Critique #019 – Le vertige des falaises de Gilles Paris

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Après les péripéties de Ferdinand dans Mémé dans les orties, on va passer à toute autre chose avec un roman qui met en scène une adolescente, sa mère et sa grand-mère, non pas la même quand dans Mémé dans les orties, roooh faut suivre un peu. Bref, un récit riche en rebondissement qui ne vous laissera pas de marbre. 
Je remercie les éditions Plon et NetGalley de m’avoir permis de lire ce livre au format numérique.

Le vertige des falaises est le nouveau roman de Gilles Paris, connu pour son premier roman Autobiographie d’une courgette paru aux éditions Plon en 2002. Vous en avez certainement entendu parler puisqu’une adaptation au cinéma est sortie en 2016 sous la réalisation de Claude Barras, sous le titre de Ma vie de Courgette, qui a remporté quelques récompenses dont le César du meilleur film d’animation et de la meilleure adaptation en 2017.  

Gilles Paris est né à Suresnes, en 1959, et avant de devenir écrivain a été fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports dans le service documentations puis journaliste dans le cinéma et la musique pour la presse populaire. Il devient ensuite attaché de presse dans l’édition, d’abord chez Jean-Claude Lattès et Plon, puis pour son propre compte. En 1991, paraît son premier roman Papa et Maman sont morts chez Le Seuil, puis Autobiographie d’une Courgette vendu à plus de 150 000 exemplaires. En 2012, sort Au pays des kangourous qui reçoit de nombreux prix comme celui du Prix Plume d’Or 2013. En 2014, sort L’été des lucioles, et enfin cette année Le vertige des falaises.

On peut donc dire que l’auteur n’est pas un débutant, et on le constate rapidement à la lecture de son nouvel ouvrage. L’histoire est la suivante : Sur une île sauvage et déserte, la difficile et fragile adolescente Marnie vit au-dessus des falaises dans une imposante maison appelée Glass, faite de verre et d’acier, ou règne sa mère malade Rose et sa grand-mère protectrice Olivia.

Sur cette île isolée, où chaque habitant se côtoie et connaît la famille Mortemer, rien ne semble venir égayer les journées de cette dernière. La maison de verre imposante est le reflet de la tristesse et de la solitude qui anime cette famille. Seules les femmes sont encore présentes, aussi fortes et indispensables veillant à ce que personne ne vienne les troubler.

Mais en haut de ces falaises, nous allons vite découvrir que chaque habitant possède son secret, souvent difficile et sombre. De nombreuses questions viennent à fleurir dans nos esprits de lecteurs. Pourquoi les hommes de la famille (le grand-père, le mari, et le fils)sont-ils morts dans de tragiques accidents ? Quelqu’un détiendrait-il la réponse ?

Au fur et à mesure on découvre l’histoire cette famille et de l’île véritable point d’ancrage du récit, sous la narration successive de trois femmes de la famille ainsi que des personnages gravitant autour d’elles. Chacun apportera sa vision des choses, en parlant du quotidien, et des évènements dramatiques ou non qui ont changé leur vie. Ne laissant rien au hasard, Giles Paris jongle habilement avec le récit en huit-clos et l’histoire familiale sans tomber dans la facilité. Au fil des pages, les langues se délient et on comprend vite que l’on ne peut prévoir le dénouement. Le suspense est présent, et on se sent vite intrigué par toute cette histoire. 

« J’ai quatorze ans, j’ai cent ans. Peu importe. Je sais des choses. J’ai vécu avec ces mots-poisons qui m’ont rongée à l’intérieur. J’ai grandi trop vite comme une herbe folle qui court le long des arbres jusqu’au sommet. Mais ce n’est pas encore assez haut, j’ai besoin du ciel et même au-delà. »

Je ne connaissais pas l’écriture de Gilles Paris jusqu’ici, et je dois dire qu’elle m’a bien plu. Il se glisse parfaitement dans la tête d’une adolescente sans forcer le trait, restant réaliste et soigné dans son approche. Même si certains passages auraient pu être moins répétitifs, le déroulement du récit n’en souffre pas réellement.

En conclusion, à l’heure où les vagues se déchaînent sur les côtes, Gilles Paris nous présente un très bon roman proche du thriller sans l’être, qui nous captive du début à la fin. Certains petits défauts sont visibles mais ne viennent en rien gâcher la lecture. C’est avec envie que j’irais lire ses autres récits, espérant y retrouver ce qui fait de Le vertige des falaises un roman qui se doit d’être découvert par d’autres lecteurs avides d’émotions fortes et riches en révélations. 17blanc

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2 réflexions sur “Critique #019 – Le vertige des falaises de Gilles Paris

  1. Un très bon roman en effet. Ses autres romans sont très différents, rien à voir (puisque pour la plupart écrits avec les mots d’un enfant). Mais ils sont tous excellents.

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