Critique manga #381 – Edens Zero tome 1 et 2

Hiro MASHIMA est un auteur que l’on ne présente plus au même titre que les mangakas de One Piece, Naruto ou Dragon Ball. Avec sa série phare Fairy Tail, le mangaka a sû s’imposer dans le milieu et marquer toute une génération, et de continuer à recruter sur les suivantes. Edens Zero, sa nouvelle série, est une première vraie plongée dans l’univers de MASHIMA pour moi. Et force est de constater que c’était vraiment plaisant, à ma grande surprise pour être honnête. Découvrons ensemble pourquoi il m’a convaincu.

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Merci à Clarisse pour sa confiance et cette lecture


Hiro MASHIMA est un mangaka ayant débuté dans le manga en 1999, juste après avoir été sélectionné pour le 60ème Grand prix des nouveaux mangakas. Après quelques histoires courtes, il lance sa première longue série, Rave, dans le Shukan Shônen Magazine de Kodansha. En 2006, débute son oeuvre la plus connue à ce jour, Fairy Tail. En France, la série est éditée chez Pika Edition (tout comme le reste de la bibliographie de l’auteur) en 63 tomes. Des spin-off à cette série ont vu le jour soit durant la publication de la série mère soit après sa conclusion. Monster Soul et Monster Hunter Orage sont deux séries courtes qui viennent compléter le tableau. Actuellement, MASHIMA travaille sur Edens Zero, un titre lancé 2018 au Japon dans le magazine Shukan Shônen Magazine de l’éditeur Kodansha. Le titre est toujours en cours au Japon, avec 15 tomes, et est à retrouver aux éditions PIKA.

Rebecca est une jeune  »B-cubeuse » l’équivalent d’une Youtubeuse dans notre monde. Son quotidien se résume à tourner des vidéos, et pour cela elle parcourt l’univers avec son chat volant parlant, Happy. Un jour, ils arrivent sur l’île de Granbell, qui est un royaume sans être humains, mais où les robots et machines sont autonomes. Sauf un. Il s’agit de Shiki qui a grandi au milieu de sa famille robotique adoptive et qui n’a jamais vu aucun autre humain jusqu’à ce jour. Cette rencontre va précipiter les choses, et les machines vont vouloir s’en prendre à Rebecca. Shiki va alors s’interposer pour défendre sa nouvelle amie. Lors de son combat, on découvre que le jeune garçon possède un pouvoir ancien bien spécial qui lui permet de faire des choses extraordinaires. Rebecca, Shiki et Happy vont, ensemble, partir dans une aventure digne des plus grands héros.

Bon, mon historique avec Hiro MASHIMA se résume à avoir essayé de lire le premier tome de Fairy Tail. Ça c’est soldé par un échec, mais je compte bien réessayer car après la lecture de ces deux premiers tomes d’Edens Zero, je suis bien curieuse d’en découvrir davantage sur ses œuvres. Pourtant, cette première immersion n’a pas été sans défaut. Premièrement, on est en présence d’un Shonen neketsu pur jus avec un jeune garçon ayant un mystérieux pouvoir, une volonté de fer pour défendre ses amis et la valeur de l’amitié, et un côté un peu naïf voir pas très futé. Si le personnage de Shiki ne possède pas encore plusieurs dimensions à ce stade, on sent que MASHIMA peut en faire quelque chose sur la durée. Le jeune garçon est attachant dans sa manière d’être et n’a pas ce défaut de m’agacer comme le héros de Black Clover, par exemple. Pour l’instant, Rebecca et Happy sont ceux qui m’intéressent le plus, mais Shiki est prometteur. L’amitié qui se noue entre les deux est vraiment cool à suivre. MASHIMA arrive à rendre leurs échanges fluides et du dynamisme. Rebecca est une vraie pile électrique, alors que Shiki oscille entre calme et joie naïve face à l’univers qu’il découvre. L’humour est présent et fonctionne assez bien. C’est le cas dans les réparties entre les personnages. Happy est un adorable petit chat volant que l’on apprécie. Non, vraiment malgré quelques facilités toutes trouvées, Edens Zero a été une lecture plaisante de manière générale.

Le scénario de MASHIMA se place dans un contexte de Science-Fiction ce qui doit certainement changer de Fairy Tail ou Rave, qui étaient plus dans dans la Fantasy. Toutefois, il y a un encore un peu de cela dans Edens Zero. Mais n’ayant pas lu ses deux autres séries, je ne peux relever toutes les similitudes, même si certaines sont évidentes puisqu’elles font partie de l’ADN de l’auteur. On peut citer l’amitié, l’humour, le léger fan service, la force de caractère et tête brûlée, etc. Edens Zero est un Shonen qui est bon dans ce qu’il propose et qui, avec le temps, peut devenir une valeur sûre. Pourra-t-il dépasser la popularité de Fairy Tail ? Je ne pense pas, mais en tout cas il s’en sort très bien et n’a pas à rougir de son prédécesseur. Le premier tome sert avant tout d’introduction à ce nouvel univers que MASHIMA prend le temps de construire. Il est facile de voir que le mangaka prend du plaisir à mettre chaque chose en place. De plus, le côté B-cubeurs apporte une originalité intéressante qui s’avère bénéfique pour le récit. L’auteur y critique pas mal d’aspects dont la superficialité et la concurrence dans le milieu Youtube et influenceur. Dans le deuxième tome, notre trio rentre dans le vif du sujet entre action et exploration de l’univers, mais pas que. D’autres personnages et une intrigue beaucoup plus intéressante que prévue viennent titiller notre curiosité et notre envie de connaître la suite.

Visuellement, le dessin de MASHIMA reste identique à ses précédentes séries, même si depuis Rave il a su imposer son style et à le développer. Le trait est dynamique, arrondi par moments mais toujours agréable. Au niveau du charadesign, pas besoin d’avoir lu Rave ou Fairy Tail pour trouver des similitudes, parfois trop évidentes (les coupes de cheveux, les physiques faisant penser à des jumeaux, le chat Happy, etc). Néanmoins, ce n’est pas dérangeant au-delà de ça puisque les personnages sont attachants, et l’univers aussi. D’ailleurs c’est tout ce qui touche à l’univers et aux décors imaginé par MASHIMA qui retient trop regard. L’architecture des villes est travaillée et suffisamment présente pour que l’on prenne le temps d’en saisir les petites originalités ici et là. On trouvera quelques clins d’oeil à Albator de Leiji MATSUMOTO. Côté édition, PIKA fait du bon travail avec une traduction de Thibaud Desbief (Fairy Tail, Drifting Dragons, Après la pluie, Sky High Survival, To Your Eternity, Monster).

En conclusion, même si ces deux premiers tomes de Edens Zero ne révolutionnent pas le genre, ils ont été une lecture très plaisante. Les clichés habituels du Shonen sont là, mais ce ne sont pas forcément des défauts. Les fans de MASHIMA arriveront facilement à apprécier le titre, même si d’autres ne vont pas adhérer. Toutefois, si vous n’avez jamais découvert les histoires du mangaka, Edens Zero constitue une belle porte d’entrée dans cet univers, avec une SF qui rencontre la Fantasy, et avec des personnages très sympathiques. Une découverte qui aura su me divertir et me plaire. À suivre…

15 sur 20

2 réflexions sur “Critique manga #381 – Edens Zero tome 1 et 2

  1. C’est vraiment super que tu aies commencé Eden’s Zero. C’est une série qui gagne en densité au fil des tomes. Je trouve qu’il y a un petit côté « One Piece » dans l’espace. J’espère que la suite te plaira ! Ça fait vraiment plaisir une bonne critique d’Eden’s Zero qui ne se résume pas à : « c’est un Fairy Tail dans l’espace ».

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton retour Jeffrey! Pour être honnête avec toi je ne m’attendais pas du tout à apprecier Edens Zero, en tout cas pas comme ça. Je suis vraiment très curieuse de lire la suite, et de pouvoir découvrir le reste des oeuvres de MASHIMA. De lui redonner une chance sur Fairy Tail pour le coup. Je pense que ça serait réducteur de dire que Edens Zero est un simple Fairy Tail dans l’espace. C’est facile de comparer des oeuvres surtout quand tu as une grosse série précédemment publiée. Mais pour moi c’est une erreur et injuste pour l’auteur qui essaye tout de même d’autres trucs, même si forcément il y a des similitudes (là rien que les personnages c’est flagrant même sans avoir lu Fairy Tail ou Rave). Pour moi ça fait simplement parti de l’ADN de MASHIMA, et qu’il adore ce genre de personnages. Merci encore !

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