Critique manga #053 – Love, Be Loved Leave, Be Left tome 5

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Love, Be Loved Leave, Be Left est un véritable coup de cœur depuis le début. Un shojo classique à la narration tellement délicate et pleine de rebondissements inattendus que chaque nouveau tome est une petite pépite. Amour, regret, amitié, estime de soi, le traitement des divers thèmes qui nourrissent ce manga est une merveille.

 

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Lire mon avis sur les tomes 1 et 2, et sur les tomes 3 et 4
kanadargaudsuisse

 Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour ce nouveau tome coup de cœur 


Io Sakisaka est une mangaka très connue dans le milieu des shojos, née à Tokyo en 1975. Cette japonaise fit ses débuts professionnels en l’an 2000, et travaille depuis avec l’éditeur Shueisha en prépubliant plusieurs de ses histoires dans le magazine Bessatsu Margaret. Après plusieurs séries courtes, elle retient l’attention avec Blue en 2006. Mais c’est l’année d’après qu’elle rencontra un vif succès avec le titre Strobe Edge, une série en 10 tomes. Entre 2011 et 2015, paraît la série Blue Spring Ride en 13 tomes, véritable carton. Depuis, elle travaille sur Love, Be Loved, Leave, Be Left. Ces trois séries longues sont toutes publiées aux éditions Kana, et ses histoires courtes ont récemment bénéficié d’une publication en relié dans la collection Short Love Stories (mon avis sur le tome 3).

Après la fin très « doki-doki » du tome 4, ce nouveau tome de Love, Be Loved Leave, Be Left se concentre principalement sur les sentiments des garçons. Rio quelque peut perturbé face aux possibles sentiments qu’il commence à éprouver envers Yuna ne sait plus vraiment comment se comporter face à elle. En souhaitant se rapproche de Kazuomi, Akari propose à Yuna d’inviter les garçons à la fête de l’été se déroulant dans le quartier. Mais c’est alors que Agatsuma, un garçon rencontré dans un tome précédent, va se rapprocher de Yuna.

Au fil des tomes, le scénario de la talentueuse Io Sakisaka se brode autour d’une trame simple mais complexe à la fois puisqu’elle mêle non seulement les sentiments de nos quatre amis mais aussi ceux des personnages qui gravitent autour d’eux. Si dans le tome précédent on regrettait le fait de ne pas pouvoir suivre un peu plus l’histoire du point de vue de Agatsuma, dans ce tome 5 la mangaka comble le vide prouvant que son scénario est bien pensé depuis le départ. La justesse dans les introspections de chacun des personnages possède toujours autant cette magnifique note de maturité. Les relations compliquées, les incertitudes et les espoirs de Yuna, Akari, Rio et Agatsuma s’entrechoquent entre elles pour nous donner une belle histoire où le drame n’est jamais loin.

Le personnage de Rio se dévoile encore un peu plus. Sa nature de garçon calme et quelque peu désabusé continue de se confondre avec une sincérité tendre à voir. Ses peurs face aux sentiments naissants envers Yuna lui donnent cette touche de fragilité qui pouvait parfois manquer. Le retour de Agatsuma laisse présager que ses interventions au sein du groupe d’amis seront plus fréquentes, et viendront titiller de plus en plus la jalousie de Rio. Yuna, elle, innocente comme elle, ne voit rien venir de l’intérêt que porte Agatsuma à son égard. Un rapprochement qui se veut très tendre, timide et tellement naturel que le lecteur se retrouve tiraillé entre Rio et lui.

Akari et Kazuomi se tournent autour, et la jeune fille ne sait plus vraiment comment s’y prendre pour montrer son envie de commencer une relation amoureuse avec le garçon. Mais si elle semble penser que son ami ne ressent rien d’autre que de l’amitié pour elle, le lecteur sera pris au dépourvu face à la véritable raison de Kazuomi. Du coup, les hésitations et les quiproquos viennent encore plus emmêler ce beau petit monde entre eux.

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Au niveau du dessin on a toujours un résultat plus que beau à regarder. Le trait est fin, doux et agréable. Les détails des costumes (Yukata) que portent Akari et Yuna sont superbement travaillés. Les décors restent simples mais on en demande pas plus tant on est focalisé sur les regards et réactions des protagonistes.

En conclusion, il est impressionnant de voir à quel point Io Sakisaka maîtrise son histoire et ses personnages de telle manière que l’on ne peut qu’en redemander. Un shojo qui selon moi est une belle porte d’entrée sur le shojo pour les garçons et les filles. Les émotions et notions que véhicule Io Sakisaka sont universelles dont de Love, Be Loved Leave, Be Left une histoire plus que passionnante à suivre.

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