Critique manga #257 – Kingdom tome 15, 16 et 17

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Quand on se lance dans la lecture d’une pièce d’art aussi grande qu’est Kingdom, nous savons que nous allons passer un bon moment. Que dis-je ! Un MERVEILLEUX moment ! L’action est présente de bout en bout, la stratégie alimente les complots et les guerres, et les personnages deviennent soit les sauveurs soit les bourreaux. 

 

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En cet été déjà bien caniculaire, il est difficile de se concentrer assez longtemps pour lire, écrire ou autre. Mais Kingdom est le genre de manga qui une fois commencé nous tiens en haleine. Le tome 15 de Kingdom reprend exactement là où nous nous étions quittés. La guerre contre Zhao semble atteindre son paroxysme, et les pièges sont multiples. L’armée de Ouki et ses fantassins avec Shin dans le lot vont venir prêter main-forte. L’issue leur sera-t-elle favorable ? Malgré le fait que cette guerre dure depuis quelques tomes, Yasuhisa HARA trouve toujours un moyen de ne pas se répéter et de retenir l’attention du lecteur. Ici, les figures de proue vont être les grands Ouki, Houken et Moubu qui vont réellement plonger le lecteur dans un monde de violence à l’état brut. Le lecteur prend plaisir à découvrir ses personnages toujours un peu dans leur monde fait de puissance et de silence. Ici, ils ne font pas les choses à moitié et se livrent à quelques prouesses. Le mangaka ne manque pas de relancer les dés de manière inattendue mais fichtrement bien trouvée. L’intrigue ne cesse de monter à chaque chapitre. C’est intense, génial et on en redemande.

Et c’est tant mieux puisque l’on ne perd pas de temps pour se lancer dans la lecture du tome 16, avec Houken et Ouki en plein face à face. Les ressentiments, la sueur et les jours perdus à imaginer comment prendre l’avantage sur l’autre pendant près d’une décennie vont enfin payer puisque rien ne sera pardonné. Comme souvent une histoire de cœur n’est pas très loin, et c’est ainsi que l’on en apprend un peu plus sur les blessures d’Ouki et d’une certaine Kyou. Mort, tragédie, vous savez comment fonctionne le monde. Ce seizième tome ne marque pas seulement la fin de cette longue bataille, mais une véritable fin d’une ère. Entre flashbacks et moments présents, le mangaka ne laisse rien passer. Chaque chose est pensée en amont avec une exécution méticuleuse et dynamique. Le sentiment à la lecture est souvent du côté de l’incapacité de savoir ce qui nous attend puisque après 16 tomes nous ne sommes pas à l’abri d’une surprise de l’auteur. C’est puissant, tragique et d’une intensité que l’on sent que plus rien ne sera plus comment avant.

Dans le tome 17, Yasuhisa HARA pence les plaies de nos héros. La guerre a laissé des cicatrices, certaines plus prononcées que d’autres puisque des guerriers ne sont plus de ce monde. L’un d’eux en particulier, mais je vous tairai son nom… Les mois sont passés, et on retrouve notre Shin toujours aussi motivé à devenir le plus grand Général au monde. Les stratégies sont toujours l’un des plats principaux de Kingdom, dont le scénario ne cesse de s’étoffer. Ainsi il faudra être attentifs aux noms, car il n’y en a pas mal à ce stade. On s’y perd un peu parfois, mais le plaisir est tel que l’on continue gaiement notre lecture. Ce début de nouveau cycle introduit le personnage de Riboku, l’un des trois Grands Cieux de Zhao, qui se dirige vers l’empire de Quin. Le mangaka prend le temps d’expliquer au mieux les choses et le contexte de ce nouveau départ. Si les batailles sont toujours au cœur du manga, il est important de savoir exploiter les autres ressources du récit: politique et l’Histoire de Chine. Si certaines choses nous paraissent encore un peu floues ou plutôt volontairement dissimulées, on devine clairement que Yasuhisa HARA sait comment mener son bébé à bon port. Shin, le roi Ei Sei et les autres sont bien plus que des pions à ce stade. Ils sont les âmes du manga qui ne peut se contenter de les faire se battre encore et encore. Le dessin porte toujours autant le scénario. C’est précis, les décors sont grandioses et les actions se savourent.

En conclusion, Kingdom poursuit son chemin de manière époustouflante avec une narration fluide malgré sa complexité. Un récit de fiction inspiré de l’Histoire qui donne vie à des héros dont le chemin s’avère sinueux mais prometteur.

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