Critique manga #111 – Smokin’ Parade tome 2

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Après avoir vu sa fête d’anniversaire par la transformation de sa sœur, Yôkô trouve refuge (un peu malgré lui) au sein des Jackalopes, groupe de mercenaires en lutte contre les Spiders, monstres bipèdes trafiqués. Entre humour, amour de la nourriture et scène de combat, les auteurs de Deadmand Wonderland s’offrent un moment où l’action fuse de toute part.

 

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LIRE UN EXTRAIT DU CHAPITRE 1, TOME 1

 

LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 DE SMOKIN’ PARADE ICI

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour la folie des Jackalopes


Smokin’ Parade est la troisième œuvre commune du scénariste Jinsei KATAOKA et du dessinateur Kazuma KODOU, créateurs du manga Deadman Wonderland datant de 2007 et parut aux éditions KANA. Mais cette collaboration entre ces deux noms du manga a commencé en 2005 avec Eureka Seven. Cette nouveauté a été lancée dans le magazine Shounen Ace, toujours en cours de publication au Japon avec 4 tomes à ce jour.

L’histoire de cet univers ultraviolent débute le jour du quinzième anniversaire de Yôkô Kakujô, un jeune adolescent dont sa seule famille est sa sœur. Depuis tous petits, ces deux êtres ne peuvent compter que sur l’un et l’autre, puisque pour une raison que l’on ignore encore ils n’ont pas de parents. Sa sœur, Mirai, a récemment bénéficié d’une greffe des deux jambes par une organisation nommée Amenotori, anciennement connue pour être une société pharmaceutique. Mais depuis une dizaine d’années, celle-ci s’est démarquée par  la mise au point d’un traitement révolutionnaire qui agit sur la régénération des cellules mortes dans le corps humain, ce qui permet – selon eux – de voir un membre perdu repousser. Heureuse de pouvoir enfin marcher et de ne plus être un fardeau pour son frère, Mirai décide de lui organiser une fête surprise. Même si elle n’est pas un fin cordon-bleu elle y met du sien. Seulement, une tragédie inexpliquée va venir troubler le jour de fête et changer la vie de Yôkô à jamais. Depuis, il est devenu un membre des Jackalopes et une véritable arme de guerre.

Les six chapitres que compose se tome se ressent plus comme une succession de missions faites pour exhiber es biceps et autres membres armés. Du coup, le lecteur peine parfois à comprendre la ligne directrice que les auteurs veulent installer sur la durée. L’ambiance se veut électrique et forte en action, mais manque parfois de moments plus profonds. Toutefois, on peut desceller ici et là quelques petits développements personnels comme le montre les réflexions presque blasée de Midari, n’ayant plus fois en l’humanité. On comprends vite fait, par un très bref flashback, qu’un événement de son passé l’a profondément marqué sans pour autant que les auteurs ne prennent le temps d’en dire plus. Cela est à la fois intriguant et frustrant, puisque Midari est certainement l’un des personnages les plus marquants à mes yeux. Encore plus que Yôkô ou le leader des Jackalopes, Akuta. Ce dernier est d’ailleurs pas mal mis en retrait dans ce tome à la suite d’un incident, laissant plus de champ à Yôkô qui devient donc le personnage central. La vraie surprise de ce nouveau tome vient du personnage de “Maître Shiba”, cuisinier des Jackalopes. Son charisme insuffle énormément au récit, qu’on aurait presque envie qu’il prenne les commandes du groupe.

Dans le camp des ennemis, aucun personnage ne semble se démarquer puisque l’on a surtout une série de vilains sans grandes motivations autres que de tuer et détruire. C’est un peu dommage quand on voit le potentiel que dégagent le titre et le design des Spiders. Parmi eux on s’intéressera plus spécialement aux Sickaggra (liés à Clama et l’organisation pharmaceutique Amenotori), dont les membres possèdent plus de puissances que les Spiders basiques. Pour le moment, nous n’en savons pas beaucoup sur eux, autre le fait que l’un des membres à un lien passé avec Akuta. Malgré cet aspect brouillon de départ, la dernière partie du tome vient rattraper le tout en évoquant enfin un peu plus le trafic d’organes mentionné dans le premier tome. En revenant sur cette base, le récit de Jinsei KATAOKA et Kazuma KONDOU laisse pré-sentir un seinen moins basique.

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Toutefois, malgré ces quelques points encore un peu bancals, les pages se tournent avec plaisir et on se plait de voir autant de dynamisme. Cet effet est accentué par le dessin de KONDOU, qui continuera de plaire aux lecteurs de Eureka Seven et surtout de Deadman Wonderland. Les scènes de combat sont fluides et on sent bien l’intensité qui s’en dégage. Le design des Spiders est extrêmement bien développé et très imaginatif sans être ridicule. Les doubles pages laissent souvent l’action parler d’elle-même et montrer bien la palette graphique de son artiste.

L’édition de KANA est classique pour du Dark Kana, les trois pages couleurs sont fort appréciés. Aucune coquille, le papier est de bonne qualité et la traduction de Cyril Coppini (Detective Conan, School Judgment) est moderne et fraîche.

En conclusion, ce tome 2 de Smokin’ Parade possède une narration plus fluide et naturelle que lors du tome précédent. Le rythme est plus soutenu et ne laisse pas de pause, sauf pour y inclure son humour bien dosé. Toutefois, des zones imprécises persistent dans la narration, et on espère à un développement plus conséquent de certains personnages comme Midari. Un bon moment de lecture que nous offre tout de même KATAOKA et KONDOU.

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