Critique manga #046 – Short Love Stories tome 3 : Aruko

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Il est parfois agréable de se plonger dans de petites histoires d’amour où la magie et le charme des « et si » arrivent à nous redonner le sourire et nous offrir de tendres moments. Avec la collection Short Love Stories, Kana offre cette possibilité à ses lecteurs. Ce tome 3 consacré à une seule auteure nous donne bien envie de rester sous la couette pendant toute la journée, et surtout de rêver.
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 kanadargaudsuisse

 

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour ce recueil d’histoires toutes douces 


Aruko est une mangaka connue en France pour ses dessins sur Mon histoire de Kawahara Kazune (Koko Debut, So Charming!)aux éditions Kana, mais qui a plus de dix ans de métier derrière elle. Elle débute sa carrière en 2001 avec des histoires courtes ayant pour genre le shojo teinté de comédie et de drama. La collection Short Love Stories a été lancée par l’éditeur japonais Shueisha destiné à regrouper les histoires courtes de ses auteurs publiés, qui peuvent donc se lire indépendamment des autres. De son côté Kana a été chargé de proposer la version française de cette collection, avec pour tête de gondole Io Sakisaka (Strobe Edge, Blue Spring Ride, Love, Be Loved Leave, Be Left), suivi par Karuho Shinna (Sawako) et enfin Aruko dans les tomes 2 et 5. Pour le moment seul les quatre premiers tomes sont sortis, mais la liste des six tomes prévus est indiquée avec les auteurs dans les dernières pages de chaque tome.

Ce premier tome consacré à Aruko est ce que j’appelle une lecture doudou sans prise de tête. Les récits sont bien évidemment ancrés dans le shojo et en possèdent les codes, mais on se laisse volontiers porter par les personnages et les petites histoires. Il serait même préférable de dire qu’ici le shojo n’est pas uniquement une histoire de sentiments entre filles et garçons adolescents, mais bien celui propre à toute relation. En effet, sur les neuf histoires proposées ici, on peut y déceler l’amour maternel, l’amour amical, et l’amour de soi. Avec ces petites nouvelles de quelques pages, Aruko arrive à installer une ambiance douce avec des touches de comédie que les lecteurs de Mon histoire retrouveront ici et là de par le physique de ses personnages. Ce que j’ai trouvé amusant est le fait que dans la postface, écrite en 2015, l’auteure est consciente du fait que son dessin ne plaira pas forcément tant ces traits sont parfois « grossiers », surtout sur le physique féminin. Pourtant, on peut y desceller une certaine évolution si l’on compare ses premiers travaux à Mon histoire.

 » Malgré que je sois auteure de manga depuis dix ans, je trouve que je dessine toujours aussi mal. Toutefois, quand je vois les dessins de mes débuts, je me rends compte que je me suis quand même un peu améliorée.  » – extrait de la postface par Aruko.

Les histoires se passent toutes dans un environnement adolescent, avec bien entendu la jeune lycéenne amoureuse qui n’ose pas avouer ses sentiments à l’élu de son cœur. Les clichés sont bien là mais on sent aussi un côté plus mature dans l’écriture, qui est certainement due au fait que les histoires ont été écrites à des époques différentes de la vie de l’auteure, avec parfois des années d’écart.

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Le charadesign des personnages varie entre le bon et le moins bon, mais possède toujours cette patte propre à la mangaka qui rend les personnages plus ancrés dans la réalité où personne n’est beau comme un dieu grecque ou moche comme un pou. Certaines histoires m’ont plu plus que d’autres comme par exemple Le Dernier Train avec une Yuriadont la carrure imposante a réussi à me toucher de par son caractère et sa détermination à prendre son destin en main. Il y ensuite La Voie Lacté avec une petite fille ayant perdu sa mamie et qui regrette de ne pas avoir donné plus d’importance aux moments qu’elle a eu avec sa grand-mère de son vivant, ou encore Tresses et vélo rouge, et le très philosophique Une brise rose est en train de souffler.

En conclusion,ces neuf petites histoires de Aruko sauront plaire aux fans de l’auteure, mais aussi aux nouveaux qui comme moi ne la connaisse peut-être que de nom où que pour quelques tomes de Mon histoire. Une lecture de 300 pages agréable, légère et très douce ce qui en fait le parfait allié pour une soirée bien au chaud.

15 sur 20

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