Critique manga #238 – Laughter in the End of the World

Copie de titre manga (1)

C’est avec un one-shot que les éditions Shiba se lancent dans le milieu du manga. Et pour une première publication on peut dire que l’éditeur belge a choisi une aventure que l’on aurait aimé poursuivre bien plus longtemps. Un univers sombre où les démons sont haïs, Lucas se dresse pour les anéantir… mais voilà, lui aussi et un démon comme le prouve la marque sur sa joue. Sombre, drôle, malin et tendre, un récit où les préjugés sont pointés du doigt. 

 

Disponible chez Shiba Édition ou sur Amazon aux prix de 8€.

presse

Merci à l’équipe de Shiba Edition pour cette lecture que j’aurai voulu prolonger plus longtemps


Après le lancement des éditions ChattoChatto en 2018, c’est au tour d’un nouvel acteur du manga de pointer le bout de son nez sur territoire francophone avec la maison d’édition Shiba Édition. Pour sa première publication, l’éditeur a fait campagne via la plateforme de financement participatif Ulule, qui a très vite atteint son objectif. Laughter in the End of the World est un one-shot signé Yellow TANABE qui avait déjà vu une de ses précédentes œuvres éditée en France, Kekkaishi aux éditions Pika en 2006. C’est donc après une dizaine d’années que la mangaka revient sur le marché francophone avec ce one-shot paru en 2012 au Japon sous le titre Shûmatsu no Laughter. La prépublication s’est faite dans les pages du magazine Shônen Sunday de chez Shogakukan. Alors, cette histoire courte arrive-t-elle à lancer Shiba Edition avec panache ?

Dans une époque lointaine une prophétie était connue de tous mais ignorée. C’était celle du démon blanc qui viendrait dans ce monde pour le nettoyer de l’orgueil, la corruption et le vice des hommes. Quand celle-ci se produisit les ténèbres s’abattirent sur le monde, laissant les descendants former une armée pour détruire le démon. Après une longue bataille le démon blanc disparu, mais on dit qu’il s’est réincarné en de nombreuses créatures humaines, des démons, craint et hais de tous. Ils sont facilement reconnaissables au tatouage qu’ils portent. Lucas est un jeune homme parcourant le monde accompagné de sa petite sœur, Haru. À première vu il n’est pas différent des autres, mais quand nos yeux se posent sur lui on peut voir la marque du démon sur sa joue gauche. Son destin est d’éradiquer les démons qui nuisent aux hommes, et c’est ce qu’il va proposer au maire d’un petit village vivant sous la terreur d’un démon exigeant des vivres et des jeunes femmes depuis des années. S’ils refusent, le démon tuera tout le monde… Le village va-t-il faire confiance à Lucas ?

L’univers mis en place par la mangaka est classique dans le genre dark fantasy/SF, mais est écrit de manière intelligente. Ce qui frappe le plus après la lecture c’est le fait que l’on aurait voulu que cela continue ! TANABE met en place tellement d’éléments qu’il aurait été normal et plus qu’agréable de suivre Lucas et sa soeur sur plus de tomes. Dès les 3 premières pages tournées, on rentre réellement dans l’intrigue et on se laisse porter jusqu’à la fin. Le personnage de Lucas est attachant, déterminé, drôle et bien écrit. Si le côté mignon de Haru, la petite sœur, et ce que l’on retient immédiatement d’elle, Yellow TANABE nous montre bien plus sur le personnage que ce simple côté enfantin. La complicité fraternelle entre les deux fonctionne et nous offre de la douceur. Sous la thématique des démons hais et rejetés par les hommes, la mangaka souligne les préjugés que les habitants ont sur les démons, c’est-à-dire qu’ils sont tous ignobles et cruels. Lucas l’est-il également ? L’homme à tendance à se fier à la première impression, à l’aspect et au physique d’une personne. C’est ce que l’on retrouve ici. Les rebondissements sont assez nombreux mais crédibles. À aucun moment le lecteur ne les voit arriver. Le rythme est bon, entre scènes d’action avec des combats, mais aussi des moments d’introspections avec Lucas. C’est à travers quelques flashbacks également que la mangaka donne du relief au personnage et permet au lecteur de réellement être en empathie avec lui.

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Visuellement, TANABE fait dans le classique, mais le classique bon et non péjoratif. Le trait est précis, dynamique et assez bien travaillé pour donner de la profondeur aux expressions des personnages. Le côté mignon que dégage le physique de la petite sœur contraste bien avec les adultes et matures qui l’entourent. L’ambiance sombre est accentuée par les nuances de noirs et par le charadesign. C’est équilibré au niveau des décors et on ressent bien l’effet de monde à explorer. Concernant l’édition de Shiba Edition il n’y a pas de faute à relever. L’impression est de très bonne qualité, la traduction de Clair Obscur est lisible et compréhensive. Le logo de l’éditeur est vraiment trop choupi avec même un shiba sur le code-barres ! Si je ne devais relever qu’un petit défaut ce serait la couleur de la police utilisée  pour le titre sur la jaquette. Du noir sur du noir un contour en bleu  ? Difficile de distinguer le titre. Mais heureusement l’illustration nous fait oublier cela et éveille la curiosité.

En conclusion, Laughter in the End of the World de Yellow TANABE est un récit bien trop court ! Si le tome se suffit à lui-même on aurait voulait continuer à arpenter le monde avec Lucas et Haru plus longuement. Les thématiques et la morale sont intéressantes, le dessin classique plaît, pour donner une lecture plus qu’agréable. C’est donc un petit coup de coeur pour ce one-shot qui lance avec brio les éditons Shiba !

infos manga

 

17 réflexions sur “Critique manga #238 – Laughter in the End of the World

    • Tu devrais me detester ahaha. Après c’est un one-shot donc ça va. Sinon tu as essayé Beastar ? *sifflote* mon avis sera en ligne vendredi matin. J’étais mitigé par la lectures des tomes 1 et 2, puis finalement auj j’ai lu le 3 et 4 (à fnac chut) et OUIIIIIIIIN je vais devoir me les acheter maintenant! J’ai adoré, le 3 m’a totalement fait rentrer dans le récit.

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      • Du coup je l’ai lu ce week-end, j’ai trouvé ça génial, j’ai adoré les personnages, l’univers, la mythologie présentée, seul gros point négatif c’est le fait qu’il n’y ait pas de suite 😀

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      • Oui, pareil j’étais déçue de voir que c’était un one-shot. Détail que je n’ai remarqué qu’après l’avoir lu xD J’étais la mais, il est où le « 1 » xD XD Très contente que tu es apprécié ! si tu en fais un retour sur le blog fais moi signe stp, je viendrais te lire !

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      • J’avais vu que c’en était un, donc je m’étais préparée xD Mais quand on arrive à la fin, il nous en faut encore, c’est frustrant quand même xD
        C’est gentil, il sort aujourd’hui mon avis ^-^

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