Critique manga #348 – Bloom Into You tome 7

La fin est proche, et mon coeur avec ! Septième tome pour Bloom Into You, et les émotions sont aux plus haut. Que dire sur ce titre qui aura conquis mon coeur, et pas mal d’autres autour de lui. Si vous n’avez pas encore découvert ce titre c’est le moment.

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kanadargaudsuisse

Lancé en octobre 2019, Bloom Into You a rapidement su se démarquer des shojo du catalogue des éditions KANA pour sa psychologie des personnages, et bien entendu parce que c’est un Yuri. Pour ceux qui ne savent pas encore ce qu’est ce genre, c’est simplement une histoire d’amour entre filles. Voilà. Rien de bien méchant, on est en 2020, pas la peine d’en faire tout un flan. Après, il se peut que ce genre de lecture ne vous interesses pas, et je le conçois, parfaitement, mais je vous demande simplement d’être respectueux de ceux qui lisent ce genre, ou tout simplement le shojo (donc la romance) en général. Maintenant que cela est dit, passons à ce septième tome qui est l’avant dernier-tome de la série. Eh oui, en décembre prochain Bloom Into You tirera sa révérence, et nous laissera sans l’ombre d’un doute un petit pincement au coeur. Dans le tome précédent, la pièce de théâtre avait été une réussite, révélant une Nanami plus sereine avec son passé, tandis que réalisait que l’amour pouvait fleurir en son coeur contre toute attente. Après une confession des plus inattendue, Yû semble ne plus avoir sa place auprès de celle qui, autrefois, ne pouvait se passer d’elle pour avancer. Alors que les deux jeunes filles s’éloignent, Nanami et Sayaka partent en voyage scolaire. Et cette dernière pourrait bien en profiter pour partager un secret avec Nanami…

Bon, qu’on se le dise, ce tome est plein de mélancolie. Entre une Yû qui déprime comme jamais et qui réalise que l’amour ça fait mal, et une Nanami qui semble ne plus avoir besoin de la présence de celle-ci, le lecteur à de quoi s’inquiéter pour son petit kokoro. Heureusement, Yû trouvera conseil auprès de Maki, cet adolescent aromantique qui arrivera à lui faire comprendre qu’elle et lui ne sont pas pareils. De son côté, Nanami ne semble plus vouloir être celle qu’elle était, s’épanouissant de plus en plus dans la troupe de théâtre qu’elle a intégré. Mais peut-être réellement fuir ses sentiments ? Notamment son amour pour Yu qui jusqu’à présent était si réel. L’amour est l’un des thèmes principaux de Bloom Into You, et dans ce tome-ci il l’est tout particulièrement. Chacune des deux héroïnes va le vivre de façon différente. Nous avons Yû, qui jusqu’à présent ne connaissait pas ce sentiment, mais qui voyait Nanami le vivre à travers ses « je t’aime » envers elle. Mais le voir et le vivre, sont deux choses bien distinctes. Dès la fin du tome 6, on sent que l’intensité de cette émotion est vive, douloureuse presque, et ça grâce au dessin de Nio NAKATANI qui nous le montre dans les gestes et les expressions de ses personnages. Cela continue dans ce sixième tome, où voir une Yû aussi accablée est délicat. Nanami, en revanche c’est beaucoup plus radical. Terminé les mots doux, les regards en biais vers Yû. Elle ne paraît plus du tout « amoureuse ». Comme si se détacher de son ancien elle, l’avait aussi coupé de son amour pour Yû. Mais peut-on réellement se séparer aussi vite d’un tel sentiment ? Ne va-t-il pas lui revenir violemment en pleine face ? C’est ce que les deux jeunes filles vont découvrir, car même au final Yû va se mettre à douter de son amour. L’autre personnage confronté à la même situation est Sayaka. Éternelle meilleure amie, amoureuse en secret de Nanami qui n’a jamais osé l’avouer. Peut-elle encore le faire ? N’est-il pas trop tard ? Autant vous le dire, ces trois filles vivent de sacrées émotions en moins de 200 pages !

Le trait de Nio NAKATANI est toujours aussi élégant, doux et soigné. Le design des personnages est maîtrisé. Les visages sont expressifs. La qualité est constante depuis le début, et franchement au bout de sept tomes, je radote. Pareil pour le travail d’édition et la traduction d’Aline Kukor (Goodbye, My Rose Garden, Kase-San, Otaku Otaku) qui pour moi est l’une des meilleures dans le métier.

En conclusion, même si j’ai hâte de découvrir le 8ème et dernier tome de Bloom Into You, je ne peux m’empêcher de déjà ressentir une certaine tristesse à l’idée de les quitter pour de bon. Avec cette série de Nio NAKATANI, les éditions KANA auront montré que le genre Yuri a toute sa place chez un éditeur  »généraliste », et qu’il mérite qu’on le découvre, peu importe que l’on soit une fille ou un garçon. Bloom Into You fait partie de ses séries qui arrivent à décortiquer les émotions à travers des personnages touchants et travaillés avec finesse.

17/20

2 réflexions sur “Critique manga #348 – Bloom Into You tome 7

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