Critique manga #384 – Olympia Kyklos tome 1

Olympia Kyklos, le nouveau Mari YAMAZAKI, se dévoile enfin en français avec un récit particulier mais efficace. Deux époques qui se confrontent avec les voyages dans le temps effectués par notre personnage principal. C’est drôle, enrichissant culturellement, et bien plus encore.

Disponible aux éditions CASTERMAN dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 8.45 € || Également disponible au format numérique

Merci aux éditions Casterman et au site Babelio pour l’envoi


Mari YAMAZAKI est une mangaka d’origine japonaise très populaire au Japon. Née de parents musiciens, elle eut l’occasion de visiter de nombreux pays dont la France et l’Allemagne. À 14 ans elle part en voyage pour explorer l’Europe, seule, et c’est en Italie qu’elle rencontre un homme âgé qui sera déterminante pour elle sur le plan personnel. En effet, elle épousa bien des années plus tard le petit fils de cet Italien. À 17 ans, elle intègre les Beaux-Arts de Florence. Vivant de petits boulots, elle finit par se lasser de cette vie de vache maigre. Elle donne naissance à un petit garçon et retourne au Japon pour devenir journaliste pour la télévision. En 1995, Mari remporte un concours de jeunes talents organisée par une maison d’édition de manga. Elle commence par des one shot (Moretsu! Itaria Kazoku, Yuumeijin) avant de donner naissance en 2008 à l’œuvre qui la fera connaître en France, Thermae Romae. La série a été publiée par l’éditeur Enterbrain (Sengo, Tomino la Maudite, Reine d’Egypte, Mythical Beast Investigator), en 6 tomes. En France, il est disponible aux éditions Casterman dans leur collection Sakka. En 2017, les éditions Pika publient Un Simple monde dans leur collection Pika Graphic. Pil (2013) et Pline (2107) sont édités par Casterman. En 2018, est prépublié le premier chapitre d’Olympia Kyklos dans les pages du Grand Jump de Shueisha. En France, la série a débuté cette année aux éditions Casterman. Le titre est toujours en cours, au Japon, avec 5 tomes.

L’histoire a pour décors la Grèce du IVème siècle avant notre ère, où Démétrios est jeune peintre très peu reconnu, vit dans le petit village de Tritonia. À cette époque, ce n’est pas la peinture qui est mis sur un piédestal mais le sport Malheureusement, le sport et Démétrios ce n’est pas un concept qui fonctionne. Pourtant, un jour il va être obligé de s’y mettre pour que l’amour de sa vie, Apollonia, ne se voit pas forcée d’épouser le chef de la cité voisine. Tétanisé à cette idée de compétition, le jeune peintre se réfugie dans un vase qui est frappé par un éclair. Quand il en sort, le voilà qui se retrouve à une autre époque. En l’an 1964 de notre ère lors des Jeux Olympiques de Tokyo…

Mari YAMAZAKI je la connais de réputation puisque Thermae Romae lui a permis de se forger une bonne petite réputation dans le panthéon des mangakas que l’on apprécie dans le milieu du manga. Avec ce premier tome d’Olympia Kyklos, il est facile de constater que l’autrice a une passion pour l’Histoire de l’humanité. Elle y est fortement à l’aise, donnant ainsi une lecture fluide et non dénuée de pertinence dans sa vision. C’est classique dans la narration mais très efficace. Plus on suit les péripéties de Démétrios, plus on se demande si un certain Zeus ne serait pas derrière tout ça ? Après tout les éclairs et lui ne font qu’un, non ? Toutefois, les réponses ne viennent pas dans ce premier tome, mais le mystère demeure. Ce qui est logique en un sens. Le voyage temporel est l’un des éléments principaux, et dans sa globalité, cela se tient même si certaines facilités apparaissent parfois. Le héros reste attachant dans son malheur et dans ses difficultés. Les faits historiques mentionnés sont bien arrivés, même si beaucoup d’humour face au décalage entre certains événements. Exemple, courir nu pendant les Jeux Olympiques. De quoi donner de la sueur à notre héros… Il n’y a pas beaucoup plus à dire, puisque Olympia Kyklos a tout pour plaire. C’est une entrée facile dans l’univers de Mari YAMAZAKI. C’est une mise en bouche de qualité qui se laisse savourer avec simplicité. C’est bourré de charme, aussi bien sur l’écriture, les personnages et le dessin.

Le trait est propre et se veut réaliste. L’humour visuel ici et là casse cet aspect trop sérieux que dégage l’ensemble. La mangaka trouve l’équilibre juste pour ne pas laisser le côté décalé et le côté brut et carré se casser mutuellement. L’ambiance est très sympa, et les décors sont travaillés avec soin. L’édition en elle-même est de qualité (pages couleurs, etc). La traduction de Ryoko Sekiguchi (Grateful Dead, Alice on Border Road) et Wladimir Labaere (Fenrir, Le Vieil homme et son chat) qui arrivent à retranscrire les différentes de langage entre les deux époques.  Nous trouvons même six pages bonus écrites par la mangaka qui valent la peine d’être lues.

En conclusion, si vous ne connaissez pas Mari YAMAZAKI, ce premier tome d’Olympia Kyklos est une bonne porte d’entrée. La base du récit est posée de manière à ce que le lecteur puisse adhérer avec grande curiosité. Le choc des époques et de leur culture est très bien imaginé et surtout exécuté. La mangaka ne manque pas d’idée, et il serait plus qu’intéressant de lire la suite. C’est plaisant, drôle et on se laisse facilement entraîner. Et, sachez que si vous ête déjà fan de cette mangaka, cette lecture ne peut que vous réjouir.

15 sur 20
Olympia Kyklos, tome 1 par Mari Yamazaki

Olympia Kyklos, tome 1

Olympia Kyklos, tome 1

3 réflexions sur “Critique manga #384 – Olympia Kyklos tome 1

  1. J’ai bien aimé aussi mais j’aurais sûrement plus aimé si je n’avais pas déjà lu Thermae Romae car ici ça fait un peu redondant avec le premier titre et ce dernier était mieux fichu, plus drôle notamment ^^!

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