Critique manga #364 – Blue Period tome 1

Dans Blue Period nous avons un jeune homme qui va se découvrir une véritable passion pour la peinture et qui va la vivre à 100%. Dans cette oeuvre, le lecteur pourra y trouver un écho dans le mot « passion », car oui, nous avons tous plus ou moins quelque chose qui nous parle et nous fait vibrer. Lecture, musique, peinture, dessin, cinéma, couture, etc… dans la vie il est important d’avoir un exécutoire positif qui nous transporte et nous motive dans notre quotidien. Blue Period est un éveil à cela, une déclaration même à toute personne qui le vit de cette manière.

Disponible aux éditions PIKA dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7.50 € || Également disponible au format numérique || LIRE UN EXTRAIT ICI

pika

Merci à Clarisse et à toute l’équipe des éditions PIKA pour cette lecture et la confiance


Tsubasa YAMAGUCHI est une mangaka japonaise ayant débuté sa carrière avec le one-shot Nude Model dans le magazine Good Afternoon des éditions Kodansha en 2015. L’année suivante elle réitère avec Seinen tranche de vie Kanojo to Kanojo no Neko, ainsi que sur une courte histoire de trois chapitres. Sa première série longue Blue Period débute en 2017 dans les pages du magazine de prépublication Afternoon (A Journey Beyond Heaven, Vinland Saga) de Kodansha. La série est actuellement en cours avec 9 tomes, et a remporté plusieurs prix au Japon tel que le Prix Manga Taishô 2020.

Yatora Yaguchi est un lycéen en première année connu pour être doué en étude mais très fêtard. De plus son look ne l’aide pas à passer inaperçu (cheveux décolorés, piercing, etc). Bad boy aux yeux de tous, mais quand personne ne le regarde Yatora est plus avisé, plus réfléchi et plus concentré sur son avenir. Mais quel avenir justement ? Il n’a aucune passion qui l’anime et ne sait quelle voie emprunter après le lycée. L’université, oui, mais laquelle et pour faire quoi ? Son quotidien et sa perception des choses vont alors changer quand son regard se pose sur une toile dans la salle d’art plastique. Subjugué, le voilà peut-être enfin avec une idée de ce qu’il veut faire et qui il veut devenir…

Blue Period est un manga qui a pour thème principal l’Art, et plus précisément la peinture et le dessin. Cela pourrait en refroidir quelques-uns qui pourraient avoir des a priori sur cela en imaginant une narration trop studieuse, lente et verbeuse. Mais il n’en est rien. Tsubasa YAMAGUCHI a une manière particulière d’aborder le sujet en faisant en sorte que le lecteur soit mis sur un pied d’égalité avec le héros. Nous sommes aussi débutants que Yatora. Cela va peu à peu créer un lien entre nous et le personnage principal, nous le rendant sympathique et attachant. Et il faut dire que que le jeune homme à énormément de qualités malgré ce côté un peu fêtard, qui se révèle être plus un masque social que sa véritable personnalité. La mangaka rend le sujet de l’Art intéressant à découvrir sans le rendre lourd. Nous apprenons des informations sur les différentes techniques, des explications sur le mode de fonctionnement du système des écoles d’Art du Japon, les problèmes que l’on peut rencontrer pour s’y inscrire, etc. Nous sommes clairement invités à découvrir cet univers sous toutes les coutures, tout en gardant un grand intérêt sur l’évolution de Yatora. C’est extrêmement passionné dans le vécu et les sensations que peut procurer l’Art. C’est bien tourné et montré notamment lors de la scène de la découverte du tableau dans salle des cours par Yaguchi. Les personnages gravitant autour de notre héros sont intéressants et on apprécie de les voir venir s’intégrer au récit.

Au niveau du dessin, il se dégage une grande sensibilité sur le trait et le rendu de Tsubasa YAMAGUCHI. Le design des personnages est très bon, l’ensemble est énergique et un brin posé parfois comme pour ralentir le mouvement que dégagent certains des personnages. La mangaka intègre l’imaginaire et la sensation de se perdre dans cette (nouvelle) passion versus la réalité dans laquelle nous évoluons. C’est moderne, vif, et maitrisé. On notera l’impressionnant soin que la mangaka a apporté sur retranscription des toiles de peintures au fil du tome. Certaines sont connues et d’autres pas, et l’on imagine bien que certaines doivent directement sortir de l’esprit de la mangaka elle-même. Sans même avoir les couleurs sous les yeux, on peut sentir certaines d’entre elles êtres plus prédominantes que d’autres tant les personnages savent bien en parler. Du côté de l’édition, Pika a fait du très bon travail. Impression soignée, pages de couleurs inédites en début de tome, et traduction de qualité assurée par Nathalie Lejeune (Shine, Origin, Chobits).

En conclusion, ce premier tome de Blue Period a été une magnifique découverte ! Une plongée dans l’Art et toute la passion vibrante qu’elle peut apporter à celui qui la vie ou qui la séduit. Tsubasa YAMAGUCHI offre ici un début de récit qui met également le point sur l’importance de l’individualité au sein d’un groupe, par exemple, mais pas que. Une bien belle lecture contenant des surprises aussi bien au niveau du dessin qu’au niveau du scénario.

17/20

Une réflexion sur “Critique manga #364 – Blue Period tome 1

  1. Vraiment sympa cette critique! Je partage votre ressenti. C’est vraiment la belle surprise de ce début d’année pour moi. J’ai vraiment hâte de voir le rendu en animé

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