Critique manga #164 – Seraph of the End tome 12, 13 et 14

Copie de titre manga
Que dire sur Seraph of the End ? À ce stade à part qu’en 14 tomes à ce jour, la série arrive toujours autant à me captiver. La mythologie vampirique et démoniaque se développe de plus en plus, tandis que la frontière entre le bien de l’armée et le mal des vampires se brouillent. Difficile à ce stade de voir les vampires comme les ennemis à abattre. 

 

Lire mon avis sur le tome 1 et 2 | Lire mon avis sur le tome 3, 4 et 5 | Lire mon avis sur le tome 6,7 et 8 | Lire mon avis sur le tome 9, 10 et 11

 

Acheter les tomes de Seraph of the End sur le site des éditions Kana ou sur Amazon
Également disponible en numérique sur izneo

kanadargaudsuisse

! Attention aux SPOILERS !


Aux commandes de Seraph of the End, nous avons le scénariste Takaya Kagami, le dessinateur Yamato Yamamoto, et Daisuke Furuya aux story-boards. En France, Kagami est aussi connu pour le manga Dark Rabbit aux éditions Panini. Et en dehors de Seraph of the End, Yamamoto s’est illustré au dessin de Kure-Nai chez Kazé. Au Japon, Seraph of the End a été prépublié dès septembre 2012 dans le magazine Jump Square de Shueisha, et est toujours en cours de publication reliée avec 15 tomes à ce jour. Fort de son succès, le titre s’est vu adapté en série animée en 2015 à voir sur Wakanim en français), en ligh novels/romans, mais aussi en un manga spin-off (Serapuchi! – Owari no Seraph 4-koma-hen) et prequel intitulé Owari no Seraph – Ichinose Glen, 16-sai no Catastrophe. En France, le titre fait partie du catalogue des éditions Kana, qui publie également les light novels.

L’histoire de Seraph of the End se déroule dans un univers post-apocalyptique qui a vu une partie de l’humanité décimée par un virus. Par la suite, les vampires ont pu se dévoiler et prendre peu à peu le pouvoir. Afin de toujours avoir du sang à disposition, les suceurs d’hémoglobines ont pris soin de faire prisonniers les enfants (seuls survivants) qui élèvent à présent comme du bétail. Et si l’un d’entre eux meurt dans le processus ou par accident, eh bien tant pis. Pourtant deux enfants, Yûichirô et Mikael ont décidé de s’échapper en emmenant avec eux le reste des enfants de l’orphelinat dont ils faisaient tous partis. Tragiquement, seul Yûichirô arrivera à s’en sortir et se jura de venger les siens. Il rejoint alors les rangs d’un bataillon d’extermination de vampire.

Après le changement amorcé dans le tome précédent, ce douzième tome de Seraph of the End poursuit son avancé dans la trame principale tout en apportant des éléments nouveaux. L’unité de Shinoa, accompagné de Narumi et Mika, tente d’échapper à la l’armée démoniaque qui est les ont pris pour cible. Ferid sort enfin de l’ombre et continue sur sa lancée de devenir ce vampire charismatique fourbe et malicieux. En effet, tantôt égayé tantôt lugubre, il souffle le froid et le chaud en une fraction de seconde. Cela étant notamment dû à son charadesign qui lui sied comme un gant. La majeure partie de ce tome tourne autour de la confrontation entre nos héros et ce dernier. Les quelques révélations offertes par le vampire apportent de nouvelles interrogations mais aussi des réponses, notamment concernant la catastrophe qui a fait de ce monde ce qu’il est à présent. Les dernières pages du tome sont d’ailleurs une transition pour que le lecteur se lance dans le light-novel également chez Kana qui compte actuellement 4 tomes VF à ce jour. Alors, si vous avez toujours souhaité découvrir le “pourquoi du comment” sur le monde d’avant la décimation, vous savez quoi faire.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le tome 13 s’ouvre après la petite « bombe » qu’a lancé Ferid concernant du colonel Glenn. Du coup, les fines lames que sont Yû et ses camarades se retrouvent en plein questionnement. Doivent-ils croire les mots du perfide Ferid, ou bien trouver une échappatoire ? Situations difficile, mais qui ne laisse que très peu d’options au final. La partie “Séraphin de la fin” reste le point central du récit, mais reste encore bien mystérieuse. Takai KAGAMI en profite pour faire le point sur toutes les informations concernant ce projet, servant ainsi de mise à plat pour le lecteur qui aurait pu être un peu perdu. Nous avons aussi le droit (enfin!) de découvrir la structure sociale vampirique, son fonctionnement,pouvoirs et dynamiques. En effet, jusqu’à présent le focus avait été mis sur l’armée démoniaque dont les doigts pointaient les vampires comme les méchants à l’origine de tous les maux. Les personnages de Crawley et Ashuramaru – des vampires – sont un peu plus développés, ce qui permet de les voir sous un autre angle. Passé, présent et futur, les complots sont toujours au rendez-vous apparemment…

Bon alors si vous n’êtes pas à jour jusqu’à ce quatorzième tome, et que vous n’aimez pas les spoilers, je vais vous demander d’aller vous promener ailleurs sur le blog. Oui, arrivé à ce stade impossible de ne pas révéler des éléments de l’intrigue. Condamnés au supplice du soleil (ils brûlent éternellement sur une croix) dans le tome 12, Ferid et la reine Kululu, les coéquipiers de Yû sont tentés de ne pas les secourir. Mais notre téméraire Yû ne peut s’y résoudre tant il a encore des questions à poser à Ferid… un choix qui pourrait venir à lui jouer un tour dans le futur, ne pensez-vous pas ? En parallèle, Mika se flagelle avec ses angoisses de voir son humanité disparaître peu à peu après avoir gouté au sang humain… va-t-il devenir un suceur de sang pour de bon ? Le discret Crawley apparaît plus doux que l’on ne pouvait le croire… et c’est un trait qui me plaît énormément. Les échanges entre lui et nos héros sont plaisants à lire et donnent lieu à de petites pauses bien méritées pour ce manga qui ne cesse d’accumuler action et rebondissements. D’ailleurs, les combats sont moins nombreux mais cela n’est pas une mauvaise chose. Il y a un temps pour trucider, et un temps pour papoter comme on dit…. ah ce n’est pas un proverbe ? Si je n’ai pas mentionné Glenn et l’armée démoniaque et ce qu’ils trament autour, c’est simplement parce que les choses ne sont pas encore claires. Glenn semble de plus en plus hanter par ses fautes passées, faisant resurgir en lui des conflits intérieurs. Avec les deux dernières pages, KAGAMI prévoit de nous en mettre plein les yeux lors du prochain tome.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Visuellement, Yamato YAMAMOTO ne fait pas dans la demi-mesure. Si vous avez apprécié son trait jusqu’à maintenant, vous serez toujours autant sous le charme. La mise en page est rythmée et offre une belle mise en scène pour les cases où l’action domine. Les moments plus calmes où les discussions sont au centre du récit, permettent au mangaka de donner plus de relief au décor, parfois un peu absent. Toutefois, ce manque durant certaines scènes peut se traduire par le fait que  YAMAMOTO souhaite garder un dessin lisible. L’édition de Kana reste de qualité, ainsi que la traduction.

En conclusion, ces trois tomes de Seraph of the End prouvent que la série de Takaya KAGAMI et Yamato YAMAMOTO ne perd pas de sa ferveur malgré sa longévité. Les retournements de situations sont nombreux et globalement convaincants, nous donnant toujours de quoi passer un bon moment. Une lecture forte où chacun possède encore toutes ses canines bien aiguisées. 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Une réflexion sur “Critique manga #164 – Seraph of the End tome 12, 13 et 14

  1. Je suis content que tu aimes que cette saga !
    J’ai lu les LN et c’est sympa (bon ce n’est pas de la grande écriture) et ça permet de voir quelques trucs sous un angle différent et de connaitre les persos que l’on voit rapidement dans le manga.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s