Critique anime #001 – Eyeshield 21

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J’ai l’honneur d’inaugurer la partie anime du blog, en parlant sport mais pas que, puisque Eyeshield 21 est un anime à la palette de thèmes variés, d’humour et qui nous enseigne l’art du football américain sans nous prendre pour des billes. Allez, suivez-le guide et laissez-vous envahir par les vibrations du sport !

 

Plus d’infos sur la série en consultant la fiche de Kazé, et celle de ADN.

Avant de devenir une série animée, Eyeshield 21 a été un manga écrit par Riichirõ Inagaki et illustré par Yusuke Murata, dont le thème principal est le football américain. Il a été prépublié dans le magazine Weekly Shõnen Jum entre 2002 et 2009, pour un total de 37 tomes reliés. En France, le manga a été édité en intégralité chez Glénat Manga.

La série animée comprend 145 épisodes et est produite par le Studio Gallop, également à l’origine de productions tels que Yu-Gi-Oh!, Legendz, Akazuki, Tanken Goblin Shima et en partie Kenshin le Vagabond. En France c’est Kazé qui édite l’anime, et est aussi disponible sur la plateforme de streaming légale 100% animation, ADN. Mais de quoi parle Eyeshield 21 ? De football américain, oui, on le sait. Mais de quoi d’autres ? Eh bien, on suit Sena Koayakawa, un jeune homme quelque peu chétif qui fait son entrée au lycée. Rien d’originale, hein ? Erreur. Continuez de lire la suite, pour comprendre pourquoi.

Captain_Tsubasa_(1983)_banner.jpgDe mémoire, le seul anime parlant de sport que j’ai pu regarder dans ma vie a été Captain Tsubasa alias Olive et Tom lors de sa diffusion dans le Club Dorothé pendant les années 90. Et récemment, étant tombée sur un épisode de la série je me suis dit « c’est dingue comment le terrain est aussi long qu’une autoroute. » Bien entendu, quand on est enfant on ne remarque pas ce genre de détails qui font que le scénario n’est plus du tout réaliste quand on devient adulte. On en parle du ballon qui s’envole dans la stratosphère ? Bref, vous l’aurez compris je ne suis pas calée dans les shonen concernant le sport. En m’inscrivant sur ADN, je dois avouer que je ne savais pas quelle série essayer pour me faire une idée du service proposé par cette plateforme de streaming légal. Puis, je suis tombée – je ne sais comment – sur Eyeshield 21. Ayant ce souvenir nostalgique, tout de même de Captain Tsubasa, je me suis dit que j’allais tenter Eyeshield 21, sans rien en attendre. Je pensais même que j’allais m’ennuyer. À noter que pour cette review, mon avis se base sur les dix premiers épisodes de la saison 1, je tiens à le préciser.

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Dès le premier épisode, on découvre le personnage central de la série, Sena, qui n’est ni populaire ni un grand sportif. Ce jeune garçon s’apprête à démarrer sa première année de lycée, et n’a que pour seule amie, Mamori Anezaki, une jeune femme qui pose sur lui un regard protecteur de grande sœur, depuis l’enfance. Malmené par ses camarades pendant des années, il a toujours été considéré comme un simple larbin par les autres, et finit toujours pas ce plier aux ordres qu’on lui donne. Lasse de se manque de confiance en lui et de sa timidité, Sena va se décider à rejoindre un club pour se faire des amis. Mais lequel choisir ? C’est lors de circonstances particulières, qu’il va se retrouver face Ryokan Kurita, une sorte de Ronflex – pokémon – humain qui est l’un des deux membres de l’équipe de football américain du lycée. Effrayé par le côté brutal de ce sport, Sena ne choisira d’être que le secrétaire chargé d’observer les équipes adverses pour pouvoir aider son équipe à mettre en place une stratégie de jeu. Mais c’est sans compter sur l’intervention et les ambitions de Hiruma, quarter back au regard diabolique et aux dents acérées, des Deimon Devil Bats. Car, l’un des talents de Sena est le fait qu’il possède des jambes très rapides et un esprit vif et affûté, dû au nombreuses brimades et harcèlement dont il a été victime durant son enfance. Du coup, Hiruma ne va pas se gêner pour le mettre à profit dans l’équipe en tant que Running Back, dont la visière de son casque dissimule sa véritable identité aux yeux de tous.

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Ce que j’ai aimé dans le personnage de Sena est le fait qu’il est naturel. Un brin fragile et profondément gentil, on ne peut que s’attacher à lui. Mon cœur s’est même brisé quand on voit que sur son nouveau téléphone portable il ne possède qu’un seul numéro dans son répertoire, celui de sa meilleur amie, Mamori. Cette dernière ne cesse de protéger Sena, de tenter de le rendre plus fort mentalement tout en le mettant en garde face à Hiruma. Ce lien entre les deux jeunes gens est attendrissant, et est toujours mis en valeur par le fait, par exemple, que pour le jeune homme l’amitié est importante à ses yeux. Il n’hésitera pas à défendre bec et ongles ses différents liens face aux bruts, plaçant ainsi cette valeur chère à ses yeux sur un piédestal. Et puis, qui n’aimerait pas avoir quelque prêt à sacrifier tant de choses pour vous au simple nom de votre amitié ?

Sur la vingtaine de minutes que compte chaque épisode, on passe son temps à pouffer de rire, à s’attendrir sans pour autant tomber dans le niaiserie. Non, entre l’humour décapant mais absolument pas lourdingue, et les messages humains de cette série, on passe un excellent moment où l’on ne voit pas le temps passer. De plus, je peux dire que j’ai appris plein de choses sur le footaball américian entre ses règles, ses tactiques, sans que cela soit enseigné de manière barbante. C’est à travers un mini quizz – placé à l’antenne durant la pause – que l’on en apprend plus, mais aussi grâce aux dialogues entre les différents personnages. C’est expliqué de manière simple sans employer des termes trop compliqués, puis c’est ludique et intelligent. Maintenant je vais pouvoir afficher mes connaissances dans ce sport, et je ne vais pas me gêner pour le faire !

Au fil des épisodes, il est agréable de voir le personnage de Sena évoluer et de mettre son « talent » à disposition. À travers lui on découvre les thèmes (ou messages) que la série cherche à transmettre à son public, à savoir : le courage, la détermination, la valeur de l’amitié, et de l’acceptation de soi

De plus le fait que chaque épisode ne fasse qu’une vingtaine de minutes permet de donner un dynamisme au récit, sans pour autant perdre de sa valeur narrative. Néanmoins, la ligne écrite de l’histoire est identique à celle d’autres anime ou mangas du genre shonen. On prend un jeune garçon « faible » limite un loser, pour que peu à peu il prenne confiance en lui et devienne quelqu’un de plus « grand » et de plus « fort ». Et si vous êtes déjà en train de rouler des yeux en vous disant que vous allez passer votre chemin, je vous retiens tout de suite et vous dis de rester. Oui, les bases sont presque des copier-coller de nombreux autres récits, mais ici Eyeshield 21 séduit par son humour, ses personnages attachants – même le menaçant Hiruma – et les différents messages qu’il véhicule. Et puis, qui peut résister à un Ronflex humain, hein ? Pas moi en tout cas. Il est tellement adorable que je donnerai cher pour pouvoir avoir un ami aussi adorable que lui.

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Parler scénario c’est bien, mais il faut aussi parler du graphisme. Le style du character design fonctionne bien, l’animation est dynamique fluide et lisible. Il n’y a rien de transcendant mais cela reste dans la ligne des animés classique avec lesquels j’ai grandi comme Dragon Ball, Ranma ½, etc. Les couleurs sont vives, étincelantes même, et les décors bien mis en valeur. Tout comme la vitesse de Sena à l’image. On sent très bien le fait que personne ne peut lui arriver à la cheville. La succession de match disputés n’est pas désagréable, ça donne une ligne conductrice logique sans en faire trop. Personnellement j’ai bien aimé, et c’est nettement plus réaliste que Captain Tsubasa, ça, y a pas photo. 

En conclusion, je dirais que Eyeshield 21 est un très bon anime que l’on prend plaisir à découvrir, à suivre et où l’on passe un moment très agréable. La galerie des personnages est diverses, bien présenté et attachante même pour les plus détestables. Les messages qu’elle véhicule sont universels, ce qui en fait un récit intelligent, efficace et qui parlera à tout le monde même à ceux que le sport rebute. De plus, si vous voulez apprendre le fonctionnement du football américain, Eyeshield 21 est comme l’un de ces professeurs cool qui vous enseigne les choses de façon décomplexée et relax, ce qui fait que vous ne vous endormez pas la tête sur votre pupitre. 

Thanksgiving (1)

Vous pouvez retrouver les trois saisons de Eyeshield 21 en DVD dans la boutique en liggne de Kaze, et en streaming légale sur la plateforme ADN. Il est également possible d’achetez les différents coffret sur ADN, ou sur Amazon.

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14 réflexions sur “Critique anime #001 – Eyeshield 21

      • Alors pour les animes de sport, il y a Major que j’aime beaucoup (baseball), Ace Of Diamond (baseball), 91 days, Haikyu (volley), Kuroko no Basket (basket), Jeanne & Serge (volley), All Out !! (rudby), Prince Of Tennis (tennis), Slam Dunk (basket), Keppeki Danshi! Aoyama-kun (foot), Dive (plongeon), Free! (natation), Yuri On Ice (patinage). Si tu veux en savoir plus sur un anime, n’hésite pas à me demander, je pense que j’en ai oublier. ^^

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  1. Coucou ! Comme tu le sais, je n’avais jamais regardé (ni lu) Eyshield 21, mais ton avis très complet me donne très envie de tenter l’aventure ! Il a réellement l’air sympa et semble permettre de passer un bon moment 🙂 (N’empêche, je pensais pas que j’avais bon lorsque je t’ai dis que je pensais que tu avais apprécié Oo Si je pouvais être aussi douée en devinette dans mes feuilles d’examen x_x ») Je le note dans ma liste des « A regarder » et tu le verras sûrement apparaître dans l’un des mes journaux nekoien un jour ^^ (puis je te dirai comment j’ai trouvé l’anime aussi !)

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