Critique manga #376 – Bloom Into You tome 8, Irrésistible tome 5 et 6

Bloom Into You a tiré sa révérence en fin d’année 2020, mais je n’avais pas encore pris le temps de vous en parler. Et même si nous sommes en mai 2021, ce titre reste une valeur sûre pour passer un excellent moment de lecture. Alors, si vous n’avez pas encore découvert ce titre riche en jolies promesses, c’est le moment. Et pour terminer, Irrésitible, un shojo qui va bientôt tirer sa révérence sur territoires francophones. Alors, je ratrappe mon retard avec sérénitié et curiosité.

kanadargaudsuisse

Manga - Manhwa - Bloom into you Vol.8

Disponible aux éditions KANA dans la collection Shojo ou sur Amazon au prix de 7.45€ || Également disponible au format numérique sur toutes les plateformes en ligne || VOIR L’ANIME LÉGALEMENT SUR ADN || LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS

Bloom Into You s’est achevé en fin d’année 2020, mais je n’avais pas encore parler du dernier tome et donner un avis général sur l’ensemble de la série. On va donc remédier à ça. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce titre, nous suivons deux adolescentes, et Nanami, qui vont découvrir ce que c’est d’avoir des sentiments, les accepter, s’accepter soi-même et tirer un trait sur le passé qui peut encore nous hanter. C’est un résumé très succinct, mais vous pouvez consulter mon avis sur chaque tome (dont le premier) en cliquant ici. Dans ce dernier tome, nous allons enfin savoir si Yû et Nanami vont finir ensemble… ou pas ! La fin du tome 7 nous avait laissé sur les dents, puisque le manga arrivait vraiment à son apogée aussi bien dans l’écriture, que dans le développement de ses personnages dans ce tome. Dans ce dernier tome, le 8, les deux jeunes filles vont enfin discuter après le conflit sentimental et relationnel qui avait conduit nos deux héroïnes à s’éloigner. Quand on repense à la lecture de la série, on ne peut qu’être heureux de voir le chemin parcouru par Yû et Nanami. Au-delà de la complexité du lien qui les unit, elles ont toutes les deux évoluer de façon naturelle. Chacune a appris à se connaître soi-même avant de pouvoir réaliser ce qu’elles pouvaient attendre des autres et du présent. Le tome se scinde en deux parties : la première voit la discussion entre les deux, et la seconde sur le après. Et comme pour chaque tome précédent, Nio NAKATANI, nous offre de la sincérité. Rien n’est forcé dans Bloom Into You, tout n’est qu’émotion et prise de conscience. Le tome aborde aussi la question du désir, des premiers émois quand on est amoureux de quelqu’un. C’est traité avec réalisme et pureté. NAKATANI ne fait pas dans la vulgarité, ni même dans le niais. En dehors de notre duo principal, la mangaka n’oublie pas d’apporter une conclusion aux autres personnages. Ainsi la meilleure amie de Nanami, Sayaka, trouvera elle aussi un fin qu’elle mérite amplement. Les amis de Yû aussi auront le droit au même traitement. Et tout en donnant un fin à son histoire, Nio NAKATANI laisse tout de même une porte ouverte sur, peut-être, une envie de revisiter ses personnages dans un futur proche ou lointain. Dans tous les cas, nous serions ravis de revoir nos jeunes héroïnes et de voir où elles en sont dans leur vie. La mangaka aborde à nouveau la question des relations homosexuelles au sein de la société et la vision que celle-ci leur porte. En conclusion, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, Bloom Into You s’est avéré être une série humaine, faite d’émotion qui aura su nous charmer dès les premiers chapitres. Les personnages sont écrits d’une très belle manière et où l’on peut se reconnaître. Et c’est aussi bien avec un sourire qu’une pointe d’émotion que l’on referme cette belle histoire, en espérant revoir la mangaka très bientôt, ou un récit aussi fort que ne l’a été Bloom Into You.

Disponible aux éditions KANA dans la collection Shojo ou sur Amazon au prix de 6.85€ || Également disponible au format numérique sur toutes les plateformes en ligne || LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS || VOIR LE TRAILER | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

Je rattrape gentiment mon retard sur Irrésistible, un manga dont les premiers tomes m’avaient beaucoup plu. Cela était notamment dû au fait que, pour une fois, la romance était plus proche de ce que certains adolescents vivent dans la réalité. J’entends par là le côté physique d’une relation avec le désir, par exemple. Attention, il n’y a rien d’explicite graphiquement car Azusa MASE arrive à communiquer le tout sans entrer dans le vulgaire. Dans les tomes 5 et 6, la mangaka mise surtout sur le côté mignon du couple formé par Serina et Mizukawa. On est un peu loin du début plus original puisque ici on retrouve ce que les lecteurs de Shojo connaissent déjà. C’est-à-dire la fête du sport au lycée, le nouvel an et son rendez-vous entre amoureux, la rencontre des parents, etc. Ce n’est pas ennuyeux, loin de là, mais quand on repense à ce que la mangaka avait installé jusqu’ici avec ce côté spontané qui faisait que la série se détachait facilement de ses camarades Shojoesque, c’est un peu dommage. De plus, on a ce triangle amoureux qui s’est installé, et malheureusement, la mangaka a choisi de faire de la troisième roue un garçon pas très sympa. Quand on réfléchit aux triangles amoureux dans la vraie vie, la troisième personne qui vient – intentionnellement ou non – s’intégrer au couple n’est pas forcément une mauvaise personne. Si dans le couple, l’un d’eux, perçoit la personne comme ayant de mauvaises intentions (créer des disputes, la séparation,…) c’est simplement parce qu’on le ressent comme ça. En réalité, les sentiments ne se contrôlent pas totalement, et quand on est attiré par quelqu’un qui est déjà en couple, ce n’est pas très agréable à vivre si on est quelqu’un doté d’une conscience. On va dire que dans 70% du temps, cela est vécu ainsi. Bien entendu il y aura toujours des personnes égoïstes qui prendront plaisir à détruire votre relation juste parce qu’ils placent leurs sentiments en premier. Bref. Pour en revenir à ces deux tomes d’Irrésistible, on est un peu dans un creux où on a un peu du mal à rester attachés aux deux héros. Le tome 6, continue sur la même lancée que le cinquième, mais en abordant à nouveau l’aspect charnel qui fait partie de l’ADN du titre de Azusa MASE. La maladresse de la première fois est bien présente, c’est doux, et sans voyeurisme. La fin du tome nous laisse quand même sur une note positive. De plus, je suis curieuse de voir comment ce petit couple va tenir jusqu’au dernier tome de la série, le dixième, déjà paru au Japon. N’oublions pas que Mizukawa est un peu plus âgé que Serina, et que le concours universitaire approche… Le dessin est toujours aussi adorable et original. J’aime que l’on puisse facilement identifier le style de la mangaka au milieu des autres titres du genre. Le trait reste agréable, tendre, avec un petit côté maladroit mais qui est une vraie force visuellement. En conclusion, je suis contente de rattraper tout doucement mon retard sur Irrésistible qui reste plaisant à lire. Et même si nous ne sommes pas sur le meilleur de la série, ce titre est toujours un bon conseil à donner à ceux qui veulent voir le côté réaliste d’une relation adolescente avec le rapprochement physique sans que ce soit vulgaire.

Copie de lire en bulles

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