Un auteur, une plume #001 – Interview avec Erika Boyer

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C’est avec grand plaisir que je vous propose un nouveau rendez-vous sur le blog, qui je l’espère sera régulier. À travers « Un auteur, une plume » j’ai envie de laisser la parole aux auteurs d’autoédition afin qu’ils nous parlent de leur quotidien, monde, écriture et autres choses qui peuvent animer leur esprit si imaginatif. Et c’est avec honneur et envie que j’ai souhaité débuter ce rendez-vous avec une interview de Erika Boyer, qui a été le premier auteur autoédité que j’ai lu. Alors, sans plus attendre je laisse Erika prendre le temps de répondre à mes questions et de peut-être répondre ainsi répondre aux vôtres. Merci encore à toi, Erika, d’ouvrir le bal.

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Je vous invites également à prendre le temps de visiter sa boutique où marques-pages et ses romans peuvent être dédicacés par ses soins. BOUTIQUE 

Ses livres sont également disponibles en format numérique sur son site, ou encore Amazon (et en papier).
Erika tient également un blog littéraire avec d’autres amis, où chacun prend le temps de parler de ses lectures. Rendez-vous sur PlumeBleuee.

Bonjour Erika. Dans un premier temps je te remercie de m’accorder un peu de ton temps pour répondre à quelques questions. Pourrais-tu s’il te plaît, te présenter en quelques lignes pour les lecteurs, et depuis quand écris-tu ? 

Bonjour et merci à toi de t’intéresser à ce que j’ai à raconter !Je m’appelle Erika Boyer, j’ai presque vingt-huit ans et je vis avec ma famille dans la région bordelaise. Après des années à utiliser l’écriture comme thérapie personnelle et après avoir passé mon temps à écrire par passion, j’ai finalement décidé d’allier plaisir et travail en en faisant mon métier. Je suis donc devenue auteur indépendant en 2016, avec la sortie de mon premier roman : ‘Pardon’.

Ton premier roman, Pardon, est paru en autoédition fin 2016, et a pour thème l’inceste mais sans cette perversité qui accompagne ce mot et cette “relation”. Je préfère ajouter des guillemets pour ne choquer personne. Pourquoi avoir choisi un thème si difficile pour un premier roman ?

J’ai toujours été attirée par les sujets sensibles, ceux qui dérangent, choquent, tiraillent, déchirent… Ce qui est anormal pour la majorité des gens ne l’est absolument pas pour moi et si je n’ai en aucun cas envie de provoquer le débat, je tiens néanmoins à parler de ces thèmes à ma façon, dans l’espoir d’offrir une nouvelle vision et de, peut-être, permettre à d’autres d’être plus tolérants. On m’a souvent dit que j’avais été courageuse de me lancer dans le métier en proposant un livre aussi singulier mais ce roman me représente parfaitement. Non pas parce que je suis dans une situation amoureuse similaire mais parce qu’il montre bien le type de personne que je suis, la façon dont je vois le monde et ma devise de vie qui n’est qu’acceptation des différences. Je ne me sens ainsi pas courageuse mais tout simplement honnête d’avoir écrit ‘Pardon’ et de l’avoir publié. Je n’ai pas pensé aux éventuels retours négatifs que je pourrais avoir ; pour moi, ce n’était qu’une histoire d’amour un peu différente des autres.

Ce que j’ai trouvé de formidable dans Pardon est que tu ne prends aucun parti concernant ce thème. Les mots que tu donnes à ton texte sont doux mais forts, implacables et subtils mais ne viennent en rien donner un jugement. Ce jugement vient du personnage de Will, grand frère de Sarah. Comment t’y es-tu pris pour que jamais ton avis sur le thème ne vienne réellement jamais influencer Will ?

C’était en fait assez simple, il m’a suffi de me mettre à la place de Will. Si je suis très ouverte avec le reste du monde et que j’accepte presque tout des autres, je suis plutôt sévère avec moi-même, parfois même un peu cruelle. J’ai du mal avec mes propres différences, du mal à trouver ma place dans ce monde où beaucoup ont le jugement facile, et je suis donc naturellement dure avec moi-même. En me mettant à la place de Will, je ne pouvais que me sentir sale de cet amour dit tabou et anormal, et j’ai donc facilement pu savoir ce qu’il ressentait. 

Comme je le dis dans ma chronique, l’amour est un sentiment que l’on ne contrôle pas et que l’on ne demande pas. Depuis des siècles hommes et femmes tombent amoureux de la bonne et de la mauvaise personne. Certaines relations survivent aux complications, d’autres n’en connaissent pas, alors que certaines peuvent ne pas tenir sur la durée. Crois-tu que l’amour puisse être combattu quand on ressent quelque chose d’émotionnelle ou/et de physique envers une personne alors même que l’on est conscient que cela ne devrait pas se faire ?

Si je suis du genre à penser qu’on peut faire à peu près tout quand on le veut vraiment, je ne suis pas certaine qu’il soit possible d’aller contre nos sentiments les plus profonds. On peut les combattre, oui, mais les effacer ? J’en doute. Et à quoi bon ? Si certains trouvent l’amour incestueux anormal / contre-nature, moi, c’est aller contre ses sentiments ou ce que l’on est que je trouve contre-nature. Au final, on se ment simplement à soi-même et il ressort rarement du bon d’un mensonge pareil. (Même si j’ai conscience que, parfois, il n’y a pas d’autres choix.) Malgré tout, puisqu’on peut tomber amoureux plusieurs fois dans une vie, j’imagine qu’on peut également cesser d’aimer une personne si on fait beaucoup d’efforts pour trouver la prochaine qui nous est destinée ? Je ne sais pas, cela mérite réflexion ! Ha ha.

CVT_Pardon_9530« Au travers de cette étreinte, je réalisais soudain que Sarah était la personne que j’aimais le plus au monde, et que mes sentiments allaient au-delà de ceux présents dans une relation classique entre un frère et sa petite sœur. Je m’engageais sur un chemin où je ne cesserais d’être désolé et où elle me pardonnerait chaque fois avec tendresse. J’entrais à ce moment précis dans un cauchemar sans fin où il m’était impossible d’empêcher mes sentiments d’exister et tout simplement irréalisable de me détourner totalement de Sarah dans l’espoir d’oublier. Alors je pris mon mal en patience, j’affrontai les jours avec le cœur en miettes tout en organisant mon évasion, ma fuite vers une chute inévitable dans laquelle je ne voulais absolument pas entraîner ma petite sœur. »

Le Langage des fleurs est ton deuxième roman et s’éloigne du thème de Pardon, d’après le synopsis, et met en scène une jeune femme dans une relation qui ne la satisfait pas, et qui cherche à mettre un terme à cette dernière, tant le comportement abusif de son petit ami est difficile à vivre. Sans en connaître le contenu, y parles-tu de la violence physique et psychologique que peut subir une femme ou un homme face à l’être aimé ?

Le thème est effectivement abordé mais pas en profondeur. Il ne faut pas se lancer dans mon second roman dans l’espoir d’y voir le sujet des violences conjugales traité en détails car ce n’est pas le cas. J’ai voulu écrire une histoire plus légère que ‘Pardon’ et même si certains sujets forts sont mentionnés, ils ne sont pas au centre de l’histoire. De plus, oui, Rose est effectivement dans une relation malsaine dont elle a du mal à se sortir mais contrairement à de nombreuses femmes dans sa situation, elle ne peine pas autant qu’on pourrait le croire à se détacher de l’emprise de son petit ami abusif. La différence entre elle et les autres victimes réside dans le fait qu’elle n’est pas amoureuse de son bourreau. 

Est-ce que cette envie de parler de thèmes forts t’as toujours accompagné avant même d’écrire en autoédition ? Si, oui, te souviens-tu d’un texte en particulier que tu ais écrit dans le passé qui selon toi pouvait déjà montrer ton envie de communiquer autour de tels thèmes ?

Depuis le début, mes textes parlent de sujets douloureux. Je me souviens même qu’à une époque, je n’écrivais que des histoires qui se terminaient mal… Celui qui me revient était une sorte de fanfictions où le thème du suicide était abordé. Je ne sais pas si je l’ai encore mais il est possible qu’une de mes amies, qui me lit depuis l’époque où j’écrivais sur un forum, l’ait encore sur son ordinateur ! Aujourd’hui, je suis très positive et si je reste réaliste quant aux difficultés de notre monde, j’aborde la vie et donc mes romans avec plus de positivité. (Heureusement !) Mais je continuerai à parler de sujets forts et parfois sensibles. Je pense que j’écris sur ce genre de choses car ce sont celles qui me touchent. Certaines situations ont été vécues, d’autres non, mais ce sont clairement des sujets qui ne me laissent pas de marbre et sur lesquels j’ai besoin de m’exprimer.

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« Je lève les mains en l’air en signe de reddition et recule d’un pas. Je fais demi-tour et m’apprête à regagner la plage mais je m’arrête presque aussitôt avant de me retourner vers elle. Ses beaux yeux sont toujours sur moi et, dans un sourire, je déclare « J’aime tes épines, Rose, mais un jour tu me laisseras te cueillir ». L’été ne sera peut-être pas si ennuyeux, après tout. »

Lire le premier chapitre ici

Ton dernier roman en date, Sous le même ciel, est une romance M/M (deux hommes). Est-ce que traiter d’un couple LGBT s’est avéré plus complexe par rapport à tes autres romances ? Et pourrais-tu écrire sur un couple F/F, c’est-à-dire entre deux femmes ? Je dois avouer que je serais curieuse de te voir là-dessus…

Je n’ai pas eu de difficultés à écrire du M/M car c’était exclusivement ce que j’écrivais dans mon adolescence. Je ne saurais dire si j’ai réussi à faire quelque chose de crédible (n’étant pas un homme homosexuel, j’ai cette difficulté de ne pas pouvoir me mettre dans l’exacte situation mais l’amour reste le même pour tous, non ?) mais en tout cas je n’ai pas ressenti de gêne au cours de l’écriture.  Je vais effectivement écrire du F/F ! Cela me semble être une évidence considérant que j’adore en lire et qu’il y en a trop peu à mon goût sur le marché français. La série que j’ai commencée (le premier tome sortira cette année) contiendra forcément un F/F et j’ai hâte de l’écrire. Cette série est toute particulière pour moi car j’aimerais qu’elle brille de sa diversité. En effet, même si j’ai commencé par un couple blanc cisgenre hétérosexuel et athée (parce que ça existe aussi ha ha), les prochains tomes présenteront des personnes dont la couleur de peau, la religion, le genre et la sexualité seront probablement différents de mes premiers protagonistes. Néanmoins, leurs « différences » ne seront pas (ou rarement) le thème principal du récit.

Généralement, comment se passe une journée dans la semaine de Erika Boyer ?

Si mes chiennes ont la gentillesse de me laisser dormir, je me réveille vers 7h30 et, avant même de me lever, je consulte mes réseaux sociaux, mes e-mails, mes ventes et les divers commentaires au sujet de mes livres. Une fois fait, je câline mes chiennes ♡ Puis, je me lève enfin ! Là, je m’occupe de la maison et de mes animaux avant de passer sur l’ordinateur faire ce que je n’ai pas pu faire depuis le téléphone (j’ai du mal avec ces engins…) À 8h30 ou 9h30 je sors promener mes chiennes dans la forêt pendant une heure et quand je rentre, je me mets au travail jusqu’à l’heure de manger. Puis je continue à travailler l’après-midi sur mes projets, mes associations ou mes papiers personnels. Et quand j’ai enfin terminé ce que j’avais à faire, je me pose dans mon canapé pour lire ou regarder une série ! Mes journées sont les mêmes du lundi au dimanche, avec parfois quelques variantes, notamment dans mon travail d’auteur. Parfois j’écris, parfois je fais du travail de recherches, des fois ce sera une session photos pour mon compte Instagram et une autre fois de la correction, et parfois, je réponds à une interview ; )

CVT_Sous-le-meme-ciel_8644« Le plus fou c’est que je crois l’avoir aimé dès le début, bien avant que mon corps s’épanouisse et se mette à le vouloir, peut-être quand il m’a chanté sa chanson étrange mais touchante, ou bien quand il m’a offert la lune. À moins que la simple vue de ses yeux verts m’ait suffi. »

« N’est-il pas dommage que les gens accordent tant d’importance négative à ce qui nous sépare, alors q’il serait bien plus simple de noter ce qui nous rassemble ? »

Pour cette nouvelle année tu comptes publier ton quatrième roman qui aura pour influences la mythologie Grecque. Étant moi-même une grande fan de cette mythologie (ainsi que celle Égypte) je me demandais pourquoi avoir eu envie de t’inspirer des dieux et déesses pour ton/tes personnage(s) ?

Je ne suis pas croyante, et, si je respecte les croyances de chacun, je pense que tous les Dieux ont été créés par l’humain pour expliquer l’inexplicable ou dans le cas des divinités grecques, pour avoir une représentation divine permettant à l’Homme de supporter ses vices et défauts. Ainsi, ils sont pour moi à notre image mais avec des traits spécifiques plus prononcés. Pour cette raison, je les trouve vraiment intéressants. J’avais envie de transformer ces Dieux en Hommes, de leur retirer leur pouvoir et de les envoyer sur Terre pour voir quel genre d’êtres humains ils feraient. C’est donc ce que j’ai fait. Attention, seules les personnalités des Dieux et Déesses m’ont inspirée. Les lecteurs ne retrouveront pas l’aspect fantastique propre aux divinités. Il s’agit d’une série de livres contemporains. D’ailleurs, c’est la saga dont je parle plus haut, lorsque j’aborde le thème des diversités.

Et comme tu ne sembles plus vouloir t’arrêter (on ne pas te dire de le faire hein !) une nouvelle idée de projet a quelque peu pris le temps de germer dans ton esprit et devrait être dans le genre Bit-Lit sur les loups-garous mais aussi les constellations. Quelques petits mots autour de ce projet que l’on ne sache pas encore ?

Je vais normalement présenter ce projet sous forme de fanfic Malec (ship M/M de The Mortal Instrument) avant de l’éditer pour en faire un roman, mais tu le savais sûrement déjà ? Que puis-je te dire que tu ne sais pas encore… L’histoire se passera en France (majoritairement, il se peut que je décide de les faire voyager un peu), comme tous mes autres romans, ce sera du M/M et je vais vous proposer une légende sur les loups-garous très différente de celles dont vous avez l’habitude. J’espère réussir à surprendre et à plaire ! Ce projet est très important pour moi mais c’est surtout une grande première et je suis donc très stressée…

Et puis je suis certaine que tout comme moi les lecteurs se demandent s’il y a quelque chose ou un thème dont tu ne veux pas parler ? Ou pourrais-tu un jour, avec les années, avoir envie de parler de thriller ? Par exemple, un thriller psychologique sans que l’hémoglobine ne coule à flots…

À ce jour, je ressens le besoin d’aborder des thèmes qui me touchent mais avec douceur. J’ai aussi besoin de positivité dans ma vie et c’est pour ça que j’en mets dans mes livres. Je pense que mes envies évolueront avec le temps et mes goûts éclectiques me pousseront à écrire bien des choses, à mon avis… Le thriller psychologique en fera partie, quand je me sentirai assez mature en tant qu’auteur pour le faire !

Question que l’on a déjà dû te demander X fois mais, pourquoi avoir décidé d’écrire en auto-publication ? Cela prend énormément de temps au niveau promotion, contact avec tes lecteurs, etc…

Au début, je n’avais pas prévu de devenir auteur, je voulais juste imprimer mon premier manuscrit pour mes proches et moi. Et finalement, quand j’ai décidé de me lancer dans ce métier, j’ai trouvé que l’auto-édition était une très bonne option. J’aime cette indépendance et la liberté que cela m’offre. Bien sûr, c’est beaucoup plus de travail mais ça ne me gêne pas, j’aime ça !

Et si demain, une maison édition montrait de l’intérêt pour ton travail, et respecterait ton univers, pourrais-tu franchir le pas et signer chez eux ?

Je pense que cela dépendrait de plusieurs choses. Je ne suis pas contre l’idée mais il faut que la maison d’édition me plaise et que nous parvenions à nous entendre. J’ai déjà envoyé mon premier et second manuscrit à des maisons d’éditions (pas le troisième) et j’ai eu des retours positifs mais les conditions ne me convenaient pas. ‘Pardon’ avait retenu l’attention d’une petite maison d’édition mais celle-ci me proposait une publication à compte d’auteur, chose que je refuse totalement. Quant à ‘Le langage des fleurs’, il a plu à un géant de la littérature sentimentale mais uniquement pour une publication numérique, chose qui ne me convenait pas car mes lecteurs aiment le format papier (et moi avec). Avec d’autres conditions, j’aurais très probablement accepté de travailler avec ces maisons d’édition ! En d’autres mots, je ne suis pas fermée à l’idée et ça me ferait même plaisir, mais je n’ai pas pour autant un désir fou d’être publiée par le circuit traditionnel qui me pousserait à accepter tout et n’importe quoi.

Tu es actuellement en couple, et je me demandais si l’écriture pouvait facilement empiéter sur ta vie personnelle ? T’accordes-tu des moments où tu te dis qu’il est bon de se déconnecter et te consacrer exclusivement à tes proches et loisirs ?J’imagine que les soutiens de ton compagnon et de ta famille sont importants pour toi, mais crois-tu que tu aurais pu autant t’épanouir dans ce travail sans eux ?

Cela arrive que mon conjoint « subisse » quand je le saoule de mes nouvelles idées ou que je ne l’écoute pas parce que des personnages discutent dans ma tête, ou encore quand je me réveille dans la nuit pour prendre des notes et que je l’embête avec ma lumière, mais de manière générale, non, cela n’empiète pas sur ma vie personnelle. Si j’ai toujours la tête remplie d’idées, je ne passe pas pour autant mon temps à écrire. Pour avoir des choses à écrire, il faut vivre un peu ; ). Quant à mes proches, je ne pourrai sûrement pas m’épanouir dans ce travail (ou un autre) sans eux. J’ai besoin de leur soutien pour avancer. C’est une force et une faiblesse en même temps…

En parlant de loisirs, qu’aimes-tu donc faire en dehors de l’écriture ?

Lire, bien sûr ! Mais cela coule de source, tu me diras… En dehors de mon amour des mots, j’aime beaucoup la musique et les séries/films, j’aime aussi toutes les activités créatives et la nature ♡ 

Nous en avons bientôt terminé, je te rassure. As-tu des lectures ou auteurs qui t’aient marqué au fil des années?

Beaucoup. Mais les deux que je mentionnerais sont Colleen Hoover, mon auteur favori, et Benjamin Alire Saenz dont j’aime énormément la plume.

Si tu n’avais pas pu te consacrer à l’écriture, quel métier aurais-tu voulu exercer ?

C’est une bonne question… J’aurais pu faire à peu près n’importe quoi (même si rien ne m’aurait rendue aussi heureuse) ; j’apprends très vite et je m’adapte facilement, j’ai d’ailleurs eu plusieurs emplois différents avant de devenir auteur, mais je pense que si je n’avais pas choisi ce métier, j’aurais quand même choisi une activité créative et j’aurais créé mon entreprise malgré tout. Je ne suis pas faite pour travailler dans une entreprise et je n’aime pas particulièrement recevoir des directives.

En tant qu’auteure et que lectrice, penses-tu qu’un roman quel que soit son genre puisse faire évoluer les mentalités et ouvrir les gens à d’autres idées sur le monde qui les entoure ?

Bien sûr ! Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je lis : pour apprendre des autres, pour m’ouvrir plus encore et devenir une personne meilleure. Il y a tant de choses que l’on ne connaît pas et que la lecture peut nous enseigner. Il n’est pas nécessaire de lire des ouvrages techniques, chaque livre a quelque chose à nous apprendre, une vision du monde à nous montrer. J’ai tellement soif de connaître tous les mystères du monde, de l’humain en particulier, que je suis obligée d’aimer la lecture. Et en écrivant, je peux ainsi passer ma vision des choses, exprimer mes pensées sur différents sujets et peut-être ouvrir les esprits sur certains points.

Et pour terminer, souhaites-tu partager quelque choses avec nous ?

Je crois que tu as abordé tous les points importants, que puis-je ajouter ? Je pense que mes réponses à tes questions (très intéressantes, d’ailleurs !) en disent beaucoup sur moi, et mes livres sont à mon image, je pense. Alors j’espère que cette interview donnera envie à d’autres personnes de me lire, de découvrir ma plume et mon univers. 
Merci beaucoup d’avoir pris du temps pour moi, Sofia ♡ 

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10 réflexions sur “Un auteur, une plume #001 – Interview avec Erika Boyer

  1. Un très grand merci à toi pour cette interview ! J’ai adoré répondre à tes questions que j’ai trouvées vraiment intéressantes ♡ Et c’est un honneur d’inaugurer ce nouveau rendez-vous spécial auto-édition. Merci beaucoup !

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