Critique comics #044 – New Teen Titans tome 1

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Dans l’histoire des comics, il y a des récits qui marquent plus que d’autres. The New Teen Titans de Marv Wolfman et George Pérez est l’un d’entre eux. Publié chez DC Comics au début des années 80, l’équipe des jeunes héros (Robin, Starfire, Raven, Cyborg, Wonder Girl, Beast Boy, Kid Flash) a très vite repris des couleurs en devenant la série DC Comics la plus vendu durant les années 80. Histoire familiale, jeunes adultes devenant des héros à part entières, et un ennemi marquant: Deathstroke.  

 

Disponible aux éditions Urban Comics dans la collection DC Essentiels ou sur Amazon au prix de 35€


Les Teen Titans est une équipe de jeunes héros créée par Bob Haney et Bruno Premiani, en 1964, dans The Brave and the Bold #54. Au départ l’équipe était constituée de Kid Flash/Wally West, Robin/Dick Grayson, et Aqualad avant de voir arriver Wonder Girl/Donna Troy dès le numéro 60 de la série. Depuis, ces jeunes héros souvent des sidekicks des héros principaux vus dans la Justice League ont connu de multiples séries et compositions différentes. Dans ce premier volume nous avons ce qui a fait le sel de la formation et qui se doit d’être lu au moins une fois. Début des années 80, Marv Wolfman et George Pérez sont des noms signe de qualité dans l’industrie des comics. Le premier est connu pour divers titres tels que Batman, Adventure Comics, Green Lantern, Superman, mais aussi pour le scénario du gros crossover DC Comics Crisis on Infinite Earths qui voyait la fin du multiverse et la mort de certains super-héros. Son travail sur New Teen Titans se situe juste avant Crisis, et comptait comme membres : Dick Grayson/Robin, Cyborg, Kid Flash, Wonder Girl, Raven, Starfire, et Beast Boy/Changelin

Adaptation comics des Titans disponible sur Netflix (saison 1)

Cette première intégrale contient les numéros The New Teen Titans #1 – #16, et DC Comics Presents #26. En formant leur propre groupe de super-héros, Robin et les autres cherchent avant tout à s’émanciper de leurs aînés comme Flash, Batman et Wonder Woman. Leur première mission consiste à affronter le père de Raven, l’entité maléfique Trigon, tout en trouvant un sens à leur nouvelle vie. Le scénario possède une touche particulière et pleine de vérité qui décrit les jeunes qui se cherchent une place et une identité en coupant le cordon ombilical avec leurs  »parents ». Fort de son expérience chez Marvel sur les X-Men, Wolfman entreprend d’appliquer le même concept tout en y mettant un ton plus adulte et plus rebelle. L’écriture des personnages va de pair avec les défis que rencontrent les jeunes adultes entre interrogations, traumatismes, et vision du bien et du mal. Dick cherche absolument à sortir de l’ombre de Batman qui l’a recueilli à la mort de ses parents au début de son adolescence. Son cheminement est bien mené, compréhensible et on apprend à le découvrir autrement. Surtout que comme on le sait il deviendra plus tard Nightwing. Cyborg est un être mi-machine, mi-humain suite à un accident et expérience menée par son propre père. En colère de par ce geste et par la différence qu’il incarne, le jeune homme va devoir trouver un juste milieu et se construire une nouvelle identité sans renier son passé. Wonder Girl qui recherche ses véritables parents après avoir été élevée par les Amazones, Starfire arrivée sur Terre suite à l’abandon de son peuple, Changelin qui cherche sa place dans le monde depuis la fin de l’équipe Doom Patrol, et enfin Raven celle qui n’hésite pas à retrousser ses manches de démone pour empêcher la destruction du monde des mains de son père. J’en oublie un ? Oui, Kid Flash qui, malheureusement, est celui dont les maux sont les moins palpables et donc plutôt linéaires.

Outre Trigon qui représente une menace significative, nous découvrons l’un des ennemis les plus emblématiques : Deathstroke, qui encore aujourd’hui possède une série solo à son nom. Son introduction est assez rapide mais ne marquera les esprits que dans la suite. Wolfman s’applique à lui donner du caractère, un talent de tueur à gages hors pair et un certain charisme.

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Le dessin a été confié à George Pérez (Wonder Woman, Avengers, Crisis on Infinite Earths) avec un trait qui a très bien vieilli. Il y a un côté rétro et propre à cette période de l’Âge de Bronze des comics, mais reste vraiment très agréable. Les visages sont très expressifs et offrent une véritable identité émotionnelle aux personnages. La mise en scène est bonne avec un bon rythme, des pleines pages éclatantes. Le rendu final est complété avec talent par la couleur. En bonus nous avons des crayonnés et une introduction de Wolfman qui revient sur sa collaboration avec Pérez, et sa vision critique dans la manière de parler des ados dans les comics – à cette époque – qui ne collait pas avec la réalité. L’édition est de qualité, aucun reproche sur l’impression et la choix du papier.

En conclusion, cette première intégrale des New Teen Titans par Marv Wolfman et George Pérez est une lecture pour les lecteurs qui adorent découvrir les comics qui ont marqué l’industrie. En effet, la série a longtemps été la meilleure vente DC Comics durant les années 80. Une lecture mettant en scène des héros cherchant à s’émanciper de leurs figures parentales, sur l’importance et la difficulté des relations amicales, amoureuses et familiales. À lire tant certains aspects introduits dans cette série sont encore actuels chez ces héros. 17/20

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