Critique #238 – Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson

Bienvenue dans un univers de Fantasy où si l’on ne fait pas attention, les livres peuvent prendre vie et semer le chaos comme dans vos pires cauchemars. Elisabeth est une héroïne malgré elle que vous allez adorer découvrir et admirer par sa force et son courage, mais aussi pour sa candeur qui vous décrochera un sourire. Une grande aventure et une quête identitaire l’attendent et elle ne peut que vous invitez à la suivre.

Disponible aux éditions BRAGELONNE dans la collection BigBang ou sur Amazon au prix de 16.90 € || Également disponible au format numérique

Merci à Stéphanie pour cette lecture, sa confiance et sa patience


Margaret Rogerson est une autrice américaine vivant dans l’État d’Ohio. Elle écrit spécialement des romans de fantasy destinés à un public Young Adult. Avant de se lancer dans l’écriture elle a été graphic designer, artiste indépendante, mais aussi employée dans un parc d’attractions. Son premier roman, An Enchantment of Raven est paru en 2017, et est encore inédit à ce jour. Sorcery of Thorns est donc son premier livre a arriver dans les pays francophones grâce aux éditions Bragelonne, un an après sa publication anglophone.

Le récit est celui d’Elisabeth, abandonnée à la naissance et élevée par la suite au sein de la Grande Bibliothèque d’Austermeer. Mais cet endroit est particulier, et la jeune fille le sait depuis toujours. Car ici, entre ses murs, de dangereux grimoires magiques y sont gardés. Un jour, après le passage de Nathaniel Thorn, un sorcier, un ouvrage se transforme en montre de cuir et d’encre, semant la mort et chaos autour de lui. Et c’est Elisabeth qui se retrouve pointée du doigt comme étant celle qui a libéré cette chose. Elle va se retrouver confrontée à la justice à la capitale, et mêlée malgré elle à une conspiration vieille de plusieurs siècles. Commence alors une quête pour stopper une machination qui s’est mise en marche, et elle n’aura d’autres choix que de se tourner contre le fameux Nathaniel. Pourront-ils stopper ce qui se prépare et sauver le monde entier ?

Tout d’abord ce qui frappe dans ce récit, c’est l’univers et l’imagerie que Margaret Rogerson s’est amusée à créer. Quand on se laisse porter par le récit, il est très facile de se l’imaginer, et c’est trop beau. C’est aussi sombre, envoûtant, gothique, et lumineux par moments. La magie ajoute énormément à l’ensemble, avec également les démons qui y évoluent. C’est à la fois dangereux et séduisant. Le fait que l’intrigue tourne autour de livres et de grimoires plaît forcément aux lecteurs que nous sommes. C’est un énorme plus. Il est facilement imaginable que des livres puissent prendre vie dans un univers de fiction X ou Y. C’est effrayant, certes, mais tellement fascinant en un sens. Rogerson ne lésine pas sur les détails sans pour autant en user. Passons maintenant aux personnages, en commençant par Elisabeth. Cette dernière possède un trait de caractère qui peut refroidir ou agacer dans d’autres récits s’il est mal exploité, mais qui ici la rend attachante, forte et intéressante. Sa naïveté. Eh oui, surprenant, non ? On sourit à la voir prendre son courage à deux mains et se lancer dans cette grande aventure, comme un saut dans l’inconnue et remettre toute son existence en question. Ses croyances volent en éclats, mais elle ne se démonte pas, et s’accroche. Nous avons aussi Nathaniel et Silas, un duo, dont la dynamique fonctionne. Le premier est un jeune sorcier qui sous son apparence hautaine et trop sûr de lui réserve des surprises. Silas, lui, est complexe et même plus intéressant que Nathaniel en un sens. Je ne vous dirais pas pourquoi, et vous laisse le soin de le découvrir par vous-même.

– La plupart des gens ne croient plus aux contes de fées en grandissant. Pourquoi avez-vous continué, quand le reste du monde n’y prêtait plus foi ?

Elisabeth n’était pas sûre de connaître la réponse à cette question qui n’avait pas vraiment de sens pour elle, ou qui du moins ne l’intéressait pas.

– Quel est l’intérêt de la vie si vous ne croyez en rien ? demanda-t-elle plutôt.

La plume de l’autrice est fluide, prenante, détaillée et qui ne manque pas d’action. Elle réussit amplement à trouver un juste milieu pour que le lecteur ne se désintéresse pas de l’intrigue. Il y a de l’humour, un peu de romance sans pour autant en être le thème principal. Ici, c’est surtout une quête identitaire, mené par trois personnages, Elisabeth étant la plus prédominante sur les trois. Le travail d’édition de Bragelonne est de qualité, comme toujours avec eux. La traduction est signée Vincent Basset (Les Faucons de Raverra).

En conclusion, Sorcery of Thorns a été une excellente lecture et même un petit coup de coeur ! Un roman où la Fantasy a su retenir mon attention sans jamais me perdre. Margaret Rogerson a construit un univers solide et sublime a découvrir, avec des personnages faciles à suivre sont une héroïne courageuse et à laquelle on s’attache. Un récit complet maîtrisé du début à la fin, dont la fin se suffit amplement. Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui mériterait d’être lu par plus de monde.

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