Critique #036 – Furious Rush, Tome 1 de S.C. Stephens

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Qui n’a jamais rêvé de conduire une moto ? Cheveux aux vents ou non, la sensation que transmet une course de motos doit être proche de celui de la liberté et de la folie à l’état brute. À défaut de pouvoir grimper sur une moto là maintenant, je vous propose de découvrir une lecture tout aussi forte en adrénaline.
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Furious Rush marque le retour de l’auteure américaine S.C. Stephens en français, après la publication de la série Thoughless en 2012. Outre Thoughless et Furious Rush, elle a publié une troisième série intitulée Conversion qui reste inédite en français. Stephens vit actuellement avec ses deux enfants dans le Nord-Ouest du Pacifique.

Après l’univers de la musique, Stephens s’attaque à celui de la course de motos, qui à ma connaissance ne sert que très rarement comme toile de fond pour une histoire. Du coup, je suis littéralement tombée amoureuse de cet univers. Moi, qui étant petite proclamait vouloir pratiquer la moto plus tard, je me suis facilement laissée charmer par ce monde. Les scènes de courses sont véritablement bien retranscrites, on s’y croirait presque tant il y a de la vitesse, de l’adrénaline et de la passion. Le récit nous invite dans cet univers avec Mackenzie Cox, fille du célèbre pilote Jordan Cox, qui va devoir lutter pour ce faire une place dans ce sport où l’homme règne en maître. Mais ses projets vont être contrecarrés par l’arrivée du nouveau pilote de course de l’écurie rivale de son père, Hayden Hayes, pilote de courses de rue illégales. Entre les deux, les défis mutuels vont être passionnés, déchirants, électriques et plus si affinités. Et ce ne sont pas les secrets de Hayden qui vont venir simplifier les choses…

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Outre l’univers, j’ai beaucoup aimé les personnages qui sont tous différents des uns et des autres. Kenzie est celle qui m’a le plus intéressée dans cette histoire, par le fait qu’elle soit indépendante, incisive, drôle et droite dans sa vie de tous les jours. Évoluer dans un univers masculin comme celui de la course de motos est un véritable parcours du combattant – voire de survie – pour la jeune femme. Puis il y a le fait qu’elle soit la fille d’un pilote de légende qui rajoute un poids en plus sur ses épaules. Dans Furious Rush, les relations entre les personnages sont bien écrites, touchantes, et apportent matière à réflexion. Par exemple, la relation qu’elle entretien avec son père est quelque chose qui me touche tout particulièrement, tant je me retrouve dans son désir de toujours être à la hauteur, et d’enfin avoir une certaine reconnaissance voir de l’amour de son paternel. Il y aussi le lien de l’amitié entre Kenzie et Nikki, sa meilleure amie, et Myles, ami et coéquipier de la fille Cox. 

La romance a aussi son importance bien-sûr, et se distingue par plusieurs aspects. Il y a le fait qu’il est amusant de voir Hayden et Kenzie être si radicalement différent. Lui, est imbus de lui-même, joueur, prétentieux et juge sans détour Kenzie de « princesse » qui « n’a pas sa place sur la piste mais plutôt sur un poney ». Autant dire, qu’il a non seulement fait sortir de ses gonds la jeune femme, mais moi aussi par la même occasion. Mais derrière ce masque, -ou plutôt casque-, ce cache un jeune homme qui ne demande qu’à se découvrir. Face à lui, il y a Kenzie, qui signifie bien plus que le simple adjectif de « belle », puisqu’elle est intelligente, persistante, têtue, passionnée par son sport, et qu’en aucun cas elle n’aime se faire marcher sur les pieds. En conséquence, la rencontre entre les deux et leur relation devient vite électrique, tumultueuse et passionnante aux yeux du lecteur. Entre la new romance où la jeune femme se laisse totalement subjuguer par le beau mâle et celle où elle ne se laisse pas impressionner, mon choix se porte sans hésitation sur la seconde. C’est donc sans surprise que je me suis attachée à la jeune Kenzie, que j’admire de par sa ténacité et sa rigueur. Puis, le fait que ses deux amis – Nikki et Myles – ne soient pas d’un grand soutiens moral par moments, n’a fait que renforcer mon attachement envers elle

Je soupire et lui répète tout ce que le docteur m’a dit. Une fois que j’ai fini, Theresa se tait pendant dix secondes. Puis elle dit doucement :

– Papa est dingue de te pousser à faire des courses. Tu pourrais te tuer.

Je serre les dents, avant de répondre.

– Mais je veux faire des courses, Theresa. C’est mon choix, depuis toujours.

La rivalité entre les écuries Cox Racing et Benetti Motorsports rappelle fortement la rivalité entre les Montague et les Capulet dans Romeo & Juliette de William Shakespeare. Les similitudes sont nombreuses dans la construction de l’intrigue, mais ce n’est pas pour autant que Hayden a tout d’un Roméo et Kenzie d’une Juliette rêvant au prince charmant. Non, si le récit rappelle celui de la pièce de théâtre, les personnages possèdent leurs caractéristiques, leurs forces mais aussi leurs clichés. Déjà, il y a Hayden qui comme je le dis plus haut sait qu’il plaît à la gent féminine et en profite grandement. J’ai bien entendu eu envie de lui en coller quelques une durant le récit, sans pour autant arriver au même niveau que celui de Hardin dans la saga After de Anna Todd. Kenzie arrive facilement à lui tenir tête, tout en se sentant troubler par sa présence tant le beau blond à la chevelure rebelle est attirant. 

En conclusion, Furious Rush est une très bonne entrée dans la New Romance de par son univers sur deux roues brûlant l’asphalte. Malgré ses clichés, j’ai été agréablement surprise par le fait que l’histoire soit prenante, fluide et bien écrite. On rentre facilement dans la lecture où le charme et la personnalité de Kenzie font du bien et apportent des moments sensibles et justes. Je peux même dire que malgré mon 17 sur 20, je lui offre ma médaille de coup de cœur. C’est donc sans problèmes que je reviendrais lors de la sortie du deuxième tome,paru le mois dernier en VO, et qui devrait arriver courant 2018 chez Hugo & Cie. Bravo également à l’éditeur pour le choix de couverture aux couleurs bleu et rouge qui indique parfaitement ce que’est Furious Rush : une lecture addictive, et vive sur fond de rivalité Shakespearienne passionnée

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10 réflexions sur “Critique #036 – Furious Rush, Tome 1 de S.C. Stephens

  1. Il semble assez sympa celui-ci. L’univers des courses de moto me tente bien, ça change un peu. Par contre, quels sont les clichés dont tu parles dans ta conclusion ? Ça m’inquiète un peu ^^

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