Critique #146 – La Main de l’empereur tome 1 d’Olivier Gay, Le Dernier souffle tome 1 de Fiona McIntosh

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Le point commun entre ces deux récits n’est pas uniquement leur univers de fantasy et ses nombreux combats. Non, ici nous avons aussi droit à deux héros se lançant dans une aventure où leur vie et celle de nombreuses autres personnes sont en jeu. Sanglants, sombres et portés par des style travaillés et envoûtants, les tomes 1 de La Main de l’empereur d’Olivier Gay et du Dernier souffle par Fiona McIntosh sauront trouver leur public, si ce n’est pas déjà fait. 


Disponible aux éditions Bragelonne dans la collection Fantasy pour 7.90€ en poche ou sur Amazon | Également disponible en numérique

Olivier Gay est un écrivain français connu pour ses romans policier, fantastique et de fantasy. Il écrit aussi bien pour un public jeunesse (La magie de Paris, Les Gardiens de la comète) que pour adulte. La série La Main de l’Empereur est un prequel à Les Épées de glace, série également disponible aux éditions Bragelonne. Le récit est celui de Rekk, élevé durant son enfance par des prostituées, et fruit « bâtard » d’un gladiateur et d’une femme mariée. Très vite il va se faire une place parmi les gladiateurs puis sur le terrain au nom de l’empereur. Les épreuves qu’il subira en entraînant une armée d’homme avec lui sont loin de ce que Rekk pouvait imaginer. Rekk est un personnage très attachant malgré un côté noir chez lui qui oscille parfois vers quelque chose de plus lumineux. Son caractère il le doit à l’enfance particulièrement difficile qu’il a eu, mais aussi à cette carapace qu’il s’est construite. Doué comme très peu de ses comparses, il manie l’épée avec une dextérité qui force l’admiration et le respect. Le lecteur suit les premières années du personnage avec tendresse malgré la rigidité du monde où il a grandi. Manipulé par tous, le personnage est écrit avec force et faiblesse le rendant très vite attachant. Le monde des gladiateurs est sanglant et impardonnable, ce qui apporte une belle dose de mise en danger bienvenu parmi les rebondissements que l’auteur nous sert au fil des chapitres. Les morts sont légion, quitte à nous laisser orphelin de personnages que l’on apprécie. Je n’en dirai pas plus sur ces derniers pour laisser le soin au lecteur de les découvrir comme moi j’ai eu le plaisir de le faire. Vous trouverez vite vos favoris en craignant de les voir périr la page d’après. Surtout qu’Olivier Gay ne s’interdit rien… à se demander s’il n’aime pas faire souffrir son lectorat, non ? Les paysages sont intrigants, le ton est très sombre, mais tellement addictif… La plume de l’auteur est travaillée, la description des combats est vive et entraînante au point que le lecteur se demande s’il n’est pas également présent durant ces scènes. Je tenais à souligner la beauté de l’illustration de couverture signée Magali Villeneuve. En conclusion, Olivier Gay construit un univers riche, où l’action et la psychologie des personnages donnent une lecture excitante et pleine de promesses pour la suite. Hâte de découvrir le tome 2 qui est déjà disponible !

Le capitaine se remit en position. Il avait réussi à protéger sa cape de soie sauvage des rigueurs de la traversée de la jungle et voilà que son ennemi l’avait éclaboussée de sang. Un peu comme s’il avait décidé de se venger au-delà de la mort.
Ce que Mandonius n’aimait pas, dans la guerre, c’était son côté salissant.

 

Disponible aux éditions Bragelonne dans la collection Fantasy au prix de 8.20€ ou sur Amazon | Également en format numérique

Fiona McIntosh est une auteure britannique de fantasy. Après avoir beaucoup voyagé durant son enfance, elle passe par Paris avant de définitivement s’installer en Australie. Sa première trilogie Trinity reste inédite en français, mais on peut découvrir ses autres série comme Percheron, Valisar et Le Dernier souffle aux éditions Bragelonne. Le Don, titre du premier tome de cette trilogie datant de 2003 en VO, est une lecture fantasy ayant pour paysage le royaume de Morgravia. Wyl n’est encore qu’un adolescent quand il est sommé de prendre les commandes de l’armée du royaume. C’est par ce biais qu’il sera conduit à la cour du Prince Celimus, un homme sadique, où Wyl viendra en aide à une sorcière condamnée au bûcher provoquant deux imprévus : la colère de son seigneur et maître, et aussi l’acquisition d’un don miraculeux. Les conséquences ne seront pas joyeuses, puisque le jeune homme sera envoyé dans une mission suicide au royaume voisin de Briavel. Là-bas Wyl devra accepter sa destinée afin de sauver le pays qu’il s’est juré de défendre. Ce premier tome nous plonge directement dans l’action dès les premières pages, tout en prenant son temps jusqu’à réellement nous exposer ce fameux « don ». La narration est prenante, mais parfois un peu longue. Certains passages auraient mérité d’être un peu moins étendu par l’auteur. Toutefois, j’ai apprécié le style de l’auteure qui  a su donner vie à un univers de fantasy plutôt fascinant dans l’ensemble. Wyl est un héros comme on peut en lire dans d’autres récits du genre. Son courage et son intégrité contrastes avec la cruauté de Celimus qui ne recule devant rien. Le seul souci que j’ai eu avec ces deux, c’est que justement ils sont un peu trop blanc ou noir. J’aurais aimé avoir un méchant plus nuancé dans sa schématisation, et un Wyl un peu moins droit… mais surtout beaucoup moins naïf. En effet, à plusieurs reprises il se fera berner alors qu’il aurait dû avoir appris la leçon. Le reste des protagonistes est travaillé, parfois même un peu plus que Wyl. En conclusion, ce premier tome de Le Dernier souffle est un récit classique de fantasy dont les qualités dormantes ne demandent qu’à être exploitées dans les deux autres tomes. Un antagoniste qu’on adore détester et qui éclipse légèrement le héros. Je lirais la suite très bientôt avec curiosité mais aussi pour voir Celimus périr…

Le vieux soldat comprit que le garçon l’avait véritablement surclassé, malgré le handicap de taille et de force, uniquement poussé par la rage. Il se dit qu’il lui faudrait lui en reparler, lui expliquer qu’on ne se bat bien que parfaitement lucide. Au combat, seuls comptent l’entraînement et l’intuition, jamais l’émotion. La colère ne marche qu’une seule fois.

15 sur 20

 

 

 

 

7 réflexions sur “Critique #146 – La Main de l’empereur tome 1 d’Olivier Gay, Le Dernier souffle tome 1 de Fiona McIntosh

  1. Autant j’ai beaucoup aimé l’autre série d’Olivier Gay et j’ai envie de découvrir celle-ci, autant je n’ai pas du tout accroché au Don de Sarah McIntosh quand je l’ai lu il y a quelques années. J’avais trouvé ça trop classique et sans surprise ^^!

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  2. Olivier Gay est un excellent auteur. J’avais adoré les épées de glace la saga qui « suit » la main de l’empereur où tu retrouves des perso de cette saga. J’avais de suite acheté la main de l’empereur d’ailleurs mais j’ignore pourquoi je ne l’ai toujours pas commencé 😱 trop de livres haha.
    Chouette chronique en tout cas 😊

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