’été. Début de la saison 4, Buffy entre à l’université et doit s’acclimater à son nouveau quotidien tout en étant toujours la Tueuse. Mais la voilà qui se retrouve envoyée dans un univers alternatif dans lequel les vampires ont mené un soulèvement de masse contre la population humaine. Ils étaient dirigés par nul autre que Giles (oui, oui), devenu vampire, qui maintient Buffy prisonnière pour tenter de rompre la lignée de la Tueuse. Bien entendu tout le reste est chamboulé. Alex est un soldat impitoyable, Willow est une sorcière puissante, Faith est morte, Angel est pris au piège, Anya et Joyce sont mortes,… etc etc. L’idée de la réalité alternative est toujours un moyen de pouvoir exploiter à son bon vouloir des dizaines d’idées et de faire ce que l’on veut des personnages, avec toujours cette option du bouton reset en fin de parcours. Et ici, c’est un régal. Quoi de plus génial que de voir cet univers que l’on connaît si bien être secoué comme une boule de Noël et mis à l’envers ? Dans la série on avait déjà eu une réalité alternative avec une Buffy qui n’était jamais venue à Sunnydale, qui pour le coup s’était lus transformée en Tueuse sans humanité et sentiments. Et c’est certainement l’un des meilleurs épisodes de la série. La Tueuse perdue en prend exactement le même chemin. À force d’écrire autant de romans autour de cette licence, Christopher Golden sait comment manier le tout sans presque fauter. Le rythme est très haletant, il y a beaucoup de rebondissement et ils sont tous crédibles. Il y énormément de clin d’œil à la série, l’action est au top avec une Buffy survoltée et qui se donne à fond. Les révélations pleuvent, jusqu’au final qui ne déçoit pas ! La dernière histoire, Cauchemar d’un fin d’été est le récit inédit de cette intégrale. On laisse un peu de côté le personnage de Buffy pour se concentrer sur celui de sa meilleure amie, Willow, la sorcière du groupe. Malgré le fait que Buffy est décidée de laisser tomber les cours de théâtre, Willow elle laisse l’option sur sa liste et s’y tient. À tel point que quand le professeur commencer à parler de rituels et de chants d’anciens cours dramatiques, elle ne peut s’empêcher d’être encore plus à fond. Malheureusement pour elle, son professeur va découvrir que son élève possède des pouvoirs et va l’utiliser à ses fins. Et ce n’est pas pour ramener la paix dans le monde, hein. Cette histoire se passe en début de saison 5, Willow et en couple avec Tara, leurs amis le savent et Spike fait partie de la bande. Ce dernier viendra en aide à Willow puisqu’il aura un rôle à jouer dans tout ça contre toute attente. L’ambiance théâtre qui règne tout au long du récit est vraiment très prenante, et le personnage de Willow est toujours aussi adorable, même si on ressent qu’elle a beaucoup gagné en maturité. On s’intéresse également au passé de Spike, quand il tentait de séduire à son époque une jeune aristocrate. On assiste aussi à sa rencontre avec Angelus et Darla. Malgré cela, on voit très peu le reste de la bande ce qui casse parfois un peu l’ambiance de groupe qui anime les romans. C’est dommage parce que c’était également l’une des qualités prédominantes de la série télé. En conclusion, une troisième intégrale qui se distingue fortement par La Tueuse perdue qui explore une réalité alternative sombre de l’univers de Buffy très séduisante, captivante et intéressante.

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