Critique #206 – Et pour le pire par Amanda Prowse

Combien de femmes subissent les violences de leur mari, conjoint, ou petit ami ? Beaucoup trop. Une femme s’est déjà une de trop. L’espoir de voir cela cesser est une chose à laquelle on doit croire, malgré tout le chemin qui reste à parcourir pour enfin dire que plus aucune femme ne meurt sous les coups de celui qui prétend l’aimer. Et pour le pire est une fiction mais, malheureusement, trop proche de la réalité. À travers le personnage d’une femme en quête de liberté, Amanda Prowse livre un roman sans voyeurisme aucun qui pousse à réfléchir et à garder espoir. 

Critique #165 – Le Silence d’après par Cath Staincliffe

Les éditions Stéphane Marsan publie des romans qui méritent amplement qu’on se penche dessus. L’une des plus marquantes a été Une fille facile de Louise O’Neil évoquant la culture du viol et ce qui se dessine autour pour la victime. Avec Le Silence d’après par Cath Staincliffe, l’éditeur parle de destins qui se brisent à cause d’une autre destin brisé par de multiples évènements. Une lecture puissante et difficile tant le thème fait parler. 

Critique #125 – Tous les soleils d’hier par Sarah Winman

Après m’avoir transformée à jamais avec Une fille facile, je dois dire que j’étais plus que prête à découvrir d’autres titres de chez l’éditeur Stéphane Marsan. Mon choix s’est porté sur Tous les soleils d’hier par Sarah Winman promettant un beau récit. Finalement je suis tombée sur quelque chose de plus fort, de plus immense malgré la simplicité à laquelle l’auteure semblait promettre.

Critique #122 – Une fille facile de Louise O’Neill

C’est bien connu, si tu t’habilles de façon sexy ou porte un décolleté c’est une invitation « open bar » à être pelotée, sifflée, abordée sans tacts et pire une incitation à être abusée sexuellement. Si j’espère que ceux qui lisent ces lignes actuellement ne possèdent pas cet état d’esprit, je sais que beaucoup (trop) le pensent. Et c’est là le fond du problème. Dans une société louant le traitement d’un humain envers un autre humain avec dignité et scandé à qui veut l’entendre, la vérité est autre. Derrière les préjugés, les sourires faux, les regards indiscrets, et le silence se cachent de nombreux travers comme la culture du viol. Tabou or not tabou ? La question est complexe et chacun y va se de petit mot. Certains par conviction de la preuve de barbarie, et d’autres pour briller près de la machine à café. Une fille facile de Louise O’Neill est là pour nous ouvrir le débat, remettre en question la plus intime parcelle de nous face aux victimes que l’on pointe du doigt comme étant les instigatrices de leur propre agression sexuelle et psychologie. 

Critique #115 – Power de Michaël Mention

Le pouvoir au peuple, le pouvoir aux simples gens comme vous et moi. De son style captivant, journalistique, et dure, Michaël Mention s’évertue à narrer les événements réels de l’Amérique des années 70. Discours de Martin Luther King, assassinat de Malcolm X, racisme, révolution et émeutes, Power revient sur des années difficiles de l’Amérique bien pensante. À cette époque se forme le mouvement Black Panthers sur fond de musique rock, qui viendront en aide à des milliers de gens à travers le pays. Malmenés par le gouvernement, ils seront vite catalogués comme violent. Power rétabli les choses, sans jamais prendre parti. Trois destins, tris êtres humains, qui devront lutter pour maintenir la tête hors de l’eau.