Critique comics #005 – Green Arrow Rebirth tome 1

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Portée par la série télévisée Arrow de la CW, Green Arrow n’a jamais été aussi bien connu du grand public. Pourtant ce personnage créé en 1941 n’est pas un débutant. Fort d’une mythologie façonnée par ses créateurs, puis par différents auteurs ( Denny O’Neil, Neal Adams, Chuck Dixon, Kevin Smith, Jeff Lemire ) à travers les années, Oliver Queen est un personnage complexe et intéressant à suivre. Épaulé pendant des années par sa bien-aimée Black Canary, l’arrivée des New 52 en 2011 balaya d’un coup de vent cette relation. Mais avec DC Rebirth, la pertinente et charmante Dinah fait son grand retour sous la houlette d’un scénariste inspiré. Green Arrow Rebirth est sans aucun doute l’une des meilleures séries de cette nouvelle époque de DC Comics. Explications dans la suite.

 

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Benjamin Percy est un auteur américain né en 1979, dans l’Oregon. Après quelques années passées à vivre à Hawaii, la famille Percy emménage à Tumalo dans l’état qui a vu naître le garçon. Ses études il les effectuera dans la Brown University, où il décroche un degré en écriture, puis obtient un Master en art et écriture à la Southern Illinois University. Sa carrière d’auteur, Percy la débute en publiant des nouvelles, puis un premier roman en 2006 intitulé The Language of Elk. Mais ici, ce qui nous intéresse est son travail en tant que scénariste de comics, qu’il commence en 2014 chez DC Comics avec la série Detective Comics. En 2015, viendra écrire du Green Arrow estampillé New 52, en remplacement notamment de  Jeff Lemire () et J.T. Krul (Superman Beyond). Avec le relaucnh de DC Comics baptisée DC Rebirth, Percy reste à l’écriture de Green Arrow, mais en repartant sur une base permettant aux nouveaux lecteurs de prendre le train en marche. Fin 2017, l’éditeur Urban Comics offre dans une belle édition l’occasion de découvrir les nouvelles aventures de l’archer avec Green Arrow, tome 1 : Vie et mort d’Oliver Queen contenant les 6 premiers numéros de la série, ainsi que l’épisode spécial Green Arrow Rebirth #1.

Grâce à la série télévisée Arrow de la CW, le héros Green Arrow alias Olivier Quenn au civil, n’a jamais été autant mis en avant. Pourtant, l’écriture entre les deux médias se veut très différente, puisque dans les comics, Oliver possède une mythologie installée depuis 1941. Créé à l’origine par Mort Weisinger et George Papp, le personnage s’est peu à peu installé comme « un pilier » de DC Comics. Pour vous la faire court, Oliver Queen est un riche playboy qui sera victime d’un naufrage sur Starfish Island, où il dut apprendre à survivre en développant son habileté à l’arc. Ce n’est que cinq ans plus tard que Oliver retournera chez lui dans la ville de Starling City, à jamais changé.

 

À l’ère DC Rebirth, Benjamin Percy s’inspire des précédentes histoires de la mythologie Arrow pour présenter une oeuvre totalement indépendante de l’époque New 52. Le récit possède la particularité de réintroduire un personnage culte et quasi indissociable du héros , à savoir Black Canary. En effet, notre chère Dinah Lance est de retour dans la vie du héros, avec une rencontre plus que tendue. Pour ceux qui connaissent quelque peu les personnages, il n’est pas étonnant de voir leurs caractères s’entrechoquer nous offrant des moments de répartie lyriques bien savoureuses. À leurs côtés on retrouve le personnage de Emiko (dont je tairais ses origines ici), une création de Jeff Lemire quelques runs auparavant. Néanmoins, il est important de noter que son arrivée ne perturbe en rien la compréhension du récit.

Ici, la facette d’enfant riche de la haute société d’Oliver et son côté justicier nocturne présentent une dualité intéressante à suivre et à décortiquer. En sauvant la veuve et l’orphelin, Arrow va découvrir qu’une organisation pas très catholique sévit dans les bas-fonds. Baptisée le Neuvième Cercle, celle-ci possède pour spécialité particulière le trafic d’êtres humains. C’est donc dans le thème du social que Green Arrow se lance, ce qui a par le passé représenté les meilleures histoires du héros, alors pourquoi ne pas reprendre ce basique du personnage, hein ? Comme mentionné plus haut, Benjamin Percy arrive à reprendre des “notions” inhérente au héros tout en présentant une histoire fraîche et bien écrite. Outre son scénario efficace, ce qui fait l’attrait de ce renouveau ce sont les relations entre Oliver et ceux qui l’entourent. De Emiko, à John Diggle (merci à la série télé), ou Dinah, la caractérisation du personnage peut trouver appui sur les différentes personnalités de chacun. Le duo Oliver/Dinah fonctionne du tonnerre et nous rappelle la belle époque où les deux combattaient le crime non seulement en tant que justiciers mais aussi en tant que couple marié. De plus, malgré le fait que le récit ait comme protagoniste principal Oliver Queen, Black Canary y trouve toute son importance et arrive parfois à prendre le dessus sur lui.

 

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La partie graphique est assurée par deux artistes ; Otto Schmidt (Korvac Saga) et Juan Ferreyra (New Suicide Squad, Constantine). Le premier offre une belle palette d’illustrations avec un trait fin, dynamique et vif. Visuellement convaincant également, son compère est dans la lignée globale du premier tout en ayant une façon de travailler différente. En effet, visuellement Ferreyra part sur une base de colorisation en aquarelle avant de reprendre le tout dans un trait plus classique, mais tout aussi dynamique et fin que Schmidt. En somme, le duo se complète parfaitement et offre des planches magnifiques, portées aussi bien sur l’action que sur l’intime. Petite mention pour le retour du bouc du héros qui avaient tant manqué. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour d’autres cela veut dire beaucoup.

En conclusion, après des hauts et beaucoup de bas durant la période New 52, Green Arrow retrouve ses blasons d’honneur avec une narration sombre, fun et dynamique mené avec intelligence par Benjamin Percy. La présence de Black Canary ravira les plus nostalgiques des lecteurs tout en séduisant moins familiers. L’aspect social du titre entre en conflit direct avec les racines de Oliver Queen, donnant lieux à de nombreux questionnements de la part de ce dernier. De plus, Green Arrow Rebirth tome 1 :  Vie et mort de Oliver Queen représente un très bon point d’entrée. Un récit classique mais efficace sublimé par les talentueux dessins d’Otto Schmidt et Juan Ferreyra. Alors, vous aussi enfilez votre capuche verte, sortez votre arc et vos flèches et venez combattre le crime auprès de notre duo de choc.

17/20

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3 réflexions sur “Critique comics #005 – Green Arrow Rebirth tome 1

  1. J’aime beaucoup la série et je ne savais pas du tout que ce personnage était inspiré d’un comics!! Je n’en lis jamais ou presque mais je suis assez intriguée pour le coup! Merci pour toutes les infos, j’ai appris quelques trucs sur ce personnage du coup! 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Je suis super contente si tu as appris des infos sur Le personnages. La série télé n’est pas des plus fidèles mais ça pourrait être pire… enfin perso j’ai pas dépassé la saison 1 épisode 10… et j’ai essayé par 2 fois 😬😂

      Aimé par 1 personne

      • haha , je comprends! Je pense que j’ai fini la saison 1 pour ma part (mais pas sûre!) puis après on a arrêté aussi…mais j’aimais bien le principe de base donc les comics me plairont peut-être!

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