Critique manga #396 – Bucket List of the Dead tome 1 et 2

Après avoir fait ses armes avec Alice in Borderland, revenu sur le devant de la scène grâce à son adaptation Netflix, Haro ASÔ revient avec une série déjantée, particulière et réussie. Dans un Japon envahi, du jour au lendemain, par les zombies, un seul jeune homme y trouve son compte en profitant de la vie ! Bucket List of the Dead est pimpant et génial !

Disponible aux éditions KANA dans la collection Big Kana ou sur Amazon au prix de 7.45€ || LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 ICI

kanadargaudsuisse

Merci à l’équipe des éditions Kana et à Anne-Catherine de Dargaud Suisse pour leur confiance


Haro ASÔ est une mangaka principalement connu pour Alice in Borderland et son spin-off Alice on Border Road. À telle point, que la série mère a bénéficié il y a quelques mois d’une adaptation en série sur Netflix. Bucket List of the Dead a été lancée en prépublication dans le magazine Sunday GX Comics de Shogakukan en 2018. Elle est toujours en cours avec 8 tomes au Japon. La partie graphique est signée Kotaro TAKATA, un mangaka que l’on a récemment découvert avec Moi, Sherlock, terminé en 4 tomes aux éditions Soleil Manga.

L’histoire suit le quotidien d’un jeune employé, Akira, qui se tue à la tâche depuis 3 ans dans une société. Dans la vie, ce jeune adulte ne connaît pas le métro boulot dodo, mais plutôt, boulot, boulot, boulot…et ainsi de suite. Oui, encore un de plus bouffé par le système. Mais un jour, son jour de salut arrive en la forme d’une épidémie de zombie ! Alors que la panique s’installe en ville, Akira réalise avec joie qu’il n’a plus besoin d’aller travailler. Il décide d’en profiter et de réaliser 100 choses qu’il voudrait avoir fait avant de devenir un zombie : conduire une Harley Davidson, se faire pousser la barbe, etc. Restera-t-il vivant assez longtemps pour réaliser tout ses souhaits ?

Le premier tome de Bucket List of the Dead nous met rapidement dans le bain. C’est décalé, dynamique, loufoque et cynique. Le personnage de Akira est attachant, drôle et sa jovialité lui confère un certain charme. C’est également un garçon qui sait rendre service, notamment à ses voisins qui n’osent pas sortir de chez eux à cause des zombies. C’est en toute logique que Akira se propose pour leur faire les courses. Sa liste de choses à faire est une excuse pour qu’il se mette enfin à vivre ce qu’il n’a pas pu vivre jusqu’ici à cause de son travail. Le mangaka aborde de manière amusante et détourné l’acharnement au travail de toute une société. La pression, l’exigence, la manipulation, etc… plein de bon moment dans le monde du travail, que ce soit au Japon ou dans d’autres pays. Le rythme de narration est soutenue et on passe un moment divertissant. Dans le deuxième tome nous en apprenons un peu plus sur le seul personnage féminin principal. Mikazuki est une jeune fille qui est tout le contraire de Akira. À chaque décision, elle mesure les risques qu’elle prend. Néanmoins, elle dégage une certaine classe qui nous donne réellement envie de la connaitre mieux dans la suite. Le reste du tome 2 tourne toujours autant de ces scènes complétement barrées. Le mangaka possède une imagination débordante qui amuse beaucoup lors de la lecture. Par ailleurs, on peut repérer quelques petites références populaires glissées de manière très subtiles ou pas. La plus voyante, en dehors de l’invasion de zombies, est celle à My Hero Academia. Akira qui porte un costume pour devenir super-héros, comme on peut le voir sur la couverture. Enfin, moi c’est ainsi que je le perçois, comme aussi le clin d’œil au film Les dents de la mer. L’autre personnage masculin est celui du meilleur ami de Akira. Véritable Don Juan, vous ne le verrez pas près d’une jolie femme sans la draguer. Malgré son comportement, c’est un véritable ami et il s’avère être attachant.

Visuellement, Kotaro TAKATA est une évidence pour illustrer le scénario de Haro ASÔ. Le dynamisme du trait et l’énergie qui nous explose au visage à chaque case offrent une très belle lecture. Les personnages sont tous très différente dans le design, les regards sont accentués selon les situations et le côté horreur/apocalypse se ressent très bien. Le découpage est dans un style classique mais cela n’est pas dérangeant tant le reste a du peps. Côté édition, l’équipe de chez Kana est dans sa ligne habituelle de Big Kana. La traduction est assurée par Sophie Lucas que l’on connait pour la traduction de Just Not Married [mon avis ici], Time Shadows [mon avis ici] et le shojo Ca reste entre nous [mon avis ici].

En conclusion, Bucket List of the Dead démarre à fond les ballons ! Espérons que l’énergie déployée par le duo de mangaka ne ralentisse pas tout au long des tomes suivants. C’est une lecture WTF et rafraichissante pour tous ce qui en ont marre des récits redondants de zombies. Les personnages sont amusants, attachants et pertinents dans les moments sérieux. À découvrir, en attendant la suite.

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