Critique #122 – Une fille facile de Louise O’Neill

C’est bien connu, si tu t’habilles de façon sexy ou porte un décolleté c’est une invitation « open bar » à être pelotée, sifflée, abordée sans tacts et pire une incitation à être abusée sexuellement. Si j’espère que ceux qui lisent ces lignes actuellement ne possèdent pas cet état d’esprit, je sais que beaucoup (trop) le pensent. Et c’est là le fond du problème. Dans une société louant le traitement d’un humain envers un autre humain avec dignité et scandé à qui veut l’entendre, la vérité est autre. Derrière les préjugés, les sourires faux, les regards indiscrets, et le silence se cachent de nombreux travers comme la culture du viol. Tabou or not tabou ? La question est complexe et chacun y va se de petit mot. Certains par conviction de la preuve de barbarie, et d’autres pour briller près de la machine à café. Une fille facile de Louise O’Neill est là pour nous ouvrir le débat, remettre en question la plus intime parcelle de nous face aux victimes que l’on pointe du doigt comme étant les instigatrices de leur propre agression sexuelle et psychologie. 

Critique #113 – You & I de Cali Keys

Nourrie par une passion pour les tornades et les phénomènes divers liés au climat, Cali Keys se permet de nous faire voyager à travers les États-Unis en compagnie de personnages touchants, drôles et humains. You & I se révèle être un pur moment d’aventure et de quête de soi à travers des moments douloureux et des situations dangereuses. Alors, vous aussi, prenez votre sac à dos de randonnée et partons ensemble pour la Tornado Alley. Vous verrez, vous ne le regretterez pas. Parole de scout !

Critique #095 – Par amour de Valérie Tong Cuong

Comme pour les blessures, certaines horreurs commises dans l’Histoire de l’humanité ne peuvent jamais trouver de remèdes pour expier les maux engendrés. Parmi les lectures sur le sujet de la Seconde Guerre Mondiale, Par Amour de Valérie Tong Cuong arrive à se distinguer de par la plume de son auteur. Un récit poignant où l’amour et le sacrifice vont de pairs.

Critique #090 – Le Bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin

Découvrir des paysages que je ne peux encore voir de mes propres yeux, et en humer les odeurs saupoudrant l’air est un sentiment que je tente de combler par les lectures. Le Bureau des jardins et des étangs en est le parfait exemple. Le Japon du XIIème siècle qui s’offre à nous à travers les mots de Didier Decoin est transcendant, beau et touchant.  

Critique #089 – Calendar Girl, tome 1 : Janvier

Quel est le point commun entre Calendar Girl et Gossip Girl ? Son univers haut en couleur et en parfums de Chuck et Blair, sans le possible côté malsain s’il vous plaît. Ah, et n’oublions pas le fait que Calendar Girl va être adapté par les producteurs de Gossip Girl. De quoi mettre l’eau à la bouche me direz-vous. Toutefois, avant de voir débarquer Mia et Wes sur notre petit écran, il est de bon ton de se plonger dans ce premier tome. Alors, détendez-vous et laissé vous entraîner dans un road trip sexy à travers les États-Unis. 

Critique #088 – Respire de Anne-Sophie Brasme

L’adolescence est une période de la vie de chaque être humain où les relations avec les autres est une étape clé de notre évolution personnelle et physique. Rencontre, amitié, amour, émois, chaque mot et action a son importance pour nous. Véritable éponge émotionnelle, l’adolescence n’est pas forcément signe de bonne rencontre. Une amitié qui sonne faux, un amour sans fin heureuse, etc… Respire est la quintessence de ce moment de notre vie. 

Critique #084 – La vie est belle après tout de Carmel Harrington

Entre les flocons de neige, la pluie et le ciel, les dernières heures de 2017 se veulent tourmenter par la météo. Mais qu’il vente où non sur notre quotidien, les lectures sont à pour nous réchauffer et nous faire passer un moment agréable. C’est le cas de La vie est belle après tout de Carmel Harrington qui bénéficie d’une réédition chez Harlequin des plus magnifique visuellement et également en main. Alors laissez-vous porter par la magie de l’instant hivernale sous la lueur d’une cheminée ou d’une bougie, et vous verrez que la tempête ne sera plus qu’un souvenir du passé.

Critique #083 – Carnet de routes de Marie Lopez

Il y a des lectures parfois dont on n’en attend rien particulièrement, et puis au fil des mots on y trouve un peu de réconfort et quelque chose de nouveau. C’est le cas de Carnet de Routes de Marie Lopez, connue sous le pseudo de EnjoyPhoenix. Ici, la youtubeuse délaisse le mascara et autres artifices pour s’essayer à l’exercice de l’écriture dans son premier vrai roman. Une petite surprise à découvrir.  

Critique #081 – La Frontière du loup de Sarah Hall

 » Dans la profondeur de la forêt résonnait un appel, et chaque fois qu’il l’entendait, mystérieusement excitant et attirant, il se sentait forcé de tourner le dos au feu et à la terre battue qui l’entourait, et de plonger au cœur de cette forêt toujours plus avant, il ne savait où ni pourquoi ; il ne se posait pas la question mais l’appel résonnait impérieusement dans la profondeur des bois.  » Cette citation de « L’appel de la forêt de Jack Landon pourrait à lui seul résumer la définition de l’animal sauvage mais aussi de l’Homme. Beau, poignant, imprévisible et domestiqué. Avec La Frontière du loup, Sarah Hall explore ces aspects de notre condition tout en laissant un bel hommage au loup qui sommeille en nous.