Critique #124 – La Petite librairie des coeurs brisés par Annie Darling

 

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L’été rime avec soleil, détente, vacances et canicule. Afin de vous rafraîchir, je vous propose un verre de comédie romantique et ses glaçons romancé. Le premier volet de cette « Librairie » nous ouvre les portes d’un lieu ou une amoureuse de la littérature sentimentale héritante des lieux colorés doit redresser les finances. Drôle, divertissant, Annie Darling livre ici son premier roman aux personnages atypiques, maladroits, nous donnant envie d’aller flâner dans la librairie la plus proche. Et pourquoi pas à Londres, tiens !

 

Acheter La Petite librairie des cœurs brisés de Annie Darling sur le sites des éditions Milady ou sur Amazon
Également disponible en numérique

Un peu de bonne humeur dans ce monde de fou, merci !


Annie Darling est une auteure britannique vivant actuellement à Londres dans un petit appartement. Elle possède deux grandes passions : la littérature et Mr. Mackenzie son chat. Son premier roman The Little Bookship of Lonely Heart a été publié en 2016 chez Harper Collins, avant d’être édité en français par les éditions Milady sous le titre de La Petite librairie des cœurs brisés en avril 2017, puis au format poche en mai dernier. Une suite intitulée Coup de foudre à la librairie des cœurs brisés est également disponible chez le même éditeur. À noter qu’un troisième tome Crazy in Love at the Lonely Hearts Bookshop est sorti en VO en février de cette année.

L’histoire débute avec Posy, une amoureuse des livres avec un grand A travaille dans une ancienne librairie londonienne, butinant d’un livre d’amour à un autre. Le récit débute avec les funérailles de la propriétaire des lieux, Lavinia, une dame bien assez âgé qui a laissé sa petite librairie et l’appartement du dessus. Surprise, Posy va avoir la lourde de tache de garder l’affaire menaçant de s’écrouler tant les temps sont devenus difficiles. Le seul hic est qu’elle n’a que deux ans pour y parvenir sans quoi les lieux finiront entre les mains de Sebastian, petit-fils de Lavinia. Et cela n’est pas pour réjouir Posy, puisque autrefois les deux étaient amis d’enfance. Visions radicalement opposées sur l’avenir de la librairie, remarques piquantes, et humour so british, Posy et Sebastian arriveront-ils à trouver un terrain d’entente ?

Comme le laisse présager le petit résumé ci-dessus, écrit par mes soins, ce livre est une comédie romantique au rythme très feel-good. Cela n’est en rien un point négatif au contraire, parce qu’il est toujours bon d’avoir un récit de ce genre pour respirer un bon coup. C’est comme si après avoir passé une journée dans le trafic d’une grosse ville bien polluée, vous claquiez tout le temps d’un week-end pour partir respirer l’air pur de la campagne ou de la montagne. C’est vivifiant et apaisant. Commençons par parler des personnages qui possède tous cette particularité propre aux personnages  que l’on peut voir dans des comédies cinématographiques du style Love Actually de Richard Curtis (2003), Imagine Me & You (je l’aime d’amour ce film!) de Parker Ol (2006) ou bien Last Chance for Love de Joel Hopkins (2009). Le fait que Posy soit une lectrice passionnée permet au lecteur d’y trouver des points communs, et amorcer le lien de sympathie que l’on va nouer avec elle. La jeune femme est amusante, tête en l’air et toujours le nez dans ses bouquins. Ses tiques concernant le rangement en fera certainement sourire plus d’un, puisque l’on peut très facilement nous voir faire pareil face à nos étagères. Pour la soutenir elle peut compter sur une fine équipe de farfelus attachants, qui auraient mérité d’être plus mis en valeur en solo par l’auteure. Et pour finir, Sébastian, qui est tout le contraire de Posy. Arrogant, cynique et provocateur, il ne fait pas une bonne impression sur le lecteur. Pourtant, il se dégage de lui du charisme et une sensibilité non soupçonnée. Bien sûr il faut creuser un peu pour le voir, mais cela en vaut la peine.

Le nombre de liseuses électroniques et la récession n’avaient pas tué pour autant le mot « imprimé ». Les gens aimaient encore lire, ils avaient toujours envie de se perdre dans un monde forgé de papier et d’encre. Et ils continuaient à acheter des romans choisis dans la joie parmi les rayonnages de Bookends.

Autre référence filmographique qui vient de me venir au moment où je tape ces lignes, d’avec Vous avez un message avec Tom Hanks et Meg Ryan sorti en 1998. Oui je sais ça remonte il y a 20 ans, mais c’est un classique ! Si je le mentionne c’est parce que le pitch du film voit la propriétaire d’une librairie menacer de fermeture à l’arriver du libraire à la tête d’une grande chaîne de librairies. Si ici Sebastian et Posy se connaissent, en réalité ils ignorent beaucoup de choses l’un sur l’autre, s’arrêtant souvent aux apparences et rancœurs passées. Les quiproquos sont nombreux tout comme les non-dits remontant à l’adolescence. Cette situation amène beaucoup d’humour et un sentiment de sérénité. Ma seule petite déception concernant le récit est le fait que j’aurais voulu que l’auteure se concentre parfois plus sur les personnages évoluant autour de nos deux “tourtereaux”. Peut-être dans Coup de foudre dans la librairie des cœurs brisés ? Je vous en reparle bientôt, promis.

L’écriture de Annie Darling s’avère efficace dans cette exercice de la comédie romantique pétillante. La narration est fluide et arrive à nous détendre. Elle s’est même amusée à inclure de nombreuses références aux romances littéraires. En plus, nous avons le droit aux passages fantasmés que l’on associe (trop) souvent aux personnages féminins comme Posy. C’est amusant et sans autre intérêt particulier que celui de nous faire passer un bon moment. Le choix de couverture par Milady est totalement dans le ton du roman. Ciel bleu, la petite librairie rouge au milieu des immeubles plus passe partout et fade.

En conclusion, La Petite librairie des cœurs brisés rempli très bien sa mission de lecture détente et lumineuse sur fond de passion littérature. Annie Darling permet grâce au décor de la ville de Londres et à ses personnages de nous évader le temps de moins de 500 pages. Une lecture idéale à chaque saison et moins coûteuse qu’une crème de jour effet bonne mine.

15 sur 20

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4 réflexions sur “Critique #124 – La Petite librairie des coeurs brisés par Annie Darling

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