Critique #140 – The Elements, T1 : The Air He Breathes de Brittainy C. Cherry, Step Brother de Penelope Ward

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En ce #MardiConseil, j’ai décidé de vous parler de deux romances contemporaines ayant chacune leurs qualités. Les deux auteures (Brittainy C. Cherry et Penelope Ward) sont des romancières spécialisées dans le genre, et sont des best sellers du prestigieux New York Times. The Air He Breathes parle de deux êtres brisés par le deuil qui vont se rencontrer par la force du destin, alors que Step Brother nous parle du conflit entre l’amour dicté par le cœur alors que la tête nous dit de renoncer.

Disponible dans la collection New Romance des éditions Hugo & Cie. au prix de 7.60 € au format poche. Acheter sur Amazon. Également disponible en verison numérique.

Brittainy C. Cherry est une écrivaine américaine spécialisée dans les romances contemporaines.  Elle est diplômée de la Carroll University avec un bachelor en Art du théâtre et en écriture. Si ses premiers romans et “one-shot” (The Space in Between, Loving Mr. Daniels, Art & Soul, etc) sont encore inédits en France à ce stade, elle est principalement connue pour sa saga The Elements tournant autour de la théorie des quatre éléments (la Terre, l’eau, l’air et le feu). Le premier est The Air He Breathes, et reprend donc celui de l’air. L’histoire nous présente Tristan, un homme qui a perdu sa femme et son fils dans un tragique accident, et Elizabeth récemment de retour dans sa ville natale avec sa petite fille, Emma, après la mort de son époux. Cette romance est ce que l’on qualifierait de drame psychologique, puisqu’il reprend la thématique du deuil et les stades par laquelle la personne va passer. Il y a le déni ou le choc, la colère, la dépression, et enfin l’acceptation. Nul besoin de dire que le temps entre ses étapes varie d’une personne à l’autre. Tout le long du roman nous suivons les personnages à tour de rôle. Tristan est un homme que le deuil a détruit et rendu presque sauvage. Il n’aime pas communiquer avec les autres, et s’est peu à peu coupé de ses parents. Il n’a que pour seul compagnon de voyage son chien. Elizabeth est une jeune femme que la perte de son mari a détruite également, pourtant au nom de sa petite Emma, elle a su trouver la force de remonter la pente et d’avancer aussi pénible que cela soit-il. Les souffrances que partagent ces deux âmes sont ce qui va les rapprocher, trouvant appui l’un sur l’autre pour s’en sortir. Les personnages autour de ce duo sont convaincants, nous avons la meilleure amie Faye qui est franchement drôle à lire. Il y aussi le meilleur ami du mari d’Elizabeth toujours présent pour la soutenir. La plume de l’auteure rend la lecture aussi bouleversante que tendre. Au-delà de l’histoire qui se noue entre les deux, l’intrigue explore certains autres événements liés au passé des personnages, donnant lieu à des rebondissements très étonnants, malgré le fait que j’en avais moins deviné un dès le début de la lecture. Le titre du roman trouve tout son sens dans l’histoire, avec même une certaine forme de poésie et presque de philosophie. Malgré la vive douleur que peuvent ressentir nos personnages, Brittainy C. Cherry réussit à donner naissance à une histoire d’amour et surtout une leçon de vie où l’espoir n’est pas vain. C’est beau, honnête et écrit avec cœur. Il est impossible de ne pas être touché par ses personnages et leurs émotions. En conclusion, une auteure que je ne regrette nullement d’avoir découvert et qui m’a totalement convaincue de par le traitement psychologique de ses personnages et surtout la vérité qui régit sa plume. Une romance à ne pas louper.

Tu connais ce lieu situé juste à la frontière entre le rêve et le cauchemar? Ce lieu où demain n’arrive jamais et où hier ne fait pas souffrir? Le lieu où ton coeur bat à l’unisson avec le mien? Où le temps n’existe pas et où il est facile de respirer? C’est là que je veux vivre avec toi.

17/20

 

Disponible dans la collection New Romance des éditions Hugo & Cie. au prix de 7.60€ en format poche. Acheter sur Amazon. Également disponible en numérique et grand format.

Penelope Ward est une auteure américaine ayant grandi avec ses 5 frères à Boston. Elle vit actuellement avec son mari, son fils et sa fille atteinte d’autisme. Ses romans sont très souvent sur la liste des best sellers du New York Times, de USA Today et du Wall Street Journal. Ses romans ont été traduits dans plusieurs langues, dont en France avec Avec toi malgré moi, Cocky Bastard, Room Hate, The Boy Next Door et Step Brother. C’est d’ailleurs de ce dernier que l’on va parler plus longuement. Se récit s’ouvre avec Greta, une adolescente dont la mère vient récemment de se remarier après la mort de son premier mari suite à un cancer. Son « demi-frère » (ou plutôt beau-frère), Elec, va venir rejoindre la famille, sa mère devant s’absenter pendant un an. Mais l’arrivée de ce jeune garçon rebelle et perturbé va changer Greta à un point qu’elle ne soupçonne même pas. L’entente entre les deux sera difficile, voire impossible jusqu’à ce qu’Elec reparte après une nuit où tout a basculé. Alors, pour être honnête je ne peux pas dire que j’ai absolument aimé ce roman, ni que je l’ai détesté. C’est le genre de roman qui vous laisse un goût d’inachevé dans la bouche, voire presque de déception. Globalement j’ai trouvé les personnages intéressants et bien écrits, même si mon cœur a été plus réceptif à celui d’Elec. Greta n’est pas un mauvais protagoniste, mais je l’ai trouvé parfois un peu plate dans sa construction. Alors attention, son caractère est bien écrit et me parle, mais certains aspects de sa personne m’ont simplement fatigué. L’histoire va se faire selon son point de vue, sauf vers la fin où nous avons la vision d’Elec pour nous expliquer comment il a vécu sa rencontre avec la jeune fille.  La narration se fait en deux temps. La première partie nous raconte la rencontre adolescente jusqu’à ce qu’Elec doive partir quelques mois après son arrivée. La seconde nous transporte sept ans plus tard, où nos deux héros se rencontrent à nouveau. Cette ellipse temporelle est une bonne et une mauvaise chose. Je m’explique. J’ai apprécié le fait que l’on ne s’attarde pas sur l’adolescence des personnages, mais en même temps le passage à l’âge adulte a coupé le roman de beaucoup de choses selon moi. Par exemple, le fait que Greta n’ait jamais pu aimer un autre homme qu’Elec je le comprends, mais j’aurais voulu suivre ses autres relations. Ce manque a fortement joué sur mon appréciation de son personnage, malheureusement. Par contre, l’évolution des sentiments est crédible, Greta et Elec ayant pris du recul par rapport à leur histoire commune. La lumière sur la source de la relation conflictuelle entre Elec et son père a été des plus surprenante et absolument pas prévisible pour le coup. Elec possède une véritable évolution entre le début et la fin du roman, faisant de l’ombre à celle de Greta qui s’en retrouve amoindrie. Dans les points négatifs, je relèverais certaines longueurs qui n’apportent rien au récit en lui-même. En conclusion, Step Brother a été une lecture mi-figue mi-raisin, avec des personnages bons de manière générale même si j’ai plus accroché à Elec. Le style de Penelope Ward est simple et addictif, avec une alliance entre comédie et drame finement bien menée. Dommage que l’ensemble n’est pas été plus approfondi sur certains points, la lecture en aurait été plus mémorable.

La première personne qui vous brise le cœur n’est pas censée revenir dans votre vie pour le briser une deuxième fois.

Copie de lire en bulles

 

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