Critique manga #368 – Aozora Yell tome 1 et 2

Disponible aux éditions PANINI MANGA dans la collection Shojo ou sur Amazon au prix de 6.99 € || LIRE UN EXTRAIT


Aozora Yell revient enfin pour une publication complète après un arrêt de commercialisation abrupt il a presque dix ans. Que les fans de la mangaka de So Charming! et Koko Debut se rassure cette fois-ci, l’éditeur Panini compte bien honorer cette série qui, comme à l’habitude de la mangaka, met à l’honneur des personnages bienveillants dont la réalisation de leur rêve est la chose la plus important au monde. Bien entendu pour y arriver ils vont devoir se battre au jour le jour et compter les uns sur les autres.


Kazune KAWAHARA est une mangaka ayant fait ses pour l’éditeur Shueisha avec plusieurs one-shots entre 1993 et 1996. C’est cette même année qu’elle décroche sa première série longue, Sensei!, un shojo de 20 tomes. En 2003, sort Koko Debut, sa première série qui la fera connaître en France et publiée par les éditions Panini Manga. Aozora Yell arrive en 2008 au Japon, et ne déroge pas à la règle des séries longues puisqu’elle compte 19 tomes au total. Depuis, le lectorat francophone a pu la (re)découvrir grâce aux titres Mon histoire et So Charming! aux éditions Kana, ainsi que le récit complet en un tome de Le Secret de l’amitié aux éditions Akata. Actuellement, la mangaka vient tout juste de prépublier le dernier chapitre de son très court sojo Kara Sawagi dans le Bessatsu Margaret de Shueisha.

Tsubasa est une lycéenne banale comme n’importe laquelle, et qui souffre d’un cruel manque de confiance en elle. Son rêve est celui d’intégrer la fanfare de son école, et pour y arriver elle va intégrer le lycée Shirato qui est reconnu pour sa fanfare de renom. Mais les conditions d’entrée ne sont pas des plus simples, et les entraînements vont s’avérer laborieux. Malgré cela elle va tenir bon et ne rien lâcher. Pour la soutenir dans ce but qu’elle s’est fixé elle peut compter Yamada, l’un des membre de l’équipe de baseball du lycée qui va l’encourager, dont le rêve de jouer au tournoi de Kôshien.

Publié dans un premier temps en 2013, le titre fut vite arrêté après seulement 5 tomes de sorties en VF. Mais avec une nouvelle image retrouvée en 2020, l’éditeur Panini Manga semble vouloir lui donner une nouvelle chance de trouver sa place sur le marché, et on ne peut que louer ce geste. Dans son ensemble, le récit est assez classique, ce qui n’a absolument rien de péjoratif. On retrouve les codes du shojo et les lecteurs des autres séries de la mangaka reconnaîtront facilement la bienveillance qu’elle retranscrit à travers ses personnages. Tsubasa est une héroïne que l’on apprécie très facilement dont le rêve de jouer dans la trompette au sein d’une fanfare scolaire apporte une grande originalité. Elle est timide, oui, mais déterminée ce qui en fait un personnage que l’on va apprécier d’encourager et surtout voir évoluer sur le long terme. En parallèle nous avons Yamada, le sportif par excellence. Toutefois on le distingue par sa gentillesse et la générosité qui émane de lui. La relation qui se noue entre eux est sincère et très portée sur la communication, même silencieuse. Les échanges de regards entrent beaucoup en jeu, par exemple. Que ce soit l’un ou l’autre, les deux sont dans le dépassement de soi constamment, dans la persévérance et trouve un support moral indéfectible dans leur complicité. Au-delà de l’aspect shojo, nous avons les codes du shonen de sport qui sont bien mis en évidence par Kazune KAWAHARA, ce qui fait de Aozora Yell un titre pouvant être lu aussi bien par un lectorat féminin que masculin. Encore une fois le genre importe peu au final, shojo ou shonen, c’est avant tout les personnages et le récit qui l’emporte.

Visuellement, la mangaka est sur un trait fin mais très efficace. Les émotions sont palpables, et même si certains trouveront l’ensemble peut-être un peu trop simple ou daté, cela est avant tout une question de goût. Toutefois, il est important de noter que la série étant l’un des premiers titres de la mangaka, ceux qui connaissent KAWAHARA pour So Charming! constateront à quel point elle a évolué depuis Aozora Yell. Du côté de l’édition, l’éditeur offre un produit de bonne facture. La traduction est signée Alice Lacrois (Kuhime, Le Fil du destin, Awa Koi).

En conclusion, en relançant Aozora Yell, Panini Manga permet aux lecteurs de découvrir un titre avec des héros bienveillants et déterminés à réaliser leur rêve. Un titre avec un fort potentiel qui en 19 tomes promet certainement de beaux moments, mais aussi des moments plus amers. Un récit tranche de vie mélangeant sport, musique, amitié et romance dit classique mais avec un côté original de par son postulat de départ.  

15 sur 20

2 réflexions sur “Critique manga #368 – Aozora Yell tome 1 et 2

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