Critique manga #346 – Deadman Wonderland tome 1, 2 et 3

Mesdames et Messieurs, n’ayez pas peur de passer les portes du Deadman Wonderland ! Ce joyeux vous offre l’occasion de passer de bons moments en familles, entre amis où seul, en découvrant des combats, des courses d’obstacles où tous les coups sont permis. Les criminels les plus dangereux devront s’affronter pour ne pas périr dans d’affreuses souffrances. Êtes-vous prêts à vous joindre à nous ? Un coup de coeur vous attend !

Disponible aux éditions KANA dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix de 6.85 € | Également disponible au format numérique | POUR PUBLIC AVERTI

kanadargaudsuisse

Deadman Wonderland est l’oeuvre d’un duo. La mangaka Jinsei KATAOKA qui s’occupe du scénario, et du mangaka Kazuma KONDOU au dessin. Ce n’est pas la première fois que les deux travaillent ensemble puisqu’on les connaît déjà pour les titres Eureka Seven sortie en 2005 (Kana), et depuis pour Smokin’ Parade, en 2015, et toujours en cours aux éditions Kana. KATAOKA a également collaboré en tant que dessinatrice avec un autre mangaka sur le titre Livingstone en 2009 pour l’éditeur Kodansha. Deadman Wonderland a été prépublié dès 2008 dans le magazine Shonen Ace de l’éditeur Kadokawa Shoten (Another, Angolmois, Bungô Stray Dog). Un anime a vu le jour en 2011 et a été produit Monglobe et Sanzigen Animation Studio, et est disponible sur Netflix.

Dans un futur sans date, il y a 10 ans de cela, 70% de la ville de Tokyo a été détruit par un tremblement de terre. Pour aider à récolter des fonds et rebâtir une grande partie de la ville, la prison Deadman Wonderland est devenue un lieu touristique, une espèce de parc d’attractions où les visiteurs peuvent assister à des spectacles où les prisonniers prennent part à des épreuves mortelles en s’affrontant pour pouvoirs survivres quelques jours de plus. Un jeune adolescent de 14 ans, Ganta, va rejoindre les murs de la prison en tant que détenu après avoir été reconnu coupable par la cour du meurtre de ses camarades de classe. Le problème est qu’il est innocent. Le véritable meurtrier est un mystérieux homme en rouge qui a débarqué dans la salle de classe et a massacré tous les élèves sans le moindre effort, en prenant soin de l’épargner lui. Pourquoi ne l’a-t-il pas tuer ?

C’est sans détour que Deadman Wonderland entre dans le vif du sujet en ouvrant les porte de son étrange prison. Au début le mystère reste entier, et il faut bien un tome et demi avant de réellement être happé par le récit. Le premier tome sert d’introduction à l’univers et aux personnages. On fait la connaissance de Ganta qui s’avère un jeune garçon ayant des valeurs, le sens du bien et du mal, et qui vont se heurter à la dureté de la vie de prison et la cruauté de Deadman Wonderland. Les détenus ne sont pas des enfants de coeurs, et ont tous des manières de vivres bien différentes de celles déjà imposées par le règlement. Très rapidement on sent que le directeur du lieu n’est pas réglo et qu’il n’a pas forcément la lumière à tous les étages, comme on dit. Il y a des magouilles qui se trament, et on est très curieux de découvrir ce qui ne va pas. Même certains personnages que l’on pense ne pas être respectueux des ordres, semblent en fait aussi aveugles que nous ! Les personnages secondaires qui vont se lier à Ganta sont assez rapidement introduit, et il faudra attendre le tome 2 pour réellement savoir si on peut compter sur eux ou non. Shiro est un personnage féminin qui détonne à tous les niveaux. Elle possède un côté comique et enfant qui rappelle le personnage féminin de Eureka Seven, première série du duo. Une naïveté qui pourrait agacer si elle était mal exploitée, mais sur les trois tomes on est heureux de constater que ce n’est pas le cas, puisque son développement sera très bien réussi. Elle deviendra même une figure très importante dans les deux tomes suivants… Je n’en dirais vraiment pas plus sur elle, mais disons simplement que les femmes dans ce récit n’ont pas à rougir face aux hommes.

Niveau action, nous sommes servis. Notamment dans les tomes 2 et 3 avec des combats entre les prisonniers organisés par la direction pour divertir le public aussi bien celui dans la salle que celui à la maison. Le pire c’est que le perdant se verra retirer l’un de ses membres ou organe. Miam ! Le pouvoir ou force physique des détenus est original, et Ganta en possède un également. Son origine est encore peu développée, mais on comment à avoir quelques informations dessus. À noter qu’à son arrivée l’adolescent ne savait pas qu’il en possédait un. On continue de croiser des personnages très originaux, tout comme leur look ! Ce trait est également notable dans leur récente série Smokin’ Parade. On explore aussi différentes zones de la prison, comme le secteur G qui n’est pas référencé sur la carte de l’établissement créant ainsi un certain remous dans la hiérarchie. Le lecteur va avoir des questions qui vont fuser, signe que le récit nous intrigue et on attend d’avoir les réponses dans les prochains tomes ! En tout cas, il est presque impossible de lâcher le récit arrivé aux deux tiers du tome 2 et ce jusqu’à la fin du tome 3 !

Visuellement, c’est propre et dynamique. Kazuma KONDOU possède un trait précis et stylisé de manière qu’on l’identifie tout de suite. Physiquement les personnages sont tous reconnaissables, ce qui aide car ils sont quand même déjà pas mal. Les visages sont expressifs, c’est visuellement violent avec une légère pointe de gore jouant plutôt sur le côté horrifique à suspense. On a une pointe d’humour noir bien dosé, avec parfois des mimiques plus légères pour souffler un peu. La mise en scène est classique sans trop l’être, et avec de très belles double-page. Les scènes d’action sont fluides et lisibles. L’édition proposée par Kana possède une ou deux pages couleurs au début, une impression de qualité et une traduction faite par Guillaume Abadie (Prince du Tennis, Eureka Seven, Psyren).

En conclusion, ces trois premiers tomes de Deadmand Wonderland se sont avérés être une excellente surprise, et même un coup de coeur ! Là où Smokin Parade avait fini par complètement me perdre avec son scénario qui partait dans tous les sens, ici, KATAOKA et KONDOU arrivent à garder un fil scénaristique lisible et prenant de bout en bout. Il y a zéro temps mort, les personnages sont tous hypers charismatiques et originaux, et on s’attache facilement. Un récit qui mérite qu’on le découvre sans attendre ! Vivement que je puisse lire la suite !

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