Critique manga #178 – Tenjin, le dieu du ciel tome 5, 6 et 7

Copie de titre manga
Pour beaucoup, Tenjin est une petite série qui se suit sans réel but au final. Pour moi, c’est certes une petite série, mais qui nous fait entrer dans l’univers de l’aviation où l’apprentissage intellectuel et physique n’est pas une franche partie de rigolade. Riku, est le porte-étendard de ce récit aérien, que l’on prend plaisir à suivre. Les enjeux pour nos élèves pilotes sont capitaux, et ils feront le maximum pour embraser les airs à la vitesse de la lumière.

 

Acheter les tomes de Tenjin sur le site des éditions Kana ou sur Amazon
Également disponible en numérique sur izneo

 

LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | LIRE LE CHAPITRE UN ICI

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour cette lecture qui continue de me passionner


Tenjin, le dieu du ciel est un manga toujours en cours au Japon avec actuellement onze tomes parus depuis 2013 dans deux magazines reconnus : Jump Live et Shônen Jump +. Sous le titre se cache trois personnes : Yoichi KOMORI (Umizaru inédit en VF) pour l’œuvre originale et le scénario, Muneaki TAOKA pour le story-board, et Tasuku SUGIE pour le dessin. À noter que ce dernier travaille ici sur sa première œuvre.

Après les deux premiers tomes apportant une conclusion à l’arc d’introduction, le scénario s’était envolé vers d’autres directions offrant un champ de possibilités immense aux personnages. Notre héros principal, Riku Sakagami était parti s’entraîner sur une nouvelle base, et avait dû s’appliquer dans le travail théorique sous peine de ne pas pouvoir piloter son F-15. Il faut dire que notre apprenti pilote est plus brillant dans les airs que sur le papier. Là-bas il s’était fait remarquer par Hayari Takaoka, brillant élève d’un groupe de pilotage supérieur. Le destin les verra par la suite suivre la même formation, où Riku est très vite ébloui et découragé par le talent de Takaoka. Néanmoins, de nombreux événements mettront en lumière le talent de pilote de notre jeune Riku quitte à s’attirer la jalousie de certains… Dans les tomes 3 et 4, nous avions pu découvrir une nouvelle aptitude de Takaoka, rendant son personnage plus construit. De son côté Riku, n’avait pas chômé puisqu’il s’était trouvé un nouvel adversaire : Hamana.

Le cinquième tome s’ouvre sur un Riku dans une situation périlleuse qui le voit être atteint d’un mal que de nombreux pilotes connaissent bien : des vertiges. Dépassé par ce qui lui arrive, il est forcé au repos par Hiroshi Osanai, son instructeur, afin qu’il puisse se soigner. Mais pour Riku qui ne s’est jamais senti aussi à sa place qu’au milieu des nuages, le fait qu’il soit bloqué sur terre lui porte un gros coup au moral. Si depuis le début nous avions l’impression d’avoir un Riku quasi indestructible, de le voir si abattu par ce qui se passe le rend plus sensible à nos yeux. Son empathie envers les autres le montrait déjà comme un garçon sensible et humain, n’hésitant pas à tendre la main. Du coup, on est un peu triste de le voir ainsi. Mais qu’à cela ne tienne, ce n’est qu’une simple épreuve de plus à passer pour notre Riku, n’est-ce pas ? Afin de le tirer de ce passage à vide, il peut compter sur ses amis, le guidant sur la voie à suivre.

Le tome 6, voit la fin d’un nouvel arc approcher pour nos petits Riku et Sasaki, puisqu’ils s’apprêtent à passer l’examen final. La tension est donc au maximum, l’entraînement va s’avérer intense car ils devront affronter leurs instructeurs. C’est très imagé et rempli d’action. Le septième tome donne les résultats tant attendus à nos élèves pilotes, et conclu donc l’arc en cours qui voit Riku passer à l’âge adulte. En effet, à partir de maintenant il fait partie d’une nouvelle escadrille, la 306ème pour être exacte. Nous avons aussi Riku qui décroche son nom de pilote des airs, et sincèrement c’est très bien trouvé. Le rythme de ce tome 7 est plus calme que les deux précédents, mais ce n’est pas pour autant qu’il endort. Il est agréable de passer des moments plus terre-à-terre avec Riku dans son quotidien. Cette nouvelle voie qui s’ouvre à lui ne sera pas de tout repos puisqu’en devenant un Eagle Driver il va se confronter aux rivaux, les Aggressor. Rien que le nom annonce le ton ! En parallèle nous retrouvons, Maiko Shinozaki, amoureuse de Riku et sa plus grande fan depuis le début du manga. Sa présence apporte un petit vent de fraîcheur, permettant de nous échapper du contexte de l’aviation rien qu’un peu.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le dessin de Tasuku SUGIE est dynamique, avec un trait très vif collant avec l’ambiance aérienne, ainsi que la tension que dégage les affrontements. Les plans dans le ciel sont toujours aussi sublimes à regarder, dont les doubles planches nous donner envie d’aller rejoindre cette troupe là-haut. Le design reste filiforme, avec un travail sur le noir donnant du relief, ainsi que sur les regards des personnages. 

En conclusion, Tenjin est une série mettant bien en avant toute la difficulté de devenir un pilote de chasse. C’est ludique pour quiconque serait ouvert à l’idée d’en apprendre davantage sur cet univers. Le scénario de Yoichi KOMORI est assez ambitieux pour nous montrer l’évolution de Riku et des relations au sein de la base. La pression que subissent les élèves pilotes pour atteindre les objectifs se ressent, et même les instructeurs ont aussi droit à leur coup de chaud. Hâte de lire la suite très prochainement.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

 

Une réflexion sur “Critique manga #178 – Tenjin, le dieu du ciel tome 5, 6 et 7

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s