Critique manga #143 – The Promised Neverland tome 2

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Il était une fois, un orphelinat où il faisait bon vivre. Entre les murs de Grace Field House on ne peut qu’y entendre les rires des enfants et l’amour de leur « maman », enfin… jusqu’au jour où la terrible vérité ne commence à venir teindre de noirceur la quiétude des lieux. Après un premier tome plus que convaincant, le nouveau shonen des Éditions Kazé confirme ses qualités avec son second tome continuant d’explorer toute la psyché des personnages et son univers angoissant et addictif. Allez, entrer dans la danse !

 

Acheter le tome 2 de The Promised Neverland sur le site des éditions KAZE ou sur Amazon
Également disponible en numérique sur izneo

 

LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 ICI | VISITER LE MINI-SITE POUR DES EXTRAITS, ETC.

kaze

Un grand merci à Anita à qui je peux confirmer que J’ADORE le personnage de Isabella 


The Promised Neverland (Yakusoku no Neverland en VO) est un manga écrit par Kaiu SHIRAI, dont la carrière débuta en 2015 avec le one-shot Ashry gate no yukue sur le site Shonen Jump Plus. S’en est suivi la courte histoire Popy no Negai qui fut la première collaboration avec la dessinattrice Posuka DEMIZU. Les illustrations de cette dernière sont très populaires, et voit sa série parallèle Moudaze !! Oreka battle dans le magazine CoroCoro appréciée. C’est en 2016 que le le binôme se retrouve pour l’une des franchises les plus recommandées de ces dernières années au Japon, comptant déjà 9 tomes, et devant les titres Fire Punch et les spin-off de My Hero Academia. En France, le titre est disponible aux éditions KAZE, avec une publication bimestrielle. 

Rappelez-vous, dans le premier tome nous passions les grilles de l’orphelinat Grace Field House où, comme chaque matin, les enfants de l’établissement prennent le temps de se réveiller, de manger, de mettre leur intellect à profit en passant des tests chaque matin. Cajolé et aimé par Maman Isabella, chacun ne manque de rien… sauf que les murs de Gracefield abritent un secret glauque et sombre à souhait. Emma, Norman et Ray le découvrent et décident de planifier leur évasion avec les autres enfants. Mais comment y arriver quand Maman vous garde à l’oeil, et qu’elle accueille une assistante en Soeur Krone

Attention au SPOILERS dans la bande-annonce ci-dessous !

À noter que le manga va être adapté prochainement en série animée, dont le lancement est prévu pour 2019 au Japon.

Le tome 1 de The Promised Neverland nous laissait présager un potentiel monstrueux, qui effectivement se prouve au fil des chapitres. Dans ce second tome, notre trio phare continue d’analyser les moindres faits et gestes de « Maman » afin de trouver une porte de sortie pour sauver tout le monde. La narration se poursuit de manière fluide sur une ambiance au fil du rasoir, tant on se demande à quelle sauce maman va les cuisiner si jamais ils se font attraper. Sous couvert de la ruse du jeu, le trio entraîne leurs frères et sœurs à la future évasion, sans leur expliquer la raison. On les voit alors courir et se cacher dans la forêt qui entoure Grace Field. Persuadés de réussir à sauver tout le monde, ils vont vite déchanter quand Soeur Krone décide de se joindre à eux pour « le jeu du loup”. Cette partie se révèle aussi intense pour nos charmantes têtes blondes que pour le lecteur. L’arrivée de cette Soeur apporte vraiment un surplus de tension, permettant au récit de garder l’aura de mystère qui entoure Maman intacte et curieuse. De son côté Soeur Krone a beau être contrariée par les tournures que prennent les choses, elle ne peut qu’admirer les qualités des petits de l’orphelinat. Les ambitions de Soeur Krone nous sont exposées, et on se demande si cela ne finira par une grande confrontation entre elle et Maman Isabella… Si c’est le cas, dites le mois que je prépare des pancartes pour soutenir Maman !

Notre trio reste le pilier du récit puisque le scénario se construit autour d’eux, redoublant l’attachement que l’on peut avoir pour eux. Emma reste la plus positive du groupe, persuadée de réussir à sauver tous les enfants. Mais les deux garçons ne sont pas du même avis, et surtout Ray. Malgré leur désaccord sur le sujet, la dynamique entre les trois opère toujours aussi bien. Sentant la pression du temps qui s’égraine sans interruption, ils vont prendre la décision de mettre dans la confidence d’autres enfants. Mais leur plan va être contrecarré quand ils soupçonneront la présence d’une taupe parmi les enfants ! Ce rebondissement classique mais inattendu va apporter des surprises, dont LA révélation de la taupe en question qui m’a prise de court, je l’avoue. Mais pourquoi la taupe a-t-il décidé de travailler pour Maman ? Était-ce volontaire ou bien forcé ? Après tout Maman a assez d’amour en elle pour tirer les ficelles des joyeux petits enfants pantins qu’elle couve comme une mère poule, non ? Pour le découvrir il va falloir lire ce tome 2 dont le suspense nous tient en haleine du début à la fin. Nous en apprenons également un chouïa de plus sur le mode de fonctionnement de Maman, et comment elle fait pour garder un oeil sur tout le monde sans forcément apparaître dans notre champ de vision. Notre envie d’en savoir davantage sur elle ne fait que grandir, et l’auteur l’a très bien compris puisqu’il se joue de nous en nous dévoilant le strict minimum. Est-ce que cela est frustrant ? Oui. Est-ce que l’on en redemande ? Cent fois oui !

 

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Le trait de Posuka DEMIZU reste excellent. C’est visuellement charmant, enchanteur, sombre et dérangeant ici et là. Les visages doux et jovial des enfants viennent contraster avec les regards sournois et sourires en coin de Soeur Krone et de Maman. Parfois, nous avons même la sensation qu’elle va se transformer en ogre géant et nous dévorer tant la lecture nous prend à la gorge. Les décors sont bien travaillés et occupent aussi la fonction de mise en valeur du sujet principal de la case. Le découpage est dynamique et permet une immersion totale dans le récit. Petit mot sur l’édition de Kaze qui est de qualité et sans coquille dans la traduction de Sylvain Chollet.

En conclusion, ce tome 2 de The Promised Neverland pousse la psychologie des personnages encore plus loin, et nous happe complètement. Les événements s’enchaînent avec une logique redoutable nous prenant par surprise. Kaiu SHIRAI prouve qu’il maîtrise son sujet de A à Z, et qu’aucun détail n’est écrit à la légère. L’atmosphère qui se dégage de Gracefield House est perturbante, intrigante mais ô combien séduisante, et ce n’est pas le coup de crayon de Posuka DEMIZU qui viendra nous prouver le contraire. Alors si vous n’avez pas encore franchi les portes de l’orphelinat, sachez qu’il est plus que le temps de venir rejoindre petits et grands pour une valse avec les monstres tapis sous votre lit.

17/20

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