Critique manga #394 – L’Eden des sorcières tome 1, Lonely World tome 1

Un article placé sous le signe de la magie et des mondes post-apocalyptiques. Dans L’Éden des sorcières nous suivons une adolescente se lançant dans une quête pour trouver sa place dans un monde où la nature et la faune sont devenues rares pour l’homme qui ne peut s’empêcher de détruire ce qu’il possède. Dans, Lonely World nous voyons une petite fille dans un univers où les hommes ont disparu et où les robots sont légion. Pourchassée et amnésique, cette dernière trouve refuge dans les bras protecteurs d’un robot muet.

presse

Merci à l’équipe des éditions Ki-oon pour leur confiance et ces lectures


Disponible aux éditions KI-OON dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7.90 € || LIRE UN EXTRAIT | VOIR LA BANDE-ANNONCE

YUMEJI est une artiste japonaise qui a commencé sa carrière en tant qu’assistante, notamment pour OCHAZUKENORI (Le Manoir de l’horreur, Réincarnation). Pendant de longues années dans ce rôle, elle finit par être découragée d’un jour faire sa propre carrière. Elle décide alors de devenir puéricultrice tout en continuant de publier ses dessins sur Pixiv et en participant aux Comiket. C’est finalement les éditions Ki-oon qui lui proposent de publier son travail. À présent elle partage son temps entre son travail avec les enfants et celui de mangaka. L’Eden des Sorcières, une série créée par les éditions Ki-oon, comme ils ont pu le faire sur Outsiders, Green Mechanic ou encore Beyond the Clouds. Dans l’Éden des Sorcières, nous faisons la connaissance d’un monde qui a vu sa faune et sa flore périr, ou plutôt se cacher de l’homme. Car oui, autrefois les plantes et les animaux vivaient en harmonie. Mais ça, c’était avant l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, ces derniers ont détruit sans remords. À présent, depuis plus de cent ans, le monde n’est plus fertile. Mais, il existe encore de rares havres de paix où la nature et les animaux ont trouvé refuge. On les nomme les repaires secrets des sorcières composés de femmes sensibles et qui écoutent les plantes. Philly, une jeune adolescente, a grandi et été élevée dans un de ces lieux par Toura, qui tente de lui faire développer ses pouvoirs. Afin de l’aider et de lui donner du courage dans son apprentissage, Toura lui confie une graine qui doit un jour la mener vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté. Alors que la jeune apprentie ne rêve que de rester auprès de celle qui veille sur elle, l’inattendu va s’abattre sur elles… Ce premier tome est une bonne introduction à l’univers créé par YUMEJI. Les premières pages nous expliquent clairement de quoi va parler le titre, et la suite se construit naturellement tant la base de départ est solide. En cours de lecture, on peut y voir plusieurs thèmes comme celui de l’écologie principalement. En effet, ce sont les actions égoïstes des hommes qui ont fait que la nature se soit rebellée en fuyant tout contact avec les hommes. L’ajout des sorcières est un vrai plus. L’ensemble est bon et passionnant. Philly est une jeune fille qui ne connaît pas le monde qui l’entoure en dehors de celui de Toura qui est fait de végétation, apprentissage de la magie et calme. Toutefois, cela ne la rend pas naïve pour autant. C’est une jeune fille qui malgré ses peurs face à l’inconnu n’hésite pas à braver tout cela pour aider ceux qu’elle aime. En premier lieu celle qui fait son éducation, puis ceux qu’elle rencontre sur son chemin est qui ont un bon fond. Elle rencontre, bien entendu, le grand méchant de l’histoire qui, malheureusement, est beaucoup trop cliché pour qu’il soit intéressant.

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© Yumeji / Ki-oon

Son but est de capturer les sorcières pour pouvoir récupérer la nature et la faune. Il est beaucoup trop classique pour cette histoire. En dehors de ce personnage qui ralentit l’histoire, YUMEJI développe un récit prometteur. La magie et le pouvoir de la nature, notamment à travers un animal totem en lien avec Toura, trouvent une place importante dans cette fable. C’est assez alarmant dans le concept de voir que L’Éden des sorcières peut facilement se calquer sur nous – ou en tout cas notre future – avec les sorcières et la magie en moins. Visuellement c’est très beau. Le trait est fort, et le design des personnages est réussi. Certaines cases vont fourmiller de détails importants, et l’instant d’après la mangaka met l’accent sur les expressions. Au niveau de l’éditions, l’équipe de chez Ki-oon a fait du très bon travail. La traduction est assurée par Géraldine Oudin (Les Carnet de l’Apothicaire, Une touche de bleu, Aria, BL Métamorphose, Magus of the Library, etc), et on n’y trouve rien à redire. En conclusion, ce premier tome de L’Éden des sorcières a été une belle surprise. C’est à la fois introductif et dynamique dans son action. Le personnage de Philly est très intéressant à suivre, et nous n’avons aucun mal à ressentir un lien se créer avec elle. Un récit fort dans ses propos, et dans son utilisation du monde de la flore et la faune. À découvrir !

Manga - Lonely World

Disponible aux éditions KI-OON dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7.90 € || LIRE UN EXTRAIT | VOIR LA BANDE-ANNONCE

IWATOBINEKO est le pseudonyme d’un mangaka principalement connu pour Itou-kun wa Koi wo Shiranai, une comédie romantique parue en 2017. En 2019, commence à paraître Lonely World (Ningen no inai Kuni en VO) dans le magazine de prépublication Manga Action de l’éditeur Futabasha (Lone Wolf & Cub, Coq de Combat, Dans l’intimité de Marie, Kings Game). La série est en cours au Japon avec 2 tomes parus. L’histoire prend place dans un monde où des robots autonomes (surnommés Golems) ayant des buts très précis pour servir les humains dans leur quotidien. Et même si ces derniers n’existent plus, les robots continuent leur routine. Shii, une petite fille amnésique, erre sans but dans une ville remplie de ces machines. Parmi elles, il existe ceux que l’on surnomme des cônes, et qui sans que Shii ne le comprenne, n’arrêtent pas de la suivre. Elle va alors trouver refuge auprès d’un golem du nom de Bulb. Arrivée chez le maître de celui-ci, Shii constante que le maître du robot est décédé. N’ayant plus de mission de vie enclenche son autodestruction, mais Shii arrivera à le faire changer d’avis en lui demanda de la protéger et de l’aider à retrouver la mémoire… puisqu’elle semble être la dernière humaine vivante. Tout comme pour L’Éden des sorcières, ce style de titre n’est pas forcément pour moi. Toutefois, la lecture de ce premier tome de Lonely World m’a fait passer un bon moment de lecture avec beaucoup de questions qui nous donnent envie d’en savoir plus avec la suite. Shii est une petite fille attachante et très simple. Elle sourit autant qu’elle pleure. Il n’y a rien d’original à sa construction et personnalité pour le moment, mais on est curieux de voir comment elle peut évoluer au contact de Bulb. Lui, c’est un golem qui ne parle pas. Alors comment communiquent-ils, me demanderez-vous ? Eh bien, grâce à un mini-robot volant qui fait le lien entre les deux. C’est une idée qui fonctionne. Bulb occupe plus le rôle d’un animal de compagnie ou d’un garde du corps. Les deux s’avèrent minions, mais le fait que Bulb ne parle pas ne laisse pas beaucoup de place à des échanges fluides et qui peuvent rendre leur amitié attachante. Néanmoins, l’ensemble se tient bien, et encore une fois la lecture se fait facilement. Nous avons aussi de l’action dans la quête de Shii qui essaye de retrouver ses origines et sa mémoire. Cela s’avère cohérent et appréciable. L’univers nous est présenté morceau par morceau à travers la petite fille et ses échanges avec le mini-robot volant. Un monde post-apo sans humains et où les robots sont les seuls maîtres à bord. Le dessin est bon même s’il y a beaucoup de vide en arrière-plan. C’est classique et le design des machines est pas mal. L’édition de chez Ki-oon est bonne avec une traduction de Alex Ponthaut (Valkyrie Apocalypse, The Killer Inside, My Broken Mariko). En conclusion, ce premier tome ne sort pas des sentiers battues, mais il reste agréable à lire. L’univers se présente de manière convaincante et je suis curieuse de voir ce que la suite peut proposer.

Copie de lire en bulles

2 réflexions sur “Critique manga #394 – L’Eden des sorcières tome 1, Lonely World tome 1

  1. C’est vraiment chouette que les éditions Ki-oon aient laissé sa chance à Yumeji ; je n’ai que feuilleté le manga pour l’instant, et les planches sont très belles ! J’attends que deux ou trois tomes soient sortis pour me lancer dans cette série ^^

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  2. J’avais bien envie de tenter l’éden des sorcières mais j’ai vraiment l’impression qu’on a 10 nouvelles séries dans la mouvance de l’Atelier des sorciers chaque année… Sur Lonely world j’aime bien sur le pitch mais j’ai trouvé l’aperçu des dessin un peu pauvres…. bref du coup je n’ai tenté ni l’un ni l’autre. A voir sur l’Eden si ton avis se confirme par la suite…

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