Critique manga #095 – Bungô Stray Dogs tome 7

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L’univers de Bungô Stray Dogs mêle habilement le contemporain tout en intégrant des références littéraires du monde entier. Entre Sherlock, Christie, Lovecraft, Fitzgerald et bien d’autres, l’équipe d’enquêteurs aux pouvoirs aussi surprenants que particuliers ne manquent pas d’humour, de sérieux et de réussite. Ce tome 7 vient se poser comme le meilleur tome de la série, qui était déjà d’excellente qualité.

 

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Merci à Guillaume de me permettre de continuer à enquêter auprès de nos détectives


Cette série est écrite par Kafka Asaigiri et dessinée par Harukawa 35. Au Japon, le manga est publié depuis 2013 et compte déjà treize tomes. Si le titre commence à se faire une petite place sur le marché français, sachez qu’au Japon le succès du titre n’est plus à prouver puisqu’il a eu le droit à une adaptation en anime de deux saisons, une OAV et qu’un film a été annoncé pour 2018.  

Dans le tome 6, la guerre entre les trois camps – La Guilde, la Mafia Portuaire et l’Agence de nos détectives – débutait déjà sous de très bons auspices pour le lecteur tant intensité allait en crescendo. Et ce n’est certainement pas ce nouveau tome, le septième, qui va venir faire ralentir la cadence, puisqu’il est composé sans aucun doute des meilleurs chapitres proposés par ses créateurs. Ici, les premières pages s’ouvrent avec la Mafia proposant à nouveau à Dazai de revenir au sein de la Mafia. Surpris, le jeune homme ne manquera pas de se moquer d’eux tout en annonçant être flatté par la proposition. Néanmoins, son rire va vite se transformer en un rire nerveux quand il apprendre que Q, un jeune garçon au pouvoir dangereux et imprévisible, a été libéré par le patron de la Mafia. Piégé par la Guilde, Atsushi va devoir affronter les attaques psychiques de ce nouvel ennemi…

Entre manipulations mentales et autres subterfuges, le personnage de Q apparaît comme l’un de ces enfants que l’on peut voir dans les récits (ou films) horrifiques comme Esther ou L’enfant du mal. Son amusement face aux conséquences de son pouvoir est pour lui une source de pur bonheur, comme un enfant se délectant d’une bonne grosse glace en plein mois de juillet. Cette approche concernant ce protagoniste est à la fois terrifiante et séduisante. Ses attaques incessantes créeront des tensions entre nos héros qui ne seront plus où donner de la tête. La Guilde en profitera pour exposer ses objectifs, en mettant en avant des personnages secondaires que l’on prend plaisir à voir évoluer au centre de la scène.

Le développement des personnages d’Atsushi et Dazai progresse efficacement, notamment concernant le dernier que l’on prend plaisir à voir occuper le devant de la scène en tentant de guider notre Atsushi en pleine remise en question. Le personnage de Kyôka est celui qui m’a le plus touché. Cette jeune fille que l’on avait découverte lors du tout début de la série représente l’archétype même du protagoniste cherchant la rédemption, nourri par l’espoir d’y arriver. Il est donc de ce fait difficile de la voir se faire malmener…

Les dessins de Harukawa 35 sont toujours aussi dynamiques et maîtrisés, tout en se montrant explosifs lors des divers affrontements. La représentation du pouvoir de Q est aussi glaçante que les paroles sortant de sa bouche, ce qui forme une cohérence optimale. De plus, le côté sophistiqué très ancré littérature pour les membres de la Guilde apporte une belle touche de charme. 

L’édition de Ototo Manga est, comme à son habitude, de qualité avec son vernis sélectif sur la couverture donnant une sensation de léger relief. De plus, nous avons le droit a de généreuses pages couleurs en début de tome. La traduction de Nicholas Pujol est toujours toujours aussi propre. C’est moderne et frais tout en respectant la façon dont s’exprime chacun des personnages.

En conclusion, le tome 7 de Bungô Stray Dogs offre des chapitres de hautes voltiges ne laissant nullement le temps au lecteur de se reposer. Pour nos héros, l’intrigue est aussi intense physiquement que psychologiquement. Le scénario de Kafka ASAGIRI est mené d’une plume de maître de la narration sachant amener des rebondissements toujours aussi nombreux et franchement malins. Et on peut dire qu’arriver à la fin de ce tome, le futur de nos héros est imprévisible…

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